3 innovations françaises qui vont réinventer l'automobile : l'IA, l'hydrogène, les systèmes antipollution

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(Crédits : Tesla. Capture d'écran.)
L'intelligence artificielle pour la voiture autonome, les moteurs à hydrogène pour la propreté et la performance, les équipements pour réduire les émissions de polluants : les paris des équipementiers.

1 - L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, décisive

« Le terme est mal choisi, ce n'est pas de l'intelligence, c'est de l'apprentissage », corrige Guillaume Devauchelle, patron de l'ingénierie chez Valeo. Cette nuance n'atténue pas pour autant le caractère stratégique que Valeo semble accorder à l'intelligence artificielle (IA). L'équipementier automobile français en fait même un de ses axes de développement prioritaires pour ces prochaines décennies. Il vient ainsi d'ouvrir un centre de recherche fondamentale sur l'intelligence artificielle.

« Ce laboratoire doit servir à publier des études scientifiques sur ce sujet, c'est ce qui nous permettra d'attirer les talents », explique Guillaume Devauchelle.

Car il en est certain, l'IA sera la révolution de demain :

« J'ai vu la fin de la géométrie et de la règle de calcul avec l'arrivée du numérique et de l'algorithmie prédictive, aujourd'hui, je vois le numérique disparaître peu à peu avec l'avènement de l'intelligence artificielle. »

Rien que ça !Pour Valeo, celui qui maîtrisera cette technologie aura un avantage certain sur le terrain de la voiture autonome, considérée comme le plus gros enjeu industriel automobile des vingt prochaines années. En clair, si une voiture est actuellement capable de diagnostiquer un environnement type (vitesse, signalisation, présence de piétons ou divers obstacles...) grâce à une multitude de technologies (radars, lidars, capteurs, scanners...), elle n'est pas encore capable de prendre une décision : faut-il accélérer, ralentir, s'arrêter, klaxonner... À cela, il faut ajouter les très nombreux aléas comme la réaction du piéton (va-t-il se déporter subitement ?)... La puissance de calcul algorithmique est nécessaire mais ne résoudrait pas l'épineuse question de la prise de décision. Seule l'intelligence artificielle est capable de modéliser une typologie décisionnelle. Guillaume Devauchelle estime que le prédictif n'apporte aucune souplesse face à la diversité des cas de figure. L'IA, elle, repose sur la probabilité, réputée plus qualifiée.

Dans l'interface homme/machine

Mais pourquoi Valeo s'intéresse-t-il à l'IA ? L'équipementier automobile est le premier producteur mondial de capteurs, de radars et de caméras, pièces essentielles des dispositifs d'autonomie des voitures. Pour que ces pièces gardent une forte valeur ajoutée, il faut qu'elles s'intègrent dans un système plus vaste d'intelligence artificielle.Mais l'IA ne s'arrêtera pas là. Elle va s'étendre sur toutes les technologies de la voiture y compris la partie connectée et ainsi intervenir dans l'interface homme-machine. Valeo n'est pas le seul à intervenir dans cette technologie, mais son objectif est bien de préempter l'apport de l'IA dans son business.

2 - L'HYDROGÈNE, investissement à long terme

Il n'y a pas que l'électrique dans la vie... Il y a aussi l'hydrogène ! S'il est encore un peu tôt pour jauger de l'ampleur de ce marché à long terme, les équipementiers automobiles français ont décidé de se jeter à corps perdu dans la technologie des moteurs dits à hydrogène. Pour rappel, il s'agit de voitures alimentées par une pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène. Aussi propre qu'une voiture électrique puisqu'elle n'émet aucun gaz à effets de serre ou de particules fines (on dit même que les gouttelettes d'eau qui sortent du pot d'échappement sont potables), ces moteurs sont néanmoins plus performants grâce à une autonomie culminant à 600 km et un temps de recharge de cinq minutes à peine. Pour l'heure, seuls Toyota avec son Mirai et Hyundai avec l'Ix35 ont commercialisé des voitures à hydrogène. Et leurs prix sont encore prohibitifs.

Mais les équipementiers parient sur une baisse du prix grâce à une industrialisation de masse qui permettrait aux marques premium d'entrer dans la danse.

Faurecia fait partie de ceux qui veulent se positionner sur la pile à combustible et met les bouchées doubles. « Faurecia a l'ambition de devenir un leader dans la technologie de la pile à combustible. Étant donné son autonomie accrue et son temps de recharge rapide, nous croyons fortement en cette nouvelle énergie alternative. En outre, des unités autonomes locales de production d'hydrogène pourront également être développées d'une façon durable », avait déclaré son PDG, Patrick Koller, en mai dernier lors de l'annonce d'un partenariat avec Stelia Aerospace pour développer des réservoirs à hydrogène en fibre de carbone. Quelques mois auparavant, le groupe avait acquis Ad-venta, une entreprise qui avait créé un réservoir compact avec vanne unique en fibre de carbone.Ce virage stratégique a été une vraie pierre lancée dans le jardin de Plastic Omnium, un autre équipementier automobile français, grand spécialiste des réservoirs, qui avait, logiquement, développé un réservoir spécifique aux voitures à hydrogène.

Le réservoir, fiable et léger

Car le réservoir est extrêmement stratégique pour cette technologie puisque la pression pour contenir des dizaines de litres d'hydrogène dépasse les700 bars. L'enjeu est donc de proposer un produit fiable et aussi léger que possible. Le réservoir pourrait ainsi concentrer à lui seul une énorme part de la valeur d'une voiture à hydrogène.  Mais Faurecia veut aller plus loin. En septembre dernier, le groupe a annoncé un partenariat de recherche avec le Commissariat à l'énergie atomique pour le développement d'une pile à combustible. C'est une « nouvelle étape importante pour Faurecia dans la constitution d'une offre compétitive de pile à combustible. Nous sommes persuadés que cette technologie [...] coexistera avec les véhicules électriques à batterie », avait alors expliqué Patrick Koller. Le groupe estime que la pile à combustible pourrait représenter autour de 5 millions de voitures par an à horizon 2035 dans le monde. Un investissement à très long terme, mais très sérieusement pris en compte par les groupes français.

3 - LES SYSTÈMES ANTIPOLLUTION, une spécialité française

C'est un fait, la France s'est dotée d'une véritable expertise dans les systèmes de dépollution. Faurecia est même numéro un mondial en la matière... Avec le resserrement réglementaire des normes environnementales, l'avenir paraît radieux. Ainsi, l'Europe va imposer le filtre à particules sur les motorisations essence à injection directe. Une aubaine pour Faurecia, leader du secteur, qui craignait de voir les ventes de ce produit décliner avec celles des voitures diesel ! Plus encore, le marché automobile chinois se convertit peu à peu à des normes antipollution drastiques.

En juin dernier, Patrick Koller a décidé de se renforcer en déployant un plan stratégique spécifique à cette branche baptisée Faurecia Clean Mobility. Ce plan vise un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros en 2030 avec une rentabilité de 15 %, soit le double de celui d'aujourd'hui.

« Faurecia bénéficie d'un solide portefeuille de technologies et d'innovations permettant d'augmenter le contenu par véhicule pour les voitures particulières, les véhicules utilitaires et les 3 camions », avait expliqué le PDG de Faurecia devant un parterre d'analystes réunis à Londres.

De fait, l'entreprise propose toute une panoplie d'équipements innovants pour réduire les émissions de polluants comme ces récupérateurs de chaleur perdue à l'échappement et transformée en énergie (l'EHPG et l'EHRS).

Faurecia compte également beaucoup sur l'ASDS, une sorte de SCR - système qui permet de neutraliser les particules fines à travers une vaporisation d'urée - sous forme de tubes et destinés aux gros véhicules (bus, camions...), y compris en seconde monte.

Avec cette technologie, Faurecia veut aller plus loin dans son business model puisque l'ASDS doit lui permettre de signer des contrats de maintenance avec des collectivités locales, ce qui apporterait des revenus récurrents.Mais il n'y a pas que Faurecia qui travaille sur les systèmes antipollution. Plastic Omnium s'apprête à devenir le numéro un mondial du SCR. Le groupe familial travaille également sur un système de cartouches cylindriques (comme l'ASDS de Faurecia) pour neutraliser les particules fines. Cela doit permettre à Plastic Omnium de toucher les gros véhicules dont on pense qu'ils devraient continuer à rouler massivement au diesel, contrairement aux voitures particulières.

Hybridation des voitures thermiques

De son côté, Valeo travaille aussi à sa façon à réduire les émissions de polluants. Avec sa solution 48V, il veut offrir une solution d'hybridation des voitures thermiques accessible. Avec cette technologie, ces voitures économisent plusieurs litres de carburant puisque le moteur est assisté dans les situations les plus énergivores (démarrage, côte, accélération...). À Las Vegas, Valeo a même présenté une voiture 100 % électrique qui ne fonctionnerait qu'aux 48 volts, une première mondiale. Enfin, le groupe emmené par Jacques Aschenbroich propose un système de gestion thermique des batteries électriques et un autre de pompe à chaleur qui doivent permettre d'optimiser la dépense et la ressource énergétique. Pas de doute, le thème de la dépollution sera un enjeu majeur pour les équipementiers automobiles français qui entendent garder le leadership en matière de volume, mais également en matière de rentabilité grâce à une politique d'innovation extrêmement offensive.

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Commentaires
a écrit le 19/06/2018 à 13:22 :
Bonjour, vous êtes quand-même au courant qu'il n'y a pas de carrières ni de mines d'hydrogène ?
Que pour faire de l'hydrogène il faut décomposer de l'eau avec de l'électricité ?
Et que pour faire de l'électricité, il faut du nucléaire (ça me va) ou... du charbon ?

J'adore les journalistes "scientifiques" !
a écrit le 30/01/2018 à 23:03 :
Hydrogene est facile a produire pour pratiquement aucune consommation de l'electricite. Eau pur est une dielectrique (e0 = 80 je crois). On creet un condensateur avec eau pur comme la dielectrique et on le charge par pas (diode pump) a haute tension: les molecules polaires s'alignent et les liens H-O se cassent - on pompe le condensateur a une harmonique de la frequence de resonance longitudinal du lien H-O exactement comme dans la sspectroscopie infra rouge et on monte la courbe de Morse pour enfin casser le lien. La dielectrique n'etant pas conducteur, pas de courant consomme - tension seulement (comme la pile C d'un tube a vide). Pas de courant de deplacement parce qu'on charge le condensateur avec un diode pump. Nous sommes "loin d'equilibre thermodynamique" donc la 2eme Loi ne s'applique pas - ca s'applique seulement a equilibrium - equilibre. Principe simple. Merci.
a écrit le 30/01/2018 à 1:48 :
L'hydrogène n'a pas d'intérêt pour les véhicules "légers" du fait de la double conversion énergétique donc pertes. C'est seulement une dépendance de rentes pour des producteurs. Les véhicules électro-solaires sont les plus pertinents à condition d'être légers et les plus aérodynamiques possible notamment. Voir la Lightyear One solaire par exemple ou en France la future Hx2 solaire parmi bien d'autres qui arrivent sur le marché.
a écrit le 29/01/2018 à 8:42 :
Il me semble qu'une pile à combustible utilise de l'hydrogène et de l'oxygène pour former de l'électricité et de l'eau (avec au passage la mise en oeuvre indispensable d'un catalyseur à base de platine!). L'eau formée, comme le gaz carbonique issue des combustibles fossiles, est donc créée à partir des éléments initiaux et n'existait pas au départ; elle va donc globalement augmentait le volume d'eau présent sur terre. Or l'eau et la vapeur d'eau qui va en découler est, de très loin, le principal gaz à effet de serre qui permet de maintenir la température terrestre moyenne autour de 15°C au lieu des -18°C auxquels nous aurions droit sans le mal nommé 'effet de serre'.
Il faut peut-être regarder à deux fois avant de sauter de joie comme des cabris sur la généralisation des piles à combustible.
Réponse de le 29/01/2018 à 13:58 :
@Jardinier - la production d'hydrogène ne sera t-elle pas obtenue à partir d'eau ? Donc pas plus d'eau à l’arrivée qu'au départ.
Réponse de le 29/01/2018 à 18:44 :
L'hydrogène peut être obtenue de nombreuses façons moyennant de l'énergie!
Par ailleurs le vrai problème de la pile à combustible, qui est un système à première vue géniale pour produire de l'électricité, est celui du catalyseur.
Réponse de le 02/02/2018 à 8:58 :
Non, on augmente pas la quantité d'eau présente sur terre avec des électrolyseurs et des piles à hydrogène, ni la vapeur d'eau, faut revoir votre physique chimie. D'autre part, le catalyseur n'est pas le problème de la pile. Il faut à peu près l'équivalent de platine présent dans 2 tuyaux d'échappement diesel pour une pile H2. Et c'est recyclable à plus de 95%. À comparer avec les dizaines de kg de lithium, cobalt et autres graphites nécessaires pour une batterie auto NMC.
a écrit le 28/01/2018 à 15:30 :
Le moteur actuel est une hérésie: on transforme un mouvement longitudinal en rotation. Une turbine est bien plus performante; et versatile en énergie. Elle pourrait fort bien être intégrée à une voiture électrique afin de conpenser son manque: l'autonomie. Laquelle condamne son utilisation aux villes/banlieues; ce qui n'est pas le gros du marché.
Quant à la pollution, ce n'est pas avec des mesures débiles prises par Hidalgo, suivant le diktat de son dogmatique adjoint (je dirais bien qui la tient par...) que les choses vont s'améliorer. Ex: on bannit les autos d'avant 97: pas parce qu'elles polluent, mais parce qu'elles n'ont pas passé les tests Euro... lesquels n'existaient pas à l'époque !!! Par contre vous pouvez toujours rouler dans Paris avec votre Porsche Cayenne de l'année suivante !!!
L'IA n'est peut être rien d'autre qu'un... artifice. Et sa probabilité de révolutionner le transport est proche de zéro. Qu'on en fasse une aide à la conduite, dans des conditions idoines, ça peut se concevoir; mais garre à l'occupant qui ne se soucierait pas de ce qui se passe... Après tout, cela fait des décennies que les pilotes d'avion (bien formés, eux), ne font rien d'autre que de surveiller des instruments; avec la possibilité de reprendre la main (même si ce n'est pas toujours heureux). Un rapide sondage autour de vous révélera que quasiment personne monterait dans un avion sans pilote...
Ne pas se laisser abuser par le non pertinent "auto" mobile serait de mise.
Réponse de le 29/01/2018 à 18:30 :
"Laquelle condamne son utilisation aux villes/banlieues; ce qui n'est pas le gros du marché"

En effet ça fait un siècle que la voiture électrique existe et on est toujours pas capable de lui faire faire plus de 500 kms.

Bon vous me direz, quand on pense au moteur à explosion qui ces trente dernières années, alors que l'informatique a explosé, n'a absolument rien inventé si ce n'est, un petit peu, pour le diesel.

Plus le domaine économique est gros et compromet de puissances financières et bizarrement moins les innovations s'y bousculent alors que ce n'est pas l'argent qui manque hein, bon il est dans les paradis fiscaux essentiellement mais il y en aurait largement assez pour diviser par deux la consommation des véhicules au moins.
a écrit le 28/01/2018 à 11:59 :
Après avoir lu le livre de Guillaume Pitron sur la guerre des terres rares et des métaux technologiques et après avoir fait un calcul de coin de table pour savoir si ça valait le coup d'investir dans une Zoe comme deuxième voiture, je vais en rester pour l'instant à mon bon vieux diesel.
Il manque une rupture technologique pour éviter de dépenser l'énergie stockée dans les batteries essentiellement pour déplacer les dites batteries. Id pour la pile à hydrogène.
Pour en revenir au sujet des innovations, les fournisseurs français sont effectivement bien placés et sont en position de force. Pourvu que ça dure et qu'on ne délocalise pas ce savoir pour gagner un pouième d'euros.
Réponse de le 30/01/2018 à 1:57 :
@ Mjj : Dans Techniques de l'ingénieur, il a été répondu à Guillaume Pitron qui commet pas mal d'erreurs. Voir "ElectricGate » : la voiture électrique est-elle vraiment un leurre énergétique ?"
a écrit le 28/01/2018 à 11:56 :
Je vois que mon commentaire a été supprimé.
Il me parait dommage que les journalistes soient les courroies de transmission des grands groupes industriels. La vérité fache.... Evidemment c'est eux qui vous financent.
a écrit le 28/01/2018 à 7:51 :
La pile a hydrogène est absurde car il faut beaucoup d’énergie pour le fabriquer. C'est aussi très dangereux à stocker. Il existe déjà depuis quelques années des piles au gaz. On sait stocker dans nos voitures (GPL), nous avons le réseau de distribution adapté et les réserves mondiales sont énormes. Nous avons même en France d’anciennes mines qu'on pourrait utiliser pour récupérer du gaz, voir le stocker.
Réponse de le 28/01/2018 à 10:15 :
Non M. Dingo, la pile à combustible n'est absolument pas absurde. Il y a déjà trois constructeurs qui commercialisent cette technologie (Toyota, Honda et Hundaï). Pas en France bien sûr car nous n'avons pas de stations d'hydrogène...
Quant au GPL, ce n'est qu'une variante du moteur thermique avec le diesel et l'essence, et à long terme (20 à 30 ans?), cette technologie sera condamnée car émettant directement du CO2.
La voiture électrique est l'avenir de l'automobile sans l'ombre d'un doute. Plus aucun constructeur, spécialiste du sujet ne le contexte. Il n'y a qu'à voir les sommes énormes que les constructeurs se mettent à investir dans ce domaine (Mercedes investit 10 milliards de dollars dans les 5 prochaines années!). Même les pétroliers commencent à s'intéresser à la chose (Total vient de racheter Saft pour 950 millions de $!). Mais cette technologie ne décollera vraiment lorsqu'on saura stocker de manière efficace l'électricité. Le système "H2 + pile à combustible-" est un voie possible, parmi d'autres (batteries, super-condensateurs,...).
Réponse de le 28/01/2018 à 17:24 :
l'EDF et son reseau de distribution medriocre n'ont pas les moyennes de s'adopter au transition d'un parc des voitures electriques.
a écrit le 27/01/2018 à 19:57 :
L'innovation technologique est en effet très intéressante tant pour l'économie que pour l'évolution de notre confort et de notre bien-être général, mais d'un point de vue de la gestion responsable des déchets industriels et domestiques, là le sujet est pas mal plus dramatique et urgent à traiter.

On n'a qu'à voir ce que l'industrialisation accélérée dans les pays du BRIC a créé comme environnement calamiteux pour l'humain et le monde vivant, pour constater ce que les pays industrialisés occidentaux ont produit et enfouit depuis plus d'un siècle.

Comment les pays riches devraient donner l'exemple, et pas seulement faire des discours creux et proposer des plans d'action qu'à l'usage des autres ?

Je souhaite de voir un jour des produits tout à fait utiles et innovateurs mais qui sont conçus pour être entièrement recyclables et ré-usinables. Et même si Noël est déjà passé, je souhaite aussi que l'on investisse massivement à recycler et à réutiliser tous ces produits électriques et électroniques de consommation courante... quitte à infliger une taxe absolument décourageante d'acheter des produits neufs conçus pour être rapidement obsolètes.

Mais, avant tout, je souhaite que l'être humain évolue vraiment, non seulement son logiciel doit être mis-à-jour plus fréquemment mais, parfois il serait sage de faire un ré-usinage complet de son disque dur... si cela est possible.
Réponse de le 27/01/2018 à 20:37 :
Je suis partisan d'une pause dans l'évolution débile des technologies dont les version d'aphone sont un paroxysme, avec obsolescence littéralement programmée pour pousser à l'achat de the next best thing.
Ils veulent mettre des bidules électroniques dans tout même les frigidaires, ils veulent pouvoir parler à leurs cafetières, les bagnoles bien sur mais là techniquement c'est légitime on peut pas faire sans un minimum de bidules embarqués.
On va passer des guerres du pétrole aux guerres des terres rares.
Mais pour arrêter ça il faudrait des comportements coopératifs entre états, j'en suis venu à la conclusion qu'il fallait un gouvernement mondial ! Et là c'est le drame...
Réponse de le 28/01/2018 à 9:55 :
@ adler
J’aurai une tendance certaine à partager votre opinion. En effet une pause serait nécessaire dans l’évolution technologique. Le stade actuel des technologies proposées, dans le domaine de la vie courante, est très suffisant pour nous permettre de bien vivre. Quant au gouvernement mondial, c’est une autre histoire, l’exemple de ce qui se passe en Europe depuis 20 ans n’engage pas à espérer ce type de structure politique.
a écrit le 27/01/2018 à 19:51 :
Il est plus que temps de développer l'hydrogène car le prix de revient à énergie équivalente est bien inférieur à celui de l'essence et du gasoil: ce n'est qu'une question de projet industriel.D'autre part la pollution particules fines/oxydes d'azote entraine plusieurs milliers de morts par an, des dizaines de milliers d'asthmatiques et sans doute d'allergiques rien que pour la France, sans parler d'un coût de 100 milliards d'euros par an; je ne fais que citer les chiffres d'une commission d'étude du sénat. Ne rien faire est suicidaire.
La conversion des combustibles fossiles permet aussi de répondre à la question du réchauffement climatique et d'avoir aucun accroissement de température à échéance 2040.
Réponse de le 28/01/2018 à 15:07 :
On ne parlait pas de lobbies pétroliers un peu plus tôt ? Apparemment, ils ne sont pas les seuls !!!
a écrit le 27/01/2018 à 16:48 :
Tiens c'est marrant vous avez enlevé francaises dans innovations francaises sur la page principal mais pas dans le titre de l'article.

L'IA une innovation francaise ? non non
shttps://www.dailymotion.com/video/x6db022
a écrit le 27/01/2018 à 14:59 :
Bien sûr que la technologie hydrogène à un avenir. Hors agglomération surtout, car pour le véhicule tout électrique, la recharge est et restera pour un temps encore, trop longue. L’avantage hydrogène c’est la rapidité des « pleins », et la tenue en puissance. Ces technologies n’ont pas échappé aux japonais et coréens qui sont bien en avance sur nous. Mais d’autres secteurs d’activité vont se dotér de ce système La DCNS travaille sur ce projet depuis quelques années :
https://www.meretmarine.com/fr/content/dcns-devoile-un-nouveau-sous-marin-oceanique-dote-de-piles-combustible
https://www.meretmarine.com/fr/content/dcns-releve-le-defi-des-piles-combustible-de-seconde-generation
A savoir également que TotaL , Alstom, Air Liquide, Engie, EDF, s'intéressent de près au sujet. De même qu'une myriade de PME, à un stade plus ou moins avancé : McPhy Energy, Powidian, SymbioFCell, Areva H2Gen, Atawey, Pragma, PaxiTech, Ergosup, Sylfen...
Réponse de le 28/01/2018 à 12:52 :
EXAT??? L hYDROGENE ET UNE ENERGIE D AVENIR NON POLUENTE ET SILENCIEUSE ? SUR LA REGION ISERE L AIR LIQUIDE A BIEN AVANCE SUR LE SUJET? ET DES TRANPORTS EN COMMUN ET DES EMTREPRISES ROULENT DEJA A L HYDROGENE???
Réponse de le 28/01/2018 à 13:03 :
Je pense que le développement d’une technologie vraiment nouvelle et son implantation à grande échelle viendra d’un pays développé mais qui est aussi très dépendant de ses importations d’énergie... le Japon et la Corée du Sud correspondent à ces critères. Alors oui, je crois que ces nouvelles énergies ont beaucoup d’avenir... et leur développement devrait s’accélérer avec la pression des prix à la hausse des énergies fossiles et la pression des consommateurs qui veulent des produits plus propres et recyclables, moins énergivores et moins chers. Alors là, on sera vraiment dans la 4ème révolution industrielle.
a écrit le 27/01/2018 à 14:42 :
Chaque année, on nous sort des "innovations révolutionnaires françaises", mais une auto reste une auto, faut pas s'attendre ou nous vendre des miracles ! Toujours la meme chose, les gens se lassent et n'y croient plus. C'est fini , allez vendre vos miracles ailleurs.
a écrit le 27/01/2018 à 14:23 :
Difficile de prédire l’avenir de l’automobile.
Le marché reste très encore très répétitif, même si des revirements sont en cours chez tous les constructeurs. Cela va devenir une course poursuite à l’innovation.
Il y a quelques décennies tout le monde pariait sur l’aérodynamisme, l’allégement des véhicules et la réduction de la vitesse et de la consommation, et on se retrouve avec des quantités de SUV de 4x4, de véhicules de forte puissance et de suréquipements. Tout cela dans un contexte de réduction volontaire ou involontaire des vitesses de circulation et d’augmentation globale de pollution. Il y a là quelques contradictions bien humaines que le marketing sait parfaitement exploiter.
Les autres habitants de la planète ayant tout autant le droit de rouler en grosses berlines que nous, il n’y a pas de raison pour que le modèle ne s’exporte et s’amplifie.

La régulation de la pollution peut aussi être obtenue par la taxation des énergies les plus polluantes, mais cela implique aussi qu’il y ait une forme d’universalisation de ces taxes, ce qui ne semble pas encore faire l’unanimité.

La solution passera donc par le développement des technologies décrites dans l’article, à conditions qu’elles soient concurrentielle. Quoi-que, je ne crois pas beaucoup au développement des piles à combustible mobiles, le risque est évident et il faudrait déjà inventer des réservoirs indestructibles avant d’envoyer des prototypes dans la nature. L’hydrogène (ou autres gaz) reste par contre une piste intéressants et déjà ancienne pour stoker en sous sol de grandes quantités d’énergie (https://www.ineris.fr/sites/ineris.fr/files/contribution/Documents/stockage-souterrain-hydrog%C3%A8ne-1468824082.pdf), mais tout cela est du ressort des énergéticiens.

Côté mobilité, l’apport des moteurs électriques sous diverses formes, ainsi que des batteries de stockage d’électricité seront essentiels. Dommage qu’on n’ait pas plus investi dans ces domaines, puisque pour les brevets, c’est maintenant que cela se joue.
Côté mix-marketing il serait intéressant de suivre les stratégies de Tesla et de Renault, qui essayent de combiner le "nice to have", le "must have" et le « low cost ».
Intéressante l’audition de Carlos Ghosn à l’Assemblée Nationale : http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/les-vehicules-autonomes-y-est-et-ca-va-etre-massif-assure-carlos-ghosn
qui semble toujours avoir une longueur d'avance en termes de stratégie.
Réponse de le 27/01/2018 à 20:20 :
Intéressant commentaire.

Pour y mettre mon grain de sel, même si on dit que le sel est mauvais pour les artères, j'ajouterais que beaucoup d'innovations technologiques se heurtent, en général, à des industries puissantes et déjà bien établies.

Le moteur-roue ou le moteur à eau sont des innovations qui se sont très rapidement confrontées aux lobbys des producteurs pétroliers, et les États en bon apôtre, ont baissé la tête sans vouloir (ou pouvoir) réagir.

Il est vrai qu'aujourd'hui les innovations sont extrêmement rapides et les nouveaux joueurs ont non seulement de l'imagination et de l'ambition mais ont aussi des capitaux absolument faramineux. De nouveaux oligopoles se créent sous nos yeux... sans savoir si cela sera vraiment bénéfique au plus grand nombre... ou à une nouvelle élite.
Réponse de le 29/01/2018 à 8:58 :
Je réponds à Wemopachi sur le "moteur à eau" que les méchants pétroliers camouflent depuis des années!!!
Je suis surpris de voir qu'il y ait encore des gens capables de penser cela. Le moteur à eau relève de l'utopie et va contre les lois de la chimie. L'eau est une molécule parmi les plus stables qui existent. C'est pour cela qu'il y en a autant sur notre planète. Casser la molécule d'eau ne libère pas de l'énergie qui pourrait servir à une voiture pour se mouvoir par exemple, mais à l'inverse demande une énorme énergie.
Donc croire que le moteur à eau pourrait exister relève d'une croyance, style la terre est plate, la théorie de l'évolution n'existe pas car le Tout Puissant a créé ex-nihilo notre planète et tout ce qui l'habite telle qu'elle est au aujourd'hui, etc...
Réponse de le 29/01/2018 à 21:56 :
@ JLB

Simple cours de chimie élémentaire que j'ai appris il y a fort longtemps...

Résumons-nous : eau + électricité = électrolyse et qui produit à la fois de l'oxygène et de l'hydrogène.

Un électrode avec l’hydrogène, envoyez ce gaz dans le premier bac de la pile... et de l'autre côté un électrode avec l’oxygène dans le même bac.

Branchez un moteur entre les deux électrodes.... et ça tourne !!!
a écrit le 27/01/2018 à 12:15 :
Pour lutter contre la pollution, c'est le top, par contre pour la sécurité c'est pas gagné.
a écrit le 27/01/2018 à 11:51 :
Produire des centaines de millions de nouveaux véhicules pour remplacer le parc existant n'a rien de durable par définition ...
Ce problème n'a pas de solution si l'on se projette avec le modèle actuel, à savoir produire le plus possible puisque l'effet rebond va immédiatement anéantir le progrès apporté par les innovations technologues.
Il faut moins de voitures.
a écrit le 27/01/2018 à 11:50 :
Ben oui bien sûr le moteur à hydrogène, pourquoi on y a pas pensé plus tôt ?

"Histoire de la voiture à Hydrogène" http://voiturehydrogene.net/histoire-voiture-pile-combustible/

"Avec cette technologie, ces voitures économisent plusieurs litres de carburant puisque le moteur est assisté dans les situations les plus énergivores (démarrage, côte, accélération...)"

Ce serait bien d'avoir des chiffres sérieux svp, parce que le moteur hybride, technologie que doivent le mieux apprécier les pétroliers, ça n'a quand même pas trop l'air convaincant, deux techniques polluantes sur un seul véhicule ça commence pas à faire beaucoup quand même là ?

Quant à l'IA, c'est la nouvelle rengaine des médias de masse, comme l'hydrogène, comme le moteur électrique qui ont des décennies, autant dire qu'entre le moment où ils en parlent et le moment où on la verra devrait se passer plusieurs dizaines d'années. Il y a la théorie, les industriels investissent dans la r et d et la pratique les financiers préférant investir dans la rente.

Tant que le lobby pétroliers commanderons les politiciens les innovations seront freinées des deux pieds.
Réponse de le 27/01/2018 à 12:42 :
Avez-vous une idée de combien de technologie à été capitalisée sur le moteur thermique.
Pour rendre le moteur hydro au moins aussi efficace il va falloir des dizaine de milliards de R&D et plusieurs années.
Faurecia se place aujourd'hui sur un marché à 10 ans,
C'est stratégique pas immediat.
J'aimerais que l'on arrête de considérer que la techno est une variable d'ajustment.
Une trajectoire technologique ca s'ajuste, mais ca coute super cher.
Réponse de le 27/01/2018 à 18:33 :
"Avez-vous une idée de combien de technologie à été capitalisée sur le moteur thermique"

Vous parlez du moteur à explosion ? Je connais très bien et il a très peu évolué ces trente dernières années, donc si vous avez des chiffres c'est avec grand plaisir que je les lirais hein...
a écrit le 27/01/2018 à 11:45 :
Bien sur rien sur la pollution des freins.Une solution Française breveté existe que les chinois vont acquerir...
Alors messieurs les journalistes sortez de votre confort et de vos trous de souris , les vrais progres ne sont pas toujours chez les grands acteurs. Voir l'histoire de l'allumage electronique et bien d'autres... Mais il faut du courage
a écrit le 27/01/2018 à 11:40 :
Cette voiture autonome, c'est sûrement l'avenir mais , ce n'est pas franchement marrant
de se retrouver dans une voiture de ce type. Pour les fans de conduite, il reste quelques années pour titiller le volant et faire tourner la mécanique.
a écrit le 27/01/2018 à 11:20 :
Mon experience de terrain (2 Kangoo EV, bientot une Zoe) me convainq que l'H2 n'a qu'un avenir tres limité lié à des usage bien specifiques mais certainement pas dans le transport grand publique.
La batterie electrique qui assure 400-500 km de vraie autonomie, et qui se repand à partir de cette année, permettra la generalisation de la voiture électrique pure et simple, avec ses couts d'entretiens infinitésimaux.
a écrit le 27/01/2018 à 11:11 :
IA !
on dirait le cri du cowboy chevauchant sa nouvelle monture...

Le monde anglo saxon, who knows better it seems, distingue la AGI ou general purpose AI de la plus spécialisée AI qui mime des processus cognitifs spécifiques.
Et c'est un sujet qui remonte au milieu du 20ème siècle, hardly a perdreau de l'année.
Réponse de le 27/01/2018 à 17:26 :
Plutôt que de nous tartiner votre incapacité chronique à écrire comme une personne civilisée... vous devriez tenter de suivre quelques cours pratiques d'alphabétisation qui sont offerts gratuitement aux réfugiés culturels de la langue française.
Réponse de le 27/01/2018 à 19:36 :
Je comprends votre sentiment d’infériorité Urgo, en effet ça urge !
Réponse de le 27/01/2018 à 19:37 :
Vous confondez civilisé et normalisé comme les pots de yahourt que vous êtes... monsieur convenant!
a écrit le 27/01/2018 à 10:20 :
En complément du commentaire de JLB j’ajoute que la France est même très loin d’être un leader dans le développement du vecteur énergétique hydrogène (ce serait même plutôt un suiveur lointain).

Non pas à cause des industriels qui eux s’y intéressent beaucoup mais du manque de suivi des avancées technologiques (internationales) par des politiques ignorants des impulsions nécessaires à toute évolution industrielle importante, comme la mobilité urbaine propre.

En revanche étant, hélas, le pays le plus important promoteur du diesel, il parait effectivement normal d’être en contre partie un champion des systèmes anti-pollution qui en sont la conséquence logique.
Réponse de le 27/01/2018 à 11:00 :
"En revanche étant, hélas, le pays le plus important promoteur du diesel, il parait effectivement normal d’être en contre partie un champion des systèmes anti-pollution qui en sont la conséquence logique."


Hélas, le VWgate est bien alllemand lui ...
Réponse de le 27/01/2018 à 11:25 :
Tout à fait d'accord avec ARL.
Nous sommes très en retard sur la filière hydrogène par rapport à l'Allemagne, au Japon par exemple.
Les autorités politiques françaises ont en général une très faible formation technique, ce qui en soi peut se comprendre, mais surtout sont plus intéressées par la politique politicienne (quoi dire pour gagner les élections) que par l'approche raisonnée et factuelle des développements technologiques.
La presse ne les aident pas car beaucoup d'articles touchant à des domaines techniques/technologiques sont très approximatifs, ou biaisés, ou sans aucune valeur ajoutée... Il n'y a qu'à voir comment la presse a réagi lorsque le Gouvernement précédent annonçait vouloir réduire la part du nucléaire à 50 % dans la production d'électricité en 2025, alors que c'était une idiotie énorme, complètement irréaliste. Même maintenant la plupart des articles que je lis ne comprennent encore pas pourquoi c'était une idiotie...
Réponse de le 27/01/2018 à 12:15 :
Précision à Léon,
La fraude est un sujet très différent qui n’est pas l’objet de ce post plutôt dédié à commenter les mérites et inconvénients de certaines options technologiques et au passage corriger des affirmations erronées de l’article. Mais puisque vous en parlez, pourquoi cibler VW car il semble que les constructeurs français et d’autres encore, ne soient pas restés derrière la « porte » et exempts de reproches?
Réponse de le 27/01/2018 à 20:44 :
@ ARL

Je suis d'accord avec vos propos qui sont sensés et nuancés...

@ JLB

Vos propos méritent d'être plus présents sur ces forums.

@ Léon

La seule raison pourquoi Renault et PSA ne sont pas poursuivis c'est que l'État Français en est actionnaire !

Je m'abstiens de commenter d'autres interventions qui ne sauraient mettre un sérieux discrédit sur les capacités cognitives de certains.
Réponse de le 28/01/2018 à 11:56 :
@ Roccovichi,

L’état actionnaire, dans l’espoir de défendre ses intérêts privés peut en effet essayer de retarder l’échéance comme vous l'affirmez (personnellement je n’en sais rien) et la justice française, par son inefficacité d’un autre âge, allonger encore plus le délai (ça c’est un fait récurrent).

Les constructeurs français passeront alors peut-être eux aussi un jour sur le grill ... sous réserve qu’ils soient finalement et légalement jugés coupables, puisque la presse n’accuse toujours qu’au conditionnel.

Réf : http://auto.bfmtv.com/actualite/psa-risque-5-milliards-d-euros-d-amende-pour-moteurs-truques-1251956.html
a écrit le 27/01/2018 à 10:12 :
"Il n'y a pas que l'électrique dans la vie... Il y a aussi l'hydrogène !"
l'électrique à batterie, parce que la pile à combustible fabrique de l'électricité, et le moteur est électrique, pas à hydrogène/oxygène (ça serait plus ""simple"", moteur thermique avec H2 au lieu du GPL).
Le vélo à hydrogène(vs pile à combustible) il est vers 5000€, je crois. Pas encore accessible à tout un chacun.
Réponse de le 27/01/2018 à 11:12 :
L' hydrogène, lorsqu'il est associé à une pile à combustible, n'est que moyen de stockage de l'électricité, tout comme les batteries.
Quand on a de l'hydrogène stockée dans une voiture, il y a deux façon de l'utiliser:
- soit on l'oxyde en eau et électricité dans une pile à combustible (rendement de 50 à 60 %) puis on alimente les moteurs électriques avec l'électricité généré.
- soit on l'oxyde avec l'oxygène de l'air dans une chambre à combustion, comme on fait avec l'essence. Des constructeurs étaient partis dans cette voie il y a 15 ans et plus (Mercedes par exemple). Cette voie est idiote car les rendements d'un moteur thermique à essence ou a hydrogène sont minables (de l'ordre de 30 %) et a été abandonnée.
a écrit le 27/01/2018 à 8:06 :
Désolé de devoir être encore très critique sur votre article, mais le titre est absolument faux. La pile à combustible, inventée il y a des lustres, n'est pas une innovation française. C'est complètement ridicule...
Vous auriez du parler de "développement" et non pas d'innovation.
Réponse de le 27/01/2018 à 16:52 :
Bonjour, en effet un moteur à combustion interne a un rendement très faible de l'ordre de 35% (jusqu'à 45 pour les meilleurs récents) mais il utilise directement l'hydrogène et ne subit pas les pertes d'énergie liée a la pile à combustibles qui a un rendement de 50-60% si l'on enlève encore à ça le rendement du moteur électrique on se rapproche du rendement d'un MCI surtout qu'une voiture équipée d'une pile à combustible est bien plus lourde, bien plus chère à cause de la platine qu'il faut pour les fabriquer. Une fois qu'on a fait le tour une voiture avec pile a combustible n'est pas moins polluante car elle nécessite l'extraction de certains métaux, combiné au moteur électrique qui nécessite beaucoup de cuivre donc qu'il faut aussi extraire et acheminer sur les lieux de production sans compté que certain des métaux qui les composes commence à se faire rare ce n'est donc pas une méthode durable comme le moteur électrique en general.
Réponse de le 28/01/2018 à 7:57 :
Tu oublis aussi la grosse perte de rendement de la fabrication de l'hydrogène, car c'est une gaz qui n'existe pas à l'état naturel. Il faut le fabriquer.
Réponse de le 28/01/2018 à 9:58 :
Le système "pile à combustible + moteur électrique" a un meilleur rendement que le système "moteur thermique consommant directement de l'H2".
Le premier a un rendement intégré de 0,55 * 0,90 soit de 50 % environ, car les moteurs électriques ont un excellent rendement (90 % environ).
Un moteur thermique diesel (meilleur rendement qu'un moteur essence) a au mieux (moteur réglé au quart de poil, régime optimal correspondant au régime du couple maximal) un rendement de 40 % en sortie de vilebrequin. Mais on n'est jamais en permanence au régime optimal dans la vie courante! C'est pour cela qu'en moyenne, le rendement atteint, en conduite pépère, les 20 à 25 %, allez disons 30 % pour être gentil (les spécialistes prennent 15 à 20 % pour les moteurs essence). On est loin du système "pile à combustible + moteur électrique".
A noter que je travaillais dans la société pétrolière qui avait un accord avec Mercedes lorsqu'il y a 15 ans environ, nous avons essayé de développer le moteur thermique consommant de l'hydrogène. On a rapidement abandonné...
Quant au platine utilisé comme catalyseur dans les piles à combustibles, il est en voie de substitution par d'autres métaux. Et il en faut bien moins que le Lithium dans les batteries de voitures électriques.
Donc la technologie pile à combustible pour le transport n'est pas à éliminer, même si elle est plus compliquée que la voiture sur batteries.
Réponse de le 28/01/2018 à 9:58 :
Le système "pile à combustible + moteur électrique" a un meilleur rendement que le système "moteur thermique consommant directement de l'H2".
Le premier a un rendement intégré de 0,55 * 0,90 soit de 50 % environ, car les moteurs électriques ont un excellent rendement (90 % environ).
Un moteur thermique diesel (meilleur rendement qu'un moteur essence) a au mieux (moteur réglé au quart de poil, régime optimal correspondant au régime du couple maximal) un rendement de 40 % en sortie de vilebrequin. Mais on n'est jamais en permanence au régime optimal dans la vie courante! C'est pour cela qu'en moyenne, le rendement atteint, en conduite pépère, les 20 à 25 %, allez disons 30 % pour être gentil (les spécialistes prennent 15 à 20 % pour les moteurs essence). On est loin du système "pile à combustible + moteur électrique".
A noter que je travaillais dans la société pétrolière qui avait un accord avec Mercedes lorsqu'il y a 15 ans environ, nous avons essayé de développer le moteur thermique consommant de l'hydrogène. On a rapidement abandonné...
Quant au platine utilisé comme catalyseur dans les piles à combustibles, il est en voie de substitution par d'autres métaux. Et il en faut bien moins que le Lithium dans les batteries de voitures électriques.
Donc la technologie pile à combustible pour le transport n'est pas à éliminer, même si elle est plus compliquée que la voiture sur batteries.
Réponse de le 28/01/2018 à 14:45 :
@dingo
l'hydrogène naturel ça existe.
https://www.industrie-techno.com/l-hydrogene-naturel-future-source-d-energie.42054

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