Le patron d'Opel sur le départ

Le patron du constructeur allemand Opel, Karl-Thomas Neumann, s'apprête à présenter sa démission et compte partir après le rachat du contructeur allemand par le français PSA, affirme le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître dimanche.
PSA avait annoncé début mars vouloir mettre la main sur Opel et son équivalent britannique Vauxhall, marques appartenant à l'américain General Motors, en déboursant 1,3 milliard d'euros.
PSA avait annoncé début mars vouloir mettre la main sur Opel et son équivalent britannique Vauxhall, marques appartenant à l'américain General Motors, en déboursant 1,3 milliard d'euros. (Crédits : Arnd Wiegmann)

Il va bientôt s'en aller. Le patron du constructeur allemand Opel, Karl-Thomas Neumann, s'apprête à présenter sa démission et compte partir après le rachat du contructeur allemand par le français PSA, affirme le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître dimanche. M. Neumann reste convaincu par la pertinence "stratégique" de l'alliance avec PSA mais redoute que les Français ne misent moins que lui sur la voiture électrique et concentrent toutes les décisions dans le futur groupe, assure le journal, sans citer de sources.

Contacté par l'AFP, Opel ne souhaite "commenter aucune spéculation sur le personnel". D'après la FAZ, Karl-Thomas Neumann, qui dirige Opel depuis 2013, annoncera sa démission au prochain conseil de surveillance, le 22 juin, mais ne souhaite pas qu'elle soit effective avant l'absorption par PSA attendue à l'automne.

Inquiétudes sur l'emploi

PSA avait annoncé début mars vouloir mettre la main sur Opel et son équivalent britannique Vauxhall, marques appartenant à l'américain General Motors, en déboursant 1,3 milliard d'euros. Cette acquisition doit transformer le groupe français en un champion européen et offrir un second souffle à la filiale européenne de GM, déficitaire depuis des années.

Les inquiétudes allemandes se sont jusqu'à présent concentrées sur l'emploi et le patron de PSA, Carlos Tavares, a promis de respecter les accords sociaux existants, qui incluent chez Opel un engagement à ne procéder à aucun licenciement économique dans les usines allemandes d'ici fin 2018 ainsi qu'à investir dans ces sites au moins jusqu'en 2020. Mais il ne s'est pas engagé sur la période allant au-delà.

Avec l'acquisition d'Opel et Vauxhall, que PSA espère finaliser d'ici la fin de l'année, ce sont 10 usines européennes - six sites de montage et quatre sites dédiés à la production de moteurs et autres pièces - le centre d'ingénierie de Rüsselsheim (ouest de l'Allemagne) et environ 40.000 salariés qui doivent rejoindre le groupe français.

(avec AFP)

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