Le cas d'espionnage chez Renault paraît "sérieux", selon Eric Besson
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Les soupçons d'espionnage qui ont conduit à la mise à pied de trois cadres de Renault constituent une affaire "sérieuse", a déclaré ce jeudi le ministre de l'Industrie, Eric Besson.
Trois hauts cadres du constructeur automobile, dont un membre du comité de direction, ont été mis à pied à titre conservatoire, selon des déclarations mercredi de source proche du constructeur automobile. Le dossier concerne le programme de voitures électriques du groupe. Il menaçait des "actifs stratégiques", a de son côté précisé ce jeudi matin la direction du constructeur.
Eric Besson, interrogé sur RTL, s'est refusé à évoquer les faits dans le détail en invoquant la présomption d'innocence : "la seule chose que je puisse vous dire, c'est que l'affaire paraît sérieuse, qu'elle illustre une nouvelle fois les risques pour nos entreprises en matière d'espionnage industriel, en matière d'intelligence économique, comme on dit aujourd'hui."
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Il a expliqué avoir demandé dès mercredi aux services de Bercy "que la sécurisation du secret industriel soit renforcée dans les conventions d'aide à l'innovation que nous passons" avec les entreprises. "C'est un péril globalement pour l'industrie française. L?expression "guerre économique' là, pour le coup, parfois outrancière, est adaptée et c'est une chose à laquelle nous devrons veiller à l'avenir", a-t-il ajouté.
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