Ben Smith, le nouveau patron canadien d'Air France-KLM, arrive en terrain miné

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Benjamin Smith, 46 ans, prendra ses fonctions d'ici à fin septembre.
Benjamin Smith, 46 ans, prendra ses fonctions d'ici à fin septembre. (Crédits : Reuters)
Le conseil d'administration d'Air France-KLM a officialisé le 16 août la nomination de Benjamin Smith, numéro deux d'Air Canada, au poste de directeur général du groupe aérien français avec le soutien de l'État français. Celui dont le nom a circulé depuis plusieurs jours dans les médias prendra ses fonctions au plus tard le 30 septembre 2018, a précisé AF-KM dans un communiqué.

C'est officiel. Trois mois après la démission de Jean-Marc Janaillac à la tête d'Air France-KLM à la suite de son référendum perdu sur sa proposition salariale, le groupe aérien a enfin acté la nomination d'un successeur en la personne de Benjamin Smith, 46 ans, numéro 2 d'Air Canada. Comme évoqué dans la presse depuis 24 heures, le conseil d'administration du groupe a, sans surprise, voté le 16 août en faveur du Canadien.

"Benjamin Smith prendra ses fonctions chez Air France-KLM au plus tard le 30 septembre 2018. Dans l'intervalle, la gouvernance de transition mise en place le 15 mai 2018 reste en place. Anne-Marie Couderc, présidente non exécutive du Conseil d'Air France-KLM et d'Air France, et le Comité de direction collégiale du groupe continuent d'exercer leurs responsabilités. Dès son arrivée, Benjamin Smith prendra la direction générale exécutive du Groupe Air-France-KLM et en déterminera l'organisation. Il sera chargé en priorité de redynamiser Air France, de donner une profonde impulsion stratégique au Groupe, et de travailler avec les équipes à une nouvelle approche managériale", a déclaré Air France-KLM par communiqué.

Et d'ajouter :

"Le Conseil a décidé que Benjamin Smith sera nommé dès que possible administrateur d'Air France-KLM, avec le plein soutien de l'État français. Le Conseil annoncera dans les meilleurs délais l'évolution de la gouvernance concernant les missions et les modalités d'exercice de la présidence non exécutive d'Air France-KLM et d'Air France".

De son côté, Air Canada a précisé que Benjamin Smith quitterait ses fonctions au sein de la compagnie canadienne le 31 août.

Un patron étranger, une première à Air France-KLM

La nomination de Benjamin Smith tranche avec les pratiques en vigueur jusqu'ici qui voulaient que le patron du groupe tricolore, dont l'État français faisait un peu la pluie et le beau temps en matière de gouvernance grâce à ses 14,3% du capital et ses droits de vote double, soit un Français. Mais l'État a, pour la première fois, joué profil bas en acceptant de sortir de son registre habituel. Non sans mal puisqu'il avait dans un premier temps validé la nomination d'un compatriote (du moins l'APE, l'Agence des participations de l'État), Philippe Capron, le directeur général de Veolia avant de faire machine arrière devant le tir de barrage groupé (et notamment de Delta, actionnaire à 9%) contre une personne étrangère au transport aérien.

En Europe, le groupe anglo-espagnol IAG est dirigé par un Irlandais (Willie Walsh) et sa principale filiale, British Airways, par un Espagnol (Alex Cruz). En nommant en début d'année le Suédois Johan Lundgren, la compagnie britannique Easyjet est elle aussi dirigée par un étranger. Mais à part British Airways qui avait nommé en 2000 l'Australien Rod Edington, aucune compagnie européenne a fait appel à un non-Européen. Pour rappel, c'est à l'aide de l'Américain Steven Wolf et de l'indo-américain Rakesh Gandwall, tous deux en provenance de United Airlines, que Christian Blanc redressa Air France entre 1994 et 1995.

Le choix de Benjamin Smith traduit également le manque d'attractivité d'Air France-KLM, incapable d'attirer le numéro 1 d'une grande compagnie aérienne. « Tout le monde devrait se battre pour diriger Air France-KLM », déplore un observateur. À l'image d'Alex Cruz, le directeur général de British Airways, ceux qui ont été contactés ont décliné l'offre en raison du contexte à Air France, miné depuis des années par des tensions sociales.

L'intersyndicale vent debout

Benjamin Smith aura fort à faire puisqu'il arrive en terrain miné. Composée d'une dizaine de syndicats, l'intersyndicale emmenée par le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a ouvertement exprimé son hostilité à cette nomination en jouant la carte du patriotisme économique, confondant volontairement le groupe Air France-KLM et la plus grosse de ses deux filiales, Air France, pour jouer sur les peurs.

« L'intersyndicale soutient qu'il est inconcevable que la compagnie Air France, française depuis 1933, tombe dans les mains d'un dirigeant étranger dont la candidature serait poussée par un groupe industriel concurrent - Delta pour ne pas le citer - (...) Dans un contexte où chaque pays cherche à défendre âprement ses intérêts économiques et ceux de ses entreprises, où la présidence Trump elle-même montre avec quelles armes la guerre économique va se mener, le choix d'un candidat doit se porter sur la défense des intérêts de notre compagnie nationale », a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué le 16 août dans l'après-midi.

Contrairement à ce qui est indiqué, Air France conserve un patron français, en l'occurrence Franck Terner, le directeur général, puisque Ben Smith prendra les commandes opérationnelles d'Air France-KLM, le groupe aérien né du rachat de KLM par Air France en 2004, maison-mère de deux filiales, le groupe Air France et le groupe KLM. Même dans le cas de changements à la tête d'Air France, il est improbable qu'Air France soit dirigée par un étranger.

Influence croissance de Delta

En revanche, la crainte de voir Delta prendre du poids au sein d'Air France-KLM est réelle. L'épisode de la gouvernance l'a bien montré, puisque la compagnie américaine a joué un rôle prépondérant pour dézinguer la nomination du directeur financier de Veolia qui ne lui convenait pas, puis pour obliger le comité de nomination de la consulter lors du processus de recrutement et enfin, pour imposer un modèle de gouvernance basé sur la dissociation des fonctions de président de celles de directeur général.

Pour autant, si l'influence de Delta ne cesse de croître au sein d'Air France-KLM, difficile d'imaginer pour autant un patron d'Air France-KLM prendre des mesures contraires aux intérêts du groupe pour en faire profiter la compagnie américaine. En revanche, que Delta et Benjamin Smith soient sur la même la longueur d'ondes pour prendre des mesures fortes comme les Anglo-saxons sont capables de le faire afin de remettre Air France et Air France-KLM sur les rails est plus probable. C'est peut-être ce qui inquiète les syndicats. D'autant plus que si l'État se désengage d'Air France-KLM comme il en a l'intention, les pressions des syndicats sur le gouvernement pour infléchir la politique de la direction risquent, en effet, de prendre fin. C'est en tout cas le signal donné depuis le début du conflit salarial en début d'année.

Menace de grèves

Ben Smith a de fortes chances d'être confronté très vite à un mouvement social. L'intersyndicale réclame toujours une hausse de salaires de 6% (hors inflation) en 2018 et menace de reprendre le chemin de la grève en septembre. L'intersyndicale a annoncé qu'elle se prononcerait sur des actions à prendre le 27 août, soit avant la prise de fonction du nouveau CEO.

Pour autant, plusieurs observateurs ne voient pas un patron accorder une telle hausse à peine arrivé. Sans même parler de la difficulté économique qu'elle engendrerait, une telle décision apporterait une victoire sur un plateau au bureau actuel du SNPL à la veille des élections internes à ce syndicat en fin d'année et aux autres membres de l'intersyndicale, lors des prochaines élections professionnelles en mars 2019.

Au-delà de la question salariale, Ben Smith est attendu par de nombreux syndicats et salariés pour apporter du sang neuf à Air France. Beaucoup espèrent de nouvelles têtes comme l'avait fait Christian Blanc quand il avait sauvé Air France entre 1994 et 1997. Selon des sources politiques, le gouvernement soutient cette position.

Après les questions sociales et de gouvernance, les sujets liés à la stratégie sont connus. Le groupe devra redéfinir son offre sur le réseau domestique et européen en répartissant de manière claire les positions d'Air France, HOP et Transavia. Mais aussi prendre position sur le low-cost long-courrier. Un sujet que Benjamin Smith connaît bien puisqu'il a été l'instigateur de Canada Rouge, la marque low-cost d'Air Canada, notamment présente sur le long-courrier.

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a écrit le 20/08/2018 à 10:51 :
€.3,3 millions annuels pour ce nouveau dirigeant! N'oublie-t-on pas de préciser ce que sont les rémunérations de ses homologues: le patron de Lufthansa:€.4,9 millions, à peine plus que son alter ego de British Airways...Le problème n'est pas là.
J'ai travaillé 38 ans à Air France et terminé comme représentant de la compagnie à l'étranger. Je puis témoigner du caractère hautement négatif de l'intersyndicale (14 organisations différentes, peu ou prou). L'action syndicale a coûté plusieurs années de profits a l'entreprise. C'est toute la différence avec les syndicats anglo-saxons.Bon courage M; Ben Smith, vous n'êtes pas au bout de vos peines...
a écrit le 19/08/2018 à 15:45 :
Il arrive en terrain miné, enfin on imagine qu'il sait où il s'engage et qu'il ne se voit pas en rock star que l'on attend sur scène sous les ovations de la foule en délire des salariés d'air France.
a écrit le 19/08/2018 à 13:33 :
Tout ce bruit autour d'AF ne se justifie pas
L'important pour les clients est de disposer de choix de possibilités de vols au départ de la France et ce quelle soit la couleur du pavillon, donc l'important est de disposer d’infrastructures aéroportuaires capacitives ce qui est la cas en France ,que la compagnie soit française ou autre est totalement secondaire , pour ma part je vole depuis bien longtemps avec Turkish Airlines proposant des prix plus attractifs et un meilleur service qu'AF .
L'important est que la compagnie AF n'est plus soutenue financièrement par des fonds publics , dès lors ce qui s'y passe ne devrait déranger personne, si les clients ne sont pas satisfaits ils peuvent choisir d'autres transporteurs au lieu de se plaindre
Pour conclure l'agitation médiatique autour d'AF n'a pas lieu d'être.
a écrit le 18/08/2018 à 13:03 :
Sécurité de l’emploi....?!? Pensez vous une seule seconde que les employés d’AF ne soient pas conscients de la fragilité de leur avenir ?!?
Une bulle pensez vous ...? Beaucoup de salariés d’AF viennent de compagnies concurrentes ( Ryanair , Easy , LH , compagnies asiatique ...) : la seule chose qui les attire sont le fait de pouvoir travailler en France . Souvent ils regrettent leurs salaires d’avant ( et surtout le taux d’imposition...) .. pensez vous qu’ils viennent pour la mutuelle ( pas mirobolante...) pour le CE .....? Ils s’en moquent , ce qu’ils veulent c’est travailler chez eux , en France.....
Le risque majeur pour AF est une bascule , une prise de conscience pour les plus qualifiés que l’herbe est peut-être plus verte ailleurs , c’est déjà le cas pour les mécaniciens ce qui explique les annulations massives de cet été .
Votre expérience , très cher paname, semble dater un petit peu , le monde change vite : sortez de votre bulle de certitude ....
a écrit le 18/08/2018 à 12:43 :
Il est toujours amusant de lire vos commentaires .

Premier point vous voudriez toujours voir les salaires des autres alignés sur les conditions les plus basses , ignorant de ce fait que les « moins disants » ne sont que des entreprises au sein desquels les employés ne font souvent que de courts ( le plus court possible... ) passages pour aller ensuite se vendre ailleurs , l’exemple de Ryanair , affecté par la desertion massive de ses pilotes expérimentés est le plus frappant .
Le plus éclairant sur votre idéologie est le «  mieux «  en cas de conditions plus basses: cela discrédite fortement vos propos .... une idée sur votre secteur d’activité....?
Malheureusement pour vous les conditions de travail à Air France sont souvent moins bonnes qu’à LH ou KLM y compris pour les pilotes ( dixit pdg LH Carsten Spohr qui ne peut être qualifié de dangereux syndicaliste du Snpl....). Ceci en grande partie dû au prélèvement massif de l’état sur le transport aérien par le biais de taxes et redevances dont le montant à augmenté de plus de 150% en 10 ans ....
Sinon et pour en finir avec vos assertions pour le moins contestable, la maintenance à l’étranger n’a rien à voir avec une quelconque grève , il s’agit de décisions purement économiques qui existent depuis longtemps qui ont parfois vu des B747 partir en chine pour leur entretien avec plus ou moins de succès en ce qui concerne la qualité. ( travail supplémentaire nécessaire au retour ce qui « grève » la rentabilité de l’opération )
Le management en chambre est une pandémie qui semble, à vous lire , s’être bien répandue ...
a écrit le 17/08/2018 à 17:04 :
La situation d'Air France découle principalement des décisions prises par les précédentes directions. Les plans de restructuration aux noms plus ou moins folklorique se sont enchainés depuis des années avec des résultats médiocres voir nuls. Pendant ce temps là les salariés ont payés la facture: Blocage des salaires, conditions de travail dégradées, délocalisation de certaines activités de maintenance au Qatar et en Chine avec comme conséquence des avions qui font le trajet aller retour à vide ce qui pose des problèmes de disponibilités et coute des millions d'Euro à la compagnie. Il avait été promis au personnel qu'en cas de retour aux bénéfices, il en récolterait les fruits. Résultat circulez il n'y a rien à voir, ce n'est jamais le temps des augmentations pour le personnel.
Par rapport aux autres compagnies européennes, Air France avance avec des semelles de plomb. Ainsi Air France doit acquitter 1,9 milliards d'Euro de plus en charges diverses que Lufthansa.
Mais bien sur, quand on lit les commentaires, les patrons sont magnifiques, ne font jamais d'erreurs, et les salariés d'épouvantables fainéants bons à rien. C'est oublier que les salariés eux vont passer 35, 40 ans dans leur entreprise et qu'ils n'ont pas envie de la voir péricliter. Les PDG eux sont des mercenaires qui partent des qu'ils trouvent de meilleurs rémunérations.
Réponse de le 17/08/2018 à 19:12 :
Le jour où je vous lirai demander l'alignement de vos conditions de travail et de rémunération sur celle de LH, ou mieux , de IAG (alignés sur la moyenne de BA & Iberia pour les salariés AF & KLM, ... alignés sur LEVEL pour les salariés JOON, ... alignés sur VUELING pour les salariés TRANSAVIA) , alors là : je vous soutiendrai sans réserve !
je ne vous parle même pas des niveaux de Easyjet ou Ryanair.
Et vue la vision franco-française des syndicats d'AF, je ne vous parle même pas d'un alignement sur FrenchBee ou Air Caraïbes !
Mais je suis sur que non seulement vous ne souhaitez pas un alignement des conditions des salariés sur les autres, mais vous reprochez que le dirigeant, lui, voit sa rémunération se rapprocher des prix du marché ...
Quand à la maintenance à l'étranger, ces surcouts ne sont certainement pas souhaités par les dirigeants ou les actionnaires : mais n'est-ce pas plutôt la conséquence des grèves à répétition ?!!!
Réponse de le 17/08/2018 à 19:22 :
Et si les salariés, eux aussi, partaient dès qu’ils trouvaient une meilleure rémunération? Ça implique de se remettre en question, de prendre des risques.
Réponse de le 17/08/2018 à 21:33 :
Comme beaucoup de salariés AF vous vivez dans une bulle et voulez le beurre et l'argent du beurre.... Echangeriez-vous pendant une seconde votre sécurité de l"emploi ainsi que vos avantages sociaux, largements supérieurs à la concurrence (mutuelle, CE, congés, IKV etc,...) contre une augmetation de salaire? Pour rappel : AF n'a, contrairement à KLM, Lufthansa, et IAG, et toutes les autres grandes compagnies aériennes. JAMAIS procédé à des licenciements secs. J'ai travaillé 10 ans à AF, je connais la musique. Les gens d'AF sont de grands enfants qui, pour la plupart, croient encore à l'emploi à vie dans la même entreprise. La grande erreur des dirigeants d'AF est d'avoir trop longtemps caressé ses employés dans le sens du poil. On voit maintenant le résultat. Si vous n'êtes pas contents de votre boite, prenez le risque (si vous en êtes capables), et changez de crèmerie au lieu de pleurnicher et de constamment blamer les autres (les taxes, les compagnies du Golfe, l'Etat, Ryanair etc ...) de votre malheur!
a écrit le 17/08/2018 à 16:03 :
Air France ex-entreprise publique à la mentalité et paresse de fonctionnaire. Souhaitons bonne chance au nouveau pdg Benjamin Smith pour réformer cette caste de nababs que sont les salariés d'air france qui sont trop bien payés pour la une productivité bien moindre que les autres compagnies et ne sont qu'un copier-coller de nos cinq millions de fonctionnaires.
a écrit le 17/08/2018 à 13:59 :
L'intersyndicat doit commencer à comprendre que le vrai patron de toute société est le client. A force de faire des grèves, les vrais patrons vont voter avec leur argent et acheter des ticket d'avions chez les concurrents. ça pèse beaucoup plus que n'importe quell pacquet d'actions détenus par l'état . . .et quand ça arrive se sera évidemment la faute au PDG qui "n'a pas su faire ceci ou cela" mais surtout pas la votre.
Vous allez ENFIN avoir un PDG qui connait votre métier, qui a grandi dedans et non pas un autre fonctionnaire sortie de l'ENA.
Pour une fois, essayez d'etre constructif . . . sinon vous allez finir par couper la branche sur lequel vous êtes tous assis.
Réponse de le 17/08/2018 à 19:34 :
@client AF-KlM
Quel pouvoir aura ce DG ( et non PDG ) pour faire plier l'état sur les redevances Adp et les contraintes de charges sociales ( + 1 mld de différentiel annuel avec Lufthansa seulement sur les charges ) Aucun . AF est une entreprise très rentable sans les semelles de plomb imposées par l'état , aux abonnés absents car il a choisi de sacrifier AF au bénéfice de ADP et d'Airbus .
Réponse de le 17/08/2018 à 20:54 :
le milliard est bidon. Janaillac a parlé d'un différentiel de 400 millions sur les charges sociales avec LH -) Il suffit de lire ses déclarations.
Réponse de le 18/08/2018 à 0:50 :
Les redevances sont les mêmes pour toutes les compagnies qui se posent à Paris. Comme le carburant, dans les deux cas le prix est le même pour tous à Paris. Sur un AR Paris New York à ce niveau les coûts sont identiques.
a écrit le 17/08/2018 à 11:18 :
Marre de la dictature syndicale. Des augmentations de salaire a 6%, c est se moquer du monde.
On espère que Mr SMITH ne se fera pas déchirer sa chemise.
Réponse de le 17/08/2018 à 11:50 :
C'est vrai ! Même pas arrivé qu'il va déjà touché 3x le salaire de son prédécesseur seulement (lequel ne devait déjà pas être payer au SMIC), c'est un vrai scandale de penser qu'il y aurait peut-être une possibilité d'augmenter de 6% ces traines-savates de pilotes :-(( !!
Réponse de le 17/08/2018 à 13:36 :
Aerolithe. Intéressant. Vous limitez la population intéressée aux seuls pilotes... Vous limitez votre intérêt au seul aspect financier. Dont on sait que c'est le seul argument de cette caste "nous pouvons partir quand nous voulons, le chômage ne nous guette pas" (oubliant au passage la nécessaire évoution du contexte de vie, beaucoup plus importante que vous le pensez). Encore une fois, le reste du personnel... Evain parle de Antinori... lequel a construit sa carrière hors de France (son passage dans lamême compagnie n'ayant été que marginal). Les pilotes veulent un dirigeant qui distrjbue, alors que le besoin c'est d'aller gagner l'argent... avant de penser à ce qu'on en fera. La seule interrogation d'un vrai manager, c'est: "comment est il possible qu'Air France ne gagne pas d'argent, quand on regarde ses chiffres en trafic et en yield ?". Est ce qu'augmenter la masse salariale va améliorer le remplissage ??? Mais un question tarause: ne seriez vous pas... un pilote ?
Réponse de le 17/08/2018 à 16:23 :
Ne soyez pas caricaturale ! autant les demandes d'augmentation des pilotes et des cadres sont déplacées autant celles des personnels au sol sont légitimes. Ils leur a été demandé de gros efforts depuis plusieurs années sans aucune contrepartie.
Réponse de le 17/08/2018 à 19:20 :
Le PDG vois son salaire se rapprocher (et on est loin encore de l'égalité) de la rémunération de son équivalent chez ses concurrents ...
Et vous : quand est-ce que vous demandez l'alignement de votre productivité (rémunération et conditions de travail) sur IAG, par exemple ???

Et si vous démissionniez tous chez AF ? Je me demande si les pilotes de Ryanair seraient volontaires pour perdre leur place en or chez les irlandais pour se rabaisser au niveau des pilotes AF ??? ce sera dur pour eux à supporter... mais tant pis : pour une fois, soyez égoïstes et laissez cette compagnie française exploiteuse se débrouiller, Vous ferez plaisir à tous, Direction, clientèle, ... et pilotes Ryanair inclus !!
a écrit le 17/08/2018 à 9:41 :
l'ancien haut fonctionnaire de la tres "celebre " promotion Voltaire parti apres avoir voulu singer Christian Blanc,il laisse la place a un vrai professionnel de l'aerien.bon courage,pas facile avec le SNPL qui a gangrene la boite depuis des annees avec des methodes honteuses (Corbet ,Evain)
a écrit le 17/08/2018 à 9:40 :
Avec le golden hello que les actionnaires lui ont préparé (salaire du prédécesseur multiplié par trois), il a intérêt à être un négociateur de toute première catégorie, sinon dans six mois il est sorti (ce qui nous permettra de connaître le montant de son golden parachute).

Les syndicats ne lui feront aucun cadeau (et pourquoi le feraient t'ils?).
a écrit le 17/08/2018 à 8:46 :
L'argument "compagnie nationale qui devrait avoir un patron Français" a quelque chose de dérangeant. Surtout pour une compagnie qui travaille à l'international (plus de 110 pays) et qui transporte majoritairement des clients "étrangers" et à bord d'avions construits par un consortium européen.
D’autant que les employés de la compagnie avaient de quoi se satisfaire du dirigeant précédent, qui semble t’il n’a pas démérité.
On ne comprend pas trop ce repli identitaire dans le secteur d’activités le plus mondialisé qui soit.
Cet état d’esprit restrictif, ou rétractant, nuit à l’image et bloque toute évolution future. Sauf s’il est compensé par plus de valeur ajoutée qualité pour les clients, ou des prix plus bas, ... Ou un marché non concurrentiel, ce qui obligerait à restreindre les vols et donc les effectifs ?
Ces contradictions et incohérences ne peuvent qu’interroger sur la suite.
Réponse de le 17/08/2018 à 9:46 :
Le communiqué de l intersy,ndicale est hallucinant Etre défendu par des syndicats usant d un augment aussi pauvre, m inquiéterait. A suivre .......
Réponse de le 17/08/2018 à 10:43 :
Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage : les syndicats reprochaient aux prédécesseurs que ce n'était que des énarques, qu'ils ne devaient leur poste que par cooptation, qu'ils ne connaissaient rien à l'aérien... et là, on leur annonce un non-énarque, professionnel de l'aérien depuis des lustres, qui a réussi à relancer la compagnie canadienne où il officiait !!!
Il faut bien lui trouver quelque chose, non ?
a écrit le 17/08/2018 à 8:24 :
et que dire de l' ENA INCAPABLES DE FORMER
un vrai gestionnaire pour air France
une preuve de plus que cette ecole ne sert a rien
et que dire face au collègues hollandais
ceux qui decide sont des tartuffe
Réponse de le 17/08/2018 à 9:23 :
l,ENA n'a rien a voir avec une entreprise internationale,axee sur le commercial l'industrie et la technologie. elle a assez a mal faire avec les ministeres de .l'
etat.cela a toujours ete le probleme d'AF
Réponse de le 17/08/2018 à 9:43 :
Votre PDG compétent en aéronautique, vous aurez plus de chance de le trouver à la sortie de l'ENAC.
a écrit le 17/08/2018 à 7:58 :
pas de Français capable de diriger cette entreprise
une honte pour toute les ecoles de France
et maintenant la porte et grande ouverte pour faire venir le n2 des chemins de fer japonnais pour la sncf. en place de m je ne suis pas informé
Réponse de le 17/08/2018 à 9:14 :
Pas de français capable de diriger AF? Vous taclez un peu fort M.Evain...
Plus sérieusement, ce n'est pas seulement une question de compétence, c'est aussi une question d'attractivité dans un secteur hyper concurrentiel. Car on ne peut pas dire que l'on se soit bousculé au portillon pour y déposer son CV.
a écrit le 17/08/2018 à 7:42 :
Excellente nouvelle un spécialiste du transport aérien qui a fait toute sa carrière à Air Canada que peuvent demander de mieux le syndicats des pilotes, un début de nuit du 4 août pour en finir avec les corporatismes
a écrit le 17/08/2018 à 7:37 :
tiens, les racistes syndicalistes donnent de la voie?
la nation et la patrie ont bon dos, quand il s'agit de proteger des rentiers nuisibles, pas vrai?
a écrit le 16/08/2018 à 22:38 :
Excellent papier de Fabrice Gliszczynski, comme d'habitude avec une véritable expertise du transport aérien. Un fait unique dans le paysage journalistique français...
Par contre pas d'accord avec "Christian Blanc quand il avait sauvé Air France entre 1994 et 1997". CB n'a jamais sauvé AF, il a seulement gagné du temps sans résoudre aucun des problèmes structurels et stratégiques de la compagnie.
Réponse de le 17/08/2018 à 9:41 :
Vous faites partie de sa famille ou de ses amis ?! Sa connaissance du transport aérien chinois est très limitée et comme beaucoup quant il parle de la Chine, il use et abuse de "l'Empire du milieu", appellation éculée, racoleuse et idiote.
Réponse de le 17/08/2018 à 10:42 :
@max: vous faites partie de la famille de Christian Blanc? Quant à FG, si vous trouvez plus professionnel comme journaliste spécialisé aéronautique, merci de donner le(s) nom(s)...
Et la question du transport aérien chinois semble un peu éloignée du sujet traité, à savoir la nomination de Mr Ben Smith...
Réponse de le 17/08/2018 à 11:16 :
@tartemolle
Facile : Michel POLACCO.
a écrit le 16/08/2018 à 22:17 :
Un patron non français aura peut-être le courage de briser les reins des pilotes et de virer la pléthore de cadres supérieurs autant grassement payés qu'incompétents.
Encore faudra-t-il que les autorités de tutelles le laissent faire...
Réponse de le 17/08/2018 à 8:01 :
Les élections professionnelles devraient remettre de l'ordre au SNPL.
Réponse de le 17/08/2018 à 12:33 :
C’est le pourquoi du choix de Smith qui a promis de ne pas virer les copains de Manu.

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