Nissan : les ventes s'effondrent de 50% sur un an au Japon

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Carlos Ghosn annonçait en septembre un plan stratégique très ambitieux pour l'alliance Renault-Nissan. Mais l'affaire des certifications de véhicules par des inspecteurs non agréés par le constructeur japonais, pourrait compromettre ces objectifs.
Carlos Ghosn annonçait en septembre un plan stratégique très ambitieux pour l'alliance Renault-Nissan. Mais l'affaire des certifications de véhicules par des inspecteurs non agréés par le constructeur japonais, pourrait compromettre ces objectifs. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Les révélations sur la certification défectueuse des véhicules produits dans ses usines nippones ont fait plonger les ventes en octobre.

Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé mardi que ses ventes au Japon avaient chuté d'environ 50% sur un an au mois d'octobre en raison de la suspension des nouvelles immatriculations provoquées par les révélations sur la certification défectueuse des véhicules produits dans ses usines nippones.

Nissan, dont Renault détient 43,4%, a annoncé le 19 octobre la suspension de la production de tous ses véhicules dans ses usines au Japon après avoir constaté que certaines vérifications finales étaient toujours effectuées par des inspecteurs non agréés dans trois de ses sites.

La presse explique comment Nissan s'est enfoncé dans ses mensonges

Mais la presse japonaise a révélé que cette affaire d'habilitation des certifications était beaucoup plus grave. Car Nissan aurait falsifié des certificats pour dissimuler le fait qu'il continuait à faire certifier des voitures par des personnes non-habilitées.

| Lire : Nissan dans la tourmente d'un scandale sur les certifications de voitures

Très mauvaise publicité en plein Tokyo Motor Show

Début octobre, le constructeur avait décidé de rappeler plus de 1 million de véhicules déjà commercialisés au Japon et fabriqués entre octobre 2014 et septembre 2017, en vue de les faire contrôler de nouveau selon les règles nationales. Pour mémoire, Nissan a produit plus de 1 million de véhicules au Japon, dont 400.000 environ pour le marché national au cours de son dernier exercice fiscal 2016/17, clos fin mars.

Le coût de ce premier rappel devrait se chiffrer à environ 25 milliards de yens (près de 189 millions d'euros), avait précisé le nouveau patron, Hiroto Saikawa, début octobre.

Alors que le salon de l'automobile à Tokyo vient d'ouvrir ses portes (le Tokyo Motor Show 2017 dure du 27 octobre au 5 novembre), l'affaire est extrêmement embarrassante. Au point que le groupe a décidé de repousser de plusieurs semaines la divulgation de son plan stratégique initialement prévu le 8 novembre.

L'objectif de 240 milliards de dollars en 2022 compromis ?

Les grands objectifs du groupe pourraient être impactés. Ainsi, de ceux révélés en septembre par l'emblématique Carlos Ghosn à la tête de l'alliance Renault-Nissan, récemment rejointe par Mitsubishi, qui annonçait qu'il visait une hausse de 40% de ses ventes annuelles au terme des six prochaines années, pour atteindre le chiffre de 14 millions de véhicules en 2022...  pour un chiffre d'affaires combiné qui pourrait atteindre 240 milliards de dollars.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/11/2017 à 10:54 :
Ghosn laisse faire dans un an il fera +20% de vente au Japon après les 50% en moins actuels et il crira au rétablissement de Nissan au Japon et s'augmentera d'autant...
a écrit le 05/11/2017 à 8:20 :
Des contrôles ont été réalisés par des inspecteurs, probablement suffisamment formés, mais qui ne disposaient pas des habilitations et des agréments requis par une législation japonaise particulièrement sévère. Cela ne signifie pas que les véhicules présentent le moindre défaut !
a écrit le 01/11/2017 à 4:04 :
Avec Carlos, a Halloween. pas besoin de se deguiser. Il fait peur a lui tout seul.
a écrit le 31/10/2017 à 20:24 :
Cette affaire vient dans le cas de Renault s'accumuler avec le dieselgate, et les affaires de faux espionnages ...

Ghosn Pelatta et Tavares sont tous dirigeants dans cette période,

ils doivent être limogés de toutes fonctions de direction, et doivent être poursuivis en justice et ils doivent restituer leurs salaires exorbitants.
a écrit le 31/10/2017 à 18:26 :
Carlos va t-il diminuer sa rémuneration?😂😁😁 Mais non! Il est trop fort! 😋
a écrit le 31/10/2017 à 16:57 :
Sauf erreur qui était le pdg de Nissan jusqu'à très récemment ? Peut-être bien que ce scandale le rattrapera.

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