« Réconcilier l'électrique avec l'accessibilité. » Vaste promesse. Ce mardi, Citroën a annoncé officiellement le lancement de sa nouvelle C3 en version électrique. Et ce, à partir de 23.300 euros, hors bonus écologique de 5.000 euros. Un prix imbattable pour une voiture produite en Europe, plus exactement dans l'usine de Trnava en Slovaquie. Avec ses 320 km d'autonomie et sa recharge rapide en 20 minutes, la future C3 sera disponible en précommande dès demain pour une commercialisation au deuxième trimestre 2024. Un enjeu crucial pour le constructeur puisque la C3 est véritablement son porte-drapeau, avec 5,6 millions d'exemplaires vendus depuis sa sortie. L'année dernière, elle représentait encore 45 % des ventes de Citroën.
Et le défi est d'autant plus grand que la marque aux chevrons ne va pas fort. En 2022, elle affichait une baisse de 19 % de ses ventes et ,depuis janvier, elle accuse une légère baisse de nouveau, à l'inverse de toutes les autres marques du groupe, malgré le succès de l'Ami, sa voiture sans permis. Carlos Tavares, le patron du groupe Stellantis, a laissé dix ans à Citroën ainsi qu'aux 13 autres marques du groupe pour être rentable.
Le lancement de cette nouvelle C3 électrique s'annonce comme une arme redoutable sur ce marché très prisé des citadines. Premier atout : le prix. Thierry Koskas, le directeur de la marque, l'avait annoncé en mai dernier : « Notre voiture sera en dessous des 25.000 euros ». Pari réussi, non sans d'importants efforts, avoue-t-il :