Audi laisse tomber les 24 Heures du Mans et fonce sur la Formule-E

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Audi a annoncé mercredi l'arrêt de sa participation aux 24 Heures du Mans et au Championnat du monde d'endurance pour porter ses efforts sur la Formule E, le championnat des voitures électriques dans lequel il s'alignera l'an prochain. Audi se retire de l'ensemble du championnat dit d'endurance, WEC, qui regroupe une série de neuf autres courses de 6 heures et qui se déroulent partout dans le monde (Silverstone, Mexico, Bahrein, Shanghai...). La marque avait remporté 13 des 18 dernières éditions des 24 Heures du Mans, seule course à durer plus de 6 heures, la plus prestigieuse des courses d'endurance dans le monde.
Le constructeur allemand, éclaboussé par le scandale du "Dieselgate" dans le sillage de sa maison mère Volkswagen, a comme elle opéré un tournant stratégique vers la voiture électrique et la conduite autonome.
Après le scandale des tests antipollution truqués sur ses moteurs diesel et ceux de VW, Audi s'est fixé comme objectif de porter à 25% la part des véhicules à zéro émission dans ses ventes à l'horizon de 2025.
Audi, qui publiera vendredi ses résultats du troisième trimestre, a démenti un article du journal Handelsblatt chiffrant à 300 millions d'euros par an les économies réalisées avec le retrait du Championnat du monde d'endurance. Une source a évoqué une économie annuelle de près de 100 millions d'euros.
La filiale haut de gamme de Volkswagen a mis de côté plus d'un demi-milliard d'euros pour couvrir les coûts du scandale des tests d'émission truqués et du possible rappel de véhicules équipés d'airbags de Takata.
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Son retrait laisse seulement deux constructeurs en lice pour le Championnat du monde d'endurance (WEC), Porsche, vainqueur des deux dernières éditions avec des moteurs hybrides, et Toyota.
La décision d'Audi renforce en revanche l'attrait de la Formule E, qui a déjà séduit les allemands BMW et Mercedes ainsi que Renault, Citroën, Jaguar et l'indien Mahindra.
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"Je suis surpris comme tout le monde", a dit à Reuters Alejandro Agag, le patron de Formula E, lancée en 2014, alors qu'une course a eu lieu à Paris en 2016 pour la première fois. "C'est la confirmation que la Formule E va dans la bonne direction."
(Avec Reuters)
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