RoundUp : les conditions d'utilisation restreintes dans l'UE

Les Etats membres de l'UE ont adopté une proposition de la Commission européenne limitant l'utilisation de l'herbicide. Il reste néanmoins autorisé dans l'UE dans l'attente d'un avis technique sur sa dangerosité.

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Ces mesures visent à prendre en compte les inquiétudes exprimées sur de possibles effets néfastes sur la santé.
Ces mesures visent à prendre en compte les inquiétudes exprimées sur de possibles effets néfastes sur la santé. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)

Nouveau chapitre dans le feuilleton du glyphosate, l'herbicide controversé dont la Commission européenne vient de prolonger temporairement la licence malgré les réticences de plusieurs pays européens. Lundi 11 juillet, les Etats membres de l'Union européenne ont approuvé une restriction des conditions d'utilisation de ce produit, dont la marque la plus connue est le RoundUp de Monsanto.

Certains de ses adjuvants sont désormais interdits et des règles limitent son utilisation dans les parcs et les jardins publics. Ces mesures visent à prendre en compte les inquiétudes exprimées sur de possibles effets néfastes sur la santé.

La proposition de restreindre les conditions d'utilisation du glyphosate dans l'UE, venant de la Commission, a été approuvée par les Etats membres lors d'un vote au sein d'une instance où les 28 pays de l'Union sont représentés par des experts, a expliqué un porte-parole de l'exécutif européen. Ces restrictions vont s'appliquer pendant au maximum dix-huit mois, période correspondant à la prolongation temporaire de la licence du glyphosate décidée par la Commission le 29 juin, à la veille de son expiration, faute de soutien suffisant des Etats membres pour la renouveler.

Une prolongation d'autorisation temporaire

Lors d'un vote le 24 juin, une majorité de pays (19) avait accepté la proposition de la Commission de renouveler la licence du glyphosate, mais pas suffisamment pour obtenir la majorité qualifiée requise, tenant compte notamment du poids démographique des pays. La France et Malte avaient voté contre et sept pays s'étaient abstenus (Allemagne, Italie, Portugal, Autriche, Luxembourg, Grèce, Bulgarie), bloquant la décision.

La Commission a alors décidé seule d'une prolongation temporaire pour éviter qu'un vide décisionnel ne conduise à une interdiction de fait du glyphosate, massivement utilisé par les agriculteurs européens. Cette prolongation est valable jusqu'à la publication d'un avis scientifique de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) pour évaluer les effets sanitaires du glyphosate, au plus tard le 31 décembre 2017.

Dans ce dossier, partisans et défenseurs de l'herbicide s'affrontent par études scientifiques interposées. D'un côté, Bruxelles s'appuie sur l'Efsa, l'Agence européenne de sécurité des aliments, qui juge le risque cancérogène "improbable" lorsque l'exposition au produit actif est prise en compte. Ses détracteurs lui préfèrent celle du Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), une branche de l'OMS, qui estime le risque "probable".

(Avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 13/07/2016 à 0:53
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Devinette : qui est le plus "gros" utilisateur de glyphosate en France? R : la SNCF, son actionnaire étant l'Etat.

à écrit le 12/07/2016 à 21:28
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Ha les mots qu'es ce qu'on leur fait dire ...ou pas dire !Probable ou improbable !En tout cas ce qui est sur c'est que c'est pas certain !Probable conduit a probabilité, une branche des maths qui elle quantifie les données et les resultats !Dans le c...

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