Facebook, Google ? ... Unilever menace de retirer ses pubs des plateformes numériques "toxiques pour la société"

 |   |  483  mots
Unilever qui fabrique entre autres les savons Dove, les soupes Knorr ou encore les glaces Magnum a consacré l'an dernier environ 7,7 milliards d'euros à ses dépenses commerciales. La publicité sur les supports numériques représente environ un tiers de son budget commercial.
Unilever qui fabrique entre autres les savons Dove, les soupes Knorr ou encore les glaces Magnum a consacré l'an dernier environ 7,7 milliards d'euros à ses dépenses commerciales. La publicité sur les supports numériques représente environ un tiers de son budget commercial. (Crédits : DR)
Le géant des produits de grande consommation cherche à peser sur les plates-formes numériques comme Facebook ou Google s'il juge qu'elles "sèment la division" au sein de la société et exposent les enfants à des dangers. Son levier ? Son colossal budget publicitaire... Les dépenses commerciales d'Unilever se montent en effet à 7,7 milliards d'euros en 2017. Un message qui ne laisse pas indifférent Google et Facebook qui ont capté la moitié des dépenses mondiales en pub l'an dernier.

Le géant des produits de grande consommation Unilever, qui dispose de l'un des plus gros budgets publicitaires au monde, menace de ne plus mettre de publicités sur les plates-formes numériques comme Facebook ou Google s'il juge qu'elles "sèment la division" au sein de la société et exposent les enfants à des dangers.

Keith Weed, directeur commercial d'Unilever, qui fabrique entre autres les savons Dove, les soupes Knorr ou encore les glaces Magnum, doit expliquer cette initiative dans un discours lundi en Californie.

Lutte anti-fake news et contenus "toxiques"

Selon la version écrite de son intervention, il invitera les acteurs des nouvelles technologies à améliorer leur transparence et la confiance des utilisateurs dans une époque où se répandent en ligne de fausses informations ("fake news") et des contenus "toxiques".

"Unilever, en tant qu'annonceur fiable, ne veut pas mettre de publicités sur des plates-formes qui ne fournissent pas une contribution positive à la société", doit-il déclarer.

Keith Weed ne met nommément en cause aucune entreprise mais il souligne que la confiance dans les réseaux sociaux est au plus bas en raison d'une impression de laxisme laissée par ces sites vis-à-vis des contenus illégaux, immoraux et extrémistes.

Les dépenses commerciales d'Unilever, un levier de 7,7 milliards d'euros

"Les fake news, le racisme, le sexisme, les messages de haine diffusés par des terroristes, les contenus toxiques à destination des enfants (...) il est dans l'intérêt des médias numériques d'écouter et d'agir sur ce sujet", doit dire Keith Weed. "Avant que les utilisateurs arrêtent d'utiliser, que les annonceurs arrêtent d'annoncer et que les éditeurs arrêtent d'éditer."

Unilever a consacré l'an dernier environ 7,7 milliards d'euros à ses dépenses commerciales. La publicité sur les supports numériques représente environ un tiers de son budget commercial, a précisé le groupe en septembre.

Au cours des cinq dernières années, ses dépenses dans les médias numériques ont plus que doublé tandis que ses investissements dans la création de contenus numériques ont augmenté de 60%.

Google et Facebook ont capté la moitié des dépenses mondiales en pub

Le cabinet spécialisé eMarketer estime que Google, filiale d'Alphabet, et Facebook ont attiré en 2017 la moitié des revenus publicitaires en ligne à travers le monde et plus de 60% aux Etats-Unis.

Des représentants de Google en Europe n'ont pas répondu dans l'immédiat aux demandes de Reuters.

"Nous soutenons pleinement l'engagement d'Unilever et collaborons étroitement avec eux", a pour sa part réagi Facebook dans un communiqué.

Le site de vidéos en ligne YouTube, qui appartient à Alphabet, a subi l'an dernier deux boycotts publicitaires lorsqu'un journal a révélé que des publicités de grandes marques apparaissaient aux côtés de contenus controversés, notamment des vidéos d'extrémistes islamistes.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/02/2018 à 18:24 :
C'est cynique de penser que Google et tout son environnement à l'instar de youtube à des contenus sains.
Google a construit sa fortune et son univers en laissant tout et n'importe quoi sur l'ensemble de ces plateformes sur Youtube vous avez des vidéos de violence de sexe d'arnaque de la contrefaçon des insultes et j'en passe et des meilleurs.
La filiale adwords de Google fais de la publicité et engrange des recettes en faisant de la publicité pour des sectes comme la scientologie pour des sociétés ou des paradis fiscaux pour des escrocs et cetera
Google joue sur son statut de société International avec une filiale en France une comptabilité en Irlande un siège social en Californie et alphabet dans des paradis fiscaux
faut-il rappeler que Google une des sociétés au monde qui paie le moins d'impôts grâce à des montages financiers illégaux
a écrit le 13/02/2018 à 17:42 :
C'est incroyable c'est que maintenant qu'ils ont remarqué que ca serre a rien facebook dans cette entreprise!
a écrit le 13/02/2018 à 17:37 :
donc je m'interroge.
Qu'est ce qui est le plus toxique? Les cochonneries incorporées dans les produits unilever ou Facebook et Google?
a écrit le 13/02/2018 à 17:34 :
la composition chimique de leurs glaces et autres mets doit etre assez drole niveau toxicité. De la part d'un groupe chimique prendre le mot toxique est un synonyme de leurs produits.
a écrit le 13/02/2018 à 17:16 :
LEs multinationales ont vu que facebook et google s'était partagé la moitié du marché mondial de la publicité, du coup c'est la panique, elles ont peur d'être dépendantes de ces deux multinationales et font diversion histoire de casser un peu leur impressionnant pouvoir.

fb et google ont intérêt à faire profil bas et continuer de prendre les chèques. Notons que cela vient une nouvelle fois de multinationale européenne dont les investisseurs ont été incapables de voir la manne que représentait internet se faisant totalement dépasser par le phénomène, obligés du coup actuellement de courir derrière.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :