Tri des déchets : le gouvernement pointe du doigt des fast-foods en retard

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Le non-respect du tri des cinq flux peut aller jusqu'à la fermeture de l'établissement.
Le non-respect du tri des cinq flux peut aller jusqu'à la fermeture de l'établissement. (Crédits : iStock)
Plusieurs chaînes de restauration rapide n'ont pas proposé de ‘’plan de mise en conformité’’ en matière de tri des déchets dans les temps impartis, a indiqué ce dimanche 7 avril 2019 le ministère de la Transition écologique et solidaire.

« Le compte n'y est pas, nous n'avons reçu que 50% des dossiers, il manque à l'appel Domino's Pizza, Exki, Subway et Five Guys notamment, parmi les plus connus », constate-t-on au cabinet de la secrétaire d'Etat Brune Poirson, interrogé par l'AFP.

Fin janvier, Brune Poirson avait convoqué les patrons des principales chaînes de restauration rapide afin de leur rappeler leurs obligations réglementaires en matière de gestion de déchets. Elle leur avait demandé de lui envoyer un plan concret d'ici à la fin du mois de mars.

Une cinquantaine de contrôles effectués par ses inspecteurs sur l'ensemble du territoire français avaient montré qu'aucune enseigne n'était en ''conformité totale'' avec la réglementation en vigueur depuis deux ans, d'après Brune Poirson.

L'examen des dossiers va commencer en vue d'une validation prévue pour fin avril. Mais son cabinet prévient déjà qu'il va regarder, « en priorité », « s'il n'y a pas une entente de ces enseignes autour du ''moins d'ambition possible'', ou du plus petit dénominateur commun ».

Des sanctions administratives voire pénales

Brune Poirson avait en outre précisé qu'elle se réservait la possibilité de donner publiquement des noms d'établissements concernés, ainsi que d'ouvrir des contentieux administratifs ou judiciaires.

Le non-respect du tri des cinq flux (papier et carton, métal, plastique, verre, bois) peut déboucher sur des sanctions administratives pouvant aller jusqu'à la fermeture de l'établissement. Quant au non-respect du tri des déchets organiques (les restes de nourriture), il peut exposer à des sanctions pénales (jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende).

« On pense que les dossiers vont arriver », a toutefois indiqué dimanche le cabinet de Brune Poirson.

« La restauration rapide représente des quantités colossales de déchets, donc c'est un sujet important par rapport à nos objectifs de diminution des gaz à effet de serre », a conclu le secrétariat d'État.

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a écrit le 07/04/2019 à 14:57 :
Et dans Paris et ailleurs, les supermarchés qui mettent sur le trottoir quotidiennement des poubelles pleines de produits alimentaires à la date de préemption à peine dépassée ou du jour et qui attirent des bandes organisées qui les vident pour assurer une revente à la sauvette sur des marchés improvisés. Apparemment cela ne choque personne puisse que les faits continuent en toute impunité.
Réponse de le 07/04/2019 à 22:05 :
Y a peut-être pas d'associations capables de venir chercher, gérer dans le coin ? J'imagine la quantité à Paris chaque jour, à venir chercher en camion réfrigéré, par des bénévoles (retraités ?), saisir en informatique pour le suivi (traçabilité), etc etc etc. Peut-être 'embaucher' (gratis) les gens au RSA, mais voir si y a les gens ayant besoin de tout ça (2nde main) en face, les détails sont parfois têtus, l'idéal difficile à atteindre. Si les détruire est devenu interdit (javel, "y a des gens qui ont faim"), que personne ne peut venir chercher chaque jour (c'est une charge, même pour faire le bien), que faire ? Des roulements obligatoires de gens du coin pour gérer chacun à son tour ?

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