Faurecia cède ses pare-chocs à Plastic Omnium

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Faurecia veut accélérer ses investissements dans ses activités à forte valeur ajoutée, tandis que Plastic Omnium veut se rapprocher des clients Premium.
Faurecia veut accélérer ses investissements dans ses activités à forte valeur ajoutée, tandis que Plastic Omnium veut se rapprocher des clients Premium. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le montant de l'opération s'élève à 665 millions d'euros. Une opération qui permet à Plastic Omnium de grandir, et à Faurecia d'effacer sa dette.

La rumeur courait depuis longtemps. Ce lundi 14  décembre, l'équipementier automobile français a fini par officialiser ce qui se trame discrètement depuis plusieurs mois. Faurecia cède ses activités pare-choc au groupe Plastic Omnium, un autre équipementier.

Changement de taille critique

Plastic Omnium annonce un prix d'achat de 665 millions d'euros de cette branche qui représente un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros. Pour Plastic Omnium, cette opération renforce son activité dans les matières plastiques à destination de l'industrie automobile. C'est également un changement de taille critique pour Plastic Omnium puisque l'activité dite des Systèmes Extérieurs de Faurecia, devrait lui faire atteindre les 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Le groupe juge qu'elle va pouvoir se rapprocher "de ses grands clients". Lors d'une conférence téléphonique, Laurent Burelle, PDG de Plastic Omnium, a ainsi déclaré que cette acquisition permettait à son groupe de se rapprocher des clients Premium tels qu'Audi, BMW et Mercedes. Il a également annoncé être capable de doubler en 2 à  3 ans la marge opérationnelle actuellement de 3,8% (70 millions d'euros) de cette branche qui compte 22 usines dans le monde. Il a invoqué "le savoir-faire reconnu de [Plastic Omnium] dans l'organisation industrielle, l'automatisation, la robotisation, la productivité".

Faurecia fait table-rase de sa dette

De son côté, Faurecia annonce que cette opération efface la "quasi-élimination de la dette nette". Le groupe dirigé par Yann Delabrière avait annoncé la semaine dernière une opération de conversion des Océanes, transformant un emprunt obligataire en actions. Dès lors, le groupe se dit "en mesure d'accélérer ses investissements dans des technologies à forte valeur ajoutée pour ses activités" de contrôle des émissions, les sièges automobiles et les systèmes intérieurs.

En juillet dernier, Bloomberg faisait état de la rumeur d'une cession de cette activité pare-choc, mais avait avancé le montant de 450 millions d'euros. Les analystes s'attendent depuis longtemps à une telle cession jugeant que celle-ci n'était pas stratégique pour Faurecia.

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