Faurecia-Plastic Omnium : Bruxelles ampute largement l'activité pare-chocs

Bruxelles a accepté la proposition de Plastic Omnium de céder 7 sites industriels, sur les 22 que compte la branche pare-choc acquise auprès de Faurecia. Le groupe français renonce ainsi à près d'un tiers du chiffre d'affaires de cette activité.

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Pour préserver la concurrence, Plastic Omnium s'est engagé auprès de la Commission européenne à céder une partie de ses activités pare-chocs.
Pour préserver la concurrence, Plastic Omnium s'est engagé auprès de la Commission européenne à céder une partie de ses activités pare-chocs. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)

La Commission européenne a donné lundi son feu vert à l'acquisition de l'activité pare-chocs de Faurecia par un autre équipementier automobile français, Plastic Omnium, sous réserve que ce dernier cède sept installations en France, en Espagne et en Allemagne.

Plastic Omnium a proposé de céder quatre usines Faurecia produisant des pare-chocs en plastique en France, une autre en Espagne et deux usines d'assemblage en Allemagne, ce qui répondrait "à tous les problèmes de concurrence relevés par la Commission", a précisé l'institution dans un communiqué.

L'accord initial entre Faurecia et Plastic Omnium, annoncé par les deux équipementiers fin 2015, concernait 22 sites industriels.

Risque d'une concurrence limitée voire nulle

Or, "la Commission craignait que l'entité issue de la concentration ne soit pas soumise à une pression concurrentielle suffisante de la part des autres acteurs du marché de la production et de la fourniture de pare-chocs en plastique dans le nord, l'est et l'ouest de la France, en Belgique et en Espagne", selon la même source. "Le choix de fournisseurs laissé aux constructeurs automobiles aurait été très limité, voire nul".

La Commission a aussi estimé que l'opération aurait provoqué "des problèmes de concurrence sur le marché de la production et de la fourniture des +modules de face avant+ (le composant structurel se trouvant derrière le pare-chocs), des +hayons (arrières) en plastique+", entre autres, "au niveau de l'Espace économique européen".

Afin de "dissiper les craintes" quant à une position dominante, Plastic Omnium a proposé de "céder cinq usines Faurecia essentiellement consacrées à la production de pare-chocs en plastique (quatre en France, une en Espagne). L'acquisition et l'exploitation de ces installations par un tiers permettront de sauvegarder pleinement la pression concurrentielle", selon la Commission.

Un centre de R&D cédé

Selon la même source, "Plastic Omnium s'est également engagé à céder deux usines Faurecia consacrées à l'assemblage de modules avant en Allemagne, y compris le centre de recherche et de développement attaché à ces usines. La cession de ces installations garantit qu'un tiers préservera la pression concurrentielle qui, à défaut, aurait disparu à la suite de l'opération".

Faurecia, contrôlée par le groupe automobile PSA, avait signé le 14 décembre 2015 avec Plastic Omnium un protocole d'accord pour lui céder son activité de fabrication de pare-chocs et de modules de bloc avant, une transaction "basée sur une valeur d'entreprise de 665 millions d'euros".

L'activité concernée a généré un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en 2014 et emploie 7.700 personnes dans 22 sites industriels, avait à l'époque souligné Faurecia.

(Avec AFP)

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