Automobile : les emplois d'Opel en Allemagne sont garantis jusqu'à 2023

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Pas de licenciements secs jusqu'à 2023. Sur les 19.000 salariés d'Opel (groupe PSA) en Allemagne, quelque 3.700 doivent quitter l'entreprise sur la base de départs volontaires.
Pas de licenciements secs jusqu'à 2023. Sur les 19.000 salariés d'Opel (groupe PSA) en Allemagne, quelque 3.700 doivent quitter l'entreprise sur la base de départs volontaires. (Crédits : Ralph Orlowski)
Opel (filiale de PSA) et le syndicat IG Metall sont tombés d'accord mardi 29 mai sur un plan de restructuration qui garantit la quasi totalité des emplois du constructeur en Allemagne jusqu'en 2023. Les réductions d'effectifs sont limitées à 3.700 sur la base de départs volontaires et les hausses de salaires repoussées à 2020. En contrepartie, le constructeur s'est engagé à investir dans ses usines allemandes, notamment à Eisenach qui a obtenu la production du Grandland X et sa version hybride.

Fin du conflit chez Opel. À la suite de l'accord conclu mardi 29 mai entre la direction d'Opel, filiale du français PSA et le syndicat de la métallurgie IG Metall, les salariés de plusieurs sites de production allemands auront leur emploi garanti jusqu'à 2023. Il est convenu que sur les 19.000 salariés du groupe en Allemagne, quelque 3.700 doivent quitter l'entreprise sur la base de départs volontaires. Selon le constructeur, ils seraient déjà 3.500 à avoir signé un accord en ce sens. Les licenciements pour les postes restants à supprimer sont donc exclus jusqu'en juillet 2023.

La Grandland X et sa version hybride produites à Eisenach

À l'issue d'âpres négociations, le constructeur automobile s'est engagé à réaliser des investissements - budgétisés sur chaque site -, et à développer des projets dans les trois sites de production d'Open en Allemagne. C'est le cas en particulier sur le site d'Eisenach, en ex-RDA. La plus petite usine d'Opel obtient la production du modèle SUV Grandland et sa version électrisée dès la mi-2019. Les suppressions d'emplois se limiteront à 450, selon IG Metall qui craignait encore il y a quelques jours une dévitalisation progressive du site.

À Rüsselsheim, coeur historique de la marque, outre les activités déjà en cours, une série de véhicules à essence pour PSA vont être développés, selon le constructeur.

En contrepartie de ces garanties, les salariés ont accepté que les augmentations prévues en vertu de la précédente convention collective de l'industrie soient repoussées jusqu'en 2020.

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Opel manifestation à Eisenach

[Le ministre-président de Thuringe Bodo Ramelow, région économiquement fragile, a rencontré les salariés de l'usine d'Eisenach sous la menace d'une fermeture, le 24 avril 2018. Cliquez sur la photo pour l'agrandir. Crédit : Reuters/Kai Pfaffenbach]

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Viser un retour à la profitabilité d'Opel d'ici 2020

Cet accord signe la sortie de crise pour Opel qui était engagé dans un bras de fer avec les représentants des salariés. IG Metall accusait PSA "de chantage" à cause du flou entretenu sur les investissements et la production dans les sites allemands, et menaçait encore la semaine dernière de durcir le conflit.

Dans un communiqué, le président du directoire Michael Lohscheller a estimé que cet accord contribuerait à l'amélioration de la compétitivité d'Opel, qui essuie des pertes depuis des années. PSA, qui a racheté le groupe à l'été 2017 pour 2,6 milliards de dollars à Général Motors, avait exigé un plan de redressement afin que le constructeur soit rentable d'ici à 2020. Selon nos confrères du Monde, le Pdg d'Opel mise sur un retour à "une marge opérationnelle sur l'activité automobile de 2% d'ici à 2020 et de 6% en 2026".

"Nous nous tournons vers l'avenir après avoir respecté notre engagement de ne pas fermer de sites et de ne pas procéder à des licenciements secs", a-t-il dit.

(avec AFP et Reuters)

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