Facebook, Google ?... Unilever menace de retirer ses pubs des plateformes numériques "toxiques pour la société"

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différents produits d'Unilever
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Le géant des produits de grande consommation Unilever, qui dispose de l'un des plus gros budgets publicitaires au monde, menace de ne plus mettre de publicités sur les plates-formes numériques comme Facebook ou Google s'il juge qu'elles "sèment la division" au sein de la société et exposent les enfants à des dangers.
Keith Weed, directeur commercial d'Unilever, qui fabrique entre autres les savons Dove, les soupes Knorr ou encore les glaces Magnum, doit expliquer cette initiative dans un discours lundi en Californie.
Selon la version écrite de son intervention, il invitera les acteurs des nouvelles technologies à améliorer leur transparence et la confiance des utilisateurs dans une époque où se répandent en ligne de fausses informations ("fake news") et des contenus "toxiques".
Keith Weed ne met nommément en cause aucune entreprise mais il souligne que la confiance dans les réseaux sociaux est au plus bas en raison d'une impression de laxisme laissée par ces sites vis-à-vis des contenus illégaux, immoraux et extrémistes.
Unilever a consacré l'an dernier environ 7,7 milliards d'euros à ses dépenses commerciales. La publicité sur les supports numériques représente environ un tiers de son budget commercial, a précisé le groupe en septembre.
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Au cours des cinq dernières années, ses dépenses dans les médias numériques ont plus que doublé tandis que ses investissements dans la création de contenus numériques ont augmenté de 60%.
Le cabinet spécialisé eMarketer estime que Google, filiale d'Alphabet, et Facebook ont attiré en 2017 la moitié des revenus publicitaires en ligne à travers le monde et plus de 60% aux Etats-Unis.
Des représentants de Google en Europe n'ont pas répondu dans l'immédiat aux demandes de Reuters.
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Le site de vidéos en ligne YouTube, qui appartient à Alphabet, a subi l'an dernier deux boycotts publicitaires lorsqu'un journal a révélé que des publicités de grandes marques apparaissaient aux côtés de contenus controversés, notamment des vidéos d'extrémistes islamistes.
(Avec Reuters)
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