Les fournisseurs automobiles appellent Washington à l'aide

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Après les constructeurs, les fournisseurs de l'industrie automobile américaine doivent logiquement faire face à la crise. Ils demandent l'aide du gouvernement fédéral.

La crise n'en finit plus de s'étendre au secteur automobile américain. Après les constructeurs, c'est maintenant au tour des fournisseurs d'appeler le gouvernement fédéral à l'aide. Cette industrie, qui emploie plus de 700.000 personnes aux Etats-Unis, est frappée de plein fouet par le quasi arrêt de la production chez les trois grands constructeurs du pays, Chrysler, Ford et General Motors.

L'OESA (Original Equipment Supplier Association), le groupement des fournisseurs automobiles, devrait très prochainement remettre une pétition au gouvernement fédéral pour obtenir les fonds nécessaires à sa survie. L'organisme avait déjà requis l'aide de Washington en novembre, lorsque le Congrès examinait la possibilité d'une aide financière en faveur de General Motors et de Chrysler.

Et la situation ne fait que s'aggraver depuis. La production automobile américaine a chuté de 36% en décembre et la tendance devrait se confirmer au premier trimestre. De plus Chrysler affirme désormais qu'il a besoin que ses fournisseurs baissent leurs prix dans le cadre de son plan de viabilité.

Pour les fournisseurs, qui ont pour beaucoup abordé la crise avec des niveaux de trésorerie déjà bas, l'heure est critique. Des dizaines d'entre eux pourraient se retrouver en faillite, prévient l'OESA. Les deux géants du secteur, Lear Corp et American Axle Holding Corp, on déjà fait un diagnostique plutôt sombre de leur situation et prévoient des pertes énormes pour 2008.

Pour beaucoup d'analystes, les perspectives sont plus que sombres. "Le réseau de fournisseurs est en train d'être démantelé", estime Gerald Meyers, professeur à l'université du Michigan interrogé par l'AFP. La restructuration du secteur emble inévitable et elle risque d'être douloureuse.

 


AIG redemande l'aide du gouvernement
Dans un autre secteur, American International Group (AIG), l'ex numéro un mondial de l'assurance, serait à nouveau en discussions pour obtenir une nouvelle aide l'Etat américain. D'après le "Wall Street Journal", le groupe pourrait obtenir que l'Etat soutienne certains de ses actifs, ce qui reviendrait au même qu'une garantie du gouvernement sur ces actifs. De nouvelles cessions d'actifs sont également à l'étude, le groupe explorant "toutes les options de recapitalisation", selon le quotidien économique.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pas douloureuse pour tout le monde en tout cas...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une entreprise colossale comme AIG qui implore l'aide de l'état a plusieurs reprises en moins de 6 mois doit être nationalisée aux usa comme en France.
L'idéologie libre-échangiste de ces 25 dernières années a mené à la ruine .
Il est temps de se réveiller.
L'URSS a eu son Gorbatchev comme syndic de faillite,les Etas-unis ont -ils trouvé le leur ?
Si oui aura-t-il la poigne nécessaire?
Le défi est immense...

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