Recharger sa voiture électrique, juste en roulant ?

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De câbles électriques installés sous terre provoquent un champ électromagnétique: capté par une bobine et ensuite reconverti en électricité par un dispositif dont est équipé le véhicule.
De câbles électriques installés sous terre provoquent un champ électromagnétique: capté par une bobine et ensuite reconverti en électricité par un dispositif dont est équipé le véhicule. (Crédits : Kasto – fotolia.com)
Problème majeur de la voiture électrique: l'autonomie. Le gouvernement britannique a peut-être la solution: il teste un système de recharge par wifi pendant que le véhicule roule. Objectif: encourager les familles mais aussi le commerce et l'industrie à adopter ce mode de transport propre. Et devenir leader des "autoroutes électriques".

Les voitures électriques ou hybrides pourraient bientôt se passer au Royaume-Uni de longs et compliqués arrêts destinés à recharger leurs batteries. Le gouvernement britannique vient en effet d'annoncer le lancement avant la fin de l'année de l'expérimentation d'une nouvelle technologie, permettant d'alimenter les véhicules pendant qu'ils roulent sur les principales voies du pays.

L'objectif est, entre autres, celui de pallier la rareté des points de recharge, qui constitue l'un des plus grands handicaps pour le développement de ce mode de déplacement propre.

Des câbles électriques installés sous terre

Highways England, l'agence du gouvernement qui gère le réseau routier britannique, envisage en effet d'équiper les autoroutes et les principales routes nationales du pays d'un système de "transfert d'énergie dynamique sans fil". Celui-ci est constitué de câbles électriques installés sous terre qui provoquent un champ électromagnétique: capté par une bobine, celui-ci est ensuite reconverti en électricité par un dispositif dont est équipé le véhicule.

La technologie est déjà utilisée depuis 2013 en Corée du Sud: notamment dans la ville de Gumi, où elle garantit l'alimentation de bus sur un chemin de 12 kilomètres, rapporte la BBC.

Les points de recharge aussi au rendez-vous

L'expérimentation suit une étude de faisabilité de ce projet. Elle sera menée pendant 18 mois sur des voies fermées où seront répliquées les conditions de circulation des autoroutes. Si le test s'avère probant, il sera suivi par des essais sur des routes publiques.

L'objectif du gouvernement est de rendre utilisables les véhicules électriques non seulement par les familles mais également par l'industrie et le commerce, a rappelé le ministre britannique des Transports, Andrew Jones, qui a souligné:

"Le gouvernement a déjà engagé 500 millions de livres-sterling (plus de 705.000 euros, Ndlr) pendant les cinq prochaines années afin de maintenir le Royaume-Uni au premier plan de cette technologie(...)".

Highways England promet néanmoins, à plus long terme, d'installer également des points de recharge pour les voitures électriques tous les 30 kilomètres.

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Commentaires
a écrit le 28/07/2017 à 2:33 :
pourquoi ne pas utiliser le vent pour recharger les batteries a 100 km/h on déplace beaucoup d'air et cela est perdu il y a surement un moyen de s'en servir presque gratuitement qu'en penser vous
a écrit le 24/03/2016 à 20:33 :
Vous trouverez dans le site ci après :
http://electric-auto-induction-sol.cabanova.com/draft/
Un projet innovant d'alimenter les véhicules par le sol - par induction -
Courant induit dans les pneumatiques .
Je recherche des partenaires.
Cordialement
a écrit le 20/08/2015 à 1:33 :
Sur le point d'arriver et bien mieux encore car pas de perte énergétique et frais bien plus réduits sont les véhicules électro-solaires classe "Cruiser" 2/4 places qui sont les plus efficients au plan énergétique : - très bonne autonomie y compris de nuit - 10 fois moins de batterie que pour un EV classique (moins de 60 kg pour 830 km d’autonomie homologués pour l’eVe Sunswift par exemple dont 500 km la nuit à plus de 106 km/h constants) - très peu de bornes de recharges à prévoir - excellente efficacité énergétique donc également excellent bilan par le minimum de matières premières utilisées - pas d’impact sur le réseau électrique mais au contraire fourniture d’électricité possible (de 6 à 15 m2 de solaire vitrages inclus) - potentiel d’amélioration (rendement solaire, batteries etc) encore important, etc. Voir modèle commercial proche Swinburne Solar X, Immortus EVX 2 places 150 km/h 550 km d'autonomie (Australie), 4 modèles Hanergy Solar (Chine) en collaboration avec Tesla, déjà autorisées sur route Stella Solar Lux (4 places, 730 km charge pleine et 430 la nuit à plus de 100 km/h), transférable eVe Sunswift Solar 2 places : 500 km à plus de 106 km/h (140 km/h en pointe) avec une seule charge et 830 km avec solaire (test officiellement homologué par la FIA, Guiness etc), Suncruiser Solar, Solarword GT (+ d’1 million de km par tous temps), Sunriser (ThyssenKrupp / Bochum Univ), OWL (Kogakuin Univ - Japon), Lodz Solar 4 places 100 km/h 1500 km d'autonomie (Pologne), Calgary Solar, Daedalus Solar, SERVe (Solar Electric Road Vehicle = Tata et Manipal Univ. Inde), Tafe Sa, Solar Mobil Malindra, Midnight Sun XI Solar, Navitas Solar Purdue, Stanford Luminos, Rice Solar car (EU - solaire urbaine) etc. Efficacité sup. d’un facteur 12 comparé à un véhicule actuel (faible poids, tb aérodynamisme, rendement 98% des moteurs dans roues 1,5 KW, récup. d’énergie de plus de 80% au freinage, minimum de batterie = moins de 60 kg, gestion efficiente de l’énergie, excellents Cx/Cd 0,07 au mieux comparé à 0,24 pour Tesla, coef. de roulement, 6 à 15 m2 solaire avec vitrages évent. 30% rendement actuel et + etc). Jonction en cours avec les véhicules électriques encore nettement moins efficients. Plus de 60 universités de pointe concernées dans le monde (Stanford, MIT, Eindhoven, Twente, Bochum, NSW Univ, Caltech, Calgary, Purdue, Malindra etc) + retombées technos. Il y a accessoirement aussi HySolarKit ou autre (EVX Australie) qui est un kit pour convertir un véhicule à moteur classique en un véhicule hybridosolaire. Le système permet de réduire les consommations de 20 à 40% selon les usages de même que les émissions, avec un coût très faible par rapport à l’achat d’un véhicule hybride.
a écrit le 18/08/2015 à 14:11 :
Houaa , déjà ça semble techniquement complexe, le wifi pour les courants faibles oui mais pour l'énergie ... bizarre !!
Je ne mettrais pas un sou dans cette idée. Et bonjour les piétons qui vont se prendre des champs énormes. Innover oui , mais pas à tout prix
a écrit le 18/08/2015 à 11:55 :
encore une idée stupide, pour faire du buzz, faire perdre de l'argent à des investisseurs et des particuliers. il y a eu des expérimentations de captation de courant pour des tramways, ou des bus guidés, ça marche si le courant passe par contact, par induction il faudrait réduire à quelques mm l'entrefer, donc un système glissant sur le sol, cela implique un guidage du véhicule.
sans doute une idée à creuser avec les véhicules sans conducteurs.
a écrit le 18/08/2015 à 7:52 :
Intéressant mais ne serait-ce pas plus économique et plus fiable d'implanter sur le même territoire des infrastructures permettant de changer de batteries en quelques minutes à l'instar du projet qu'avait Renault il y a quelques années ?
a écrit le 17/08/2015 à 23:46 :
Mouaip, pour quelques centaines ou milliers d'auto pourquoi pas mais pour le flot énorme de plusieurs millions de véhicule c'est impensable.
Autant attendre que les centre des recherches ne subissent plus de pression afin de commercialiser les batteries à autonomie >500km.
IBM a notamment lancé le développement de batteries Lithium-air capables de parcourir plus de 1000 miles (1609Km) sur une seule charge. Des batterie Aluminium air sont également en cours de développement en Israël. Seul bémol de ces batteries il faudra les changer tous les 1600Km, elles seront donc probablement proposées avec un contrat de location. Le plein revenant hors location de batterie à environ 50$ pour 1600Km. Les batteries contenant de l'aluminium elles sont recyclable à l'infini.
Donc plus sérieusement la solution britannique est un coup d'épée dans l'eau dont l'efficacité et la pertinence scientifique et technologique me semble très discutable pour rester politiquement correct.
a écrit le 17/08/2015 à 23:23 :
chaqu un a le droit d essayer son invention revolutionnare electrique, de toute facon le wifi sont des ondes donc dangereux, mais pour des lignes rapides et unique sur les voies ferre cela peut etre rentable???
a écrit le 17/08/2015 à 21:23 :
Pour recharger des voitures en quantité, il faudrait une source primaire gigantesque (on fait comment? On achète du nucléaire en France?) D'ailleurs, pour les batteries il faudra aussi trouver une alternative au lithium qui sera très rapidement épuisé.

Les anglais ont politiquement raison de vouloir revenir au premier plan à l'occasion de ruptures technologiques. Mais je doute qu'ils aient les compétences pour les créer, sans parler de la volonté politique: ils ont déjà laissé filer des pans entiers de leur industrie au nom du libéralisme. Jaguar et Land Rover appartiennent à Tata (l'indien, pas la femme de mon oncle).

Le programme d'essai bénéficiera à quelques boîtes locales et se soldera par un rapport qui finira au fond 'un tiroir.
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Réponse de le 17/08/2015 à 22:20 :
Autant je pense qu'avec une bonne filière de recyclage, le lithium peut rester encore pour pas mal de temps la matière première des batteries, autant je ne peux qu'approuver votre propos sur les quantité d'énergie engagée. C'est un peu le défi d'un scénario (sans doute utopique?) du tout électrique : produire des quantités d'électricité immense... et disposer d'une puissance disponible prodigieuse le soir quand tout le monde branchera sa voiture!

En attendant, EDF doit-il commencer à investir dans les sociétés d'autoroute? :p
a écrit le 17/08/2015 à 18:43 :
Juste une petite correction -- 500 millions de livres est environ 700 million d'euros , et pas 700.500 euros
a écrit le 17/08/2015 à 14:12 :
Interpellé par le "wifi" (comment donc pourrait on passer de l'énergie via le wifi (lui qui en consomme) ?), j"ai lu. Bon, il ne s'agit que d'induction ou équivalent. Donc cela ne se fera pas. Les coûts d'infrastructure seraient gigantesques; la déperdition énergétique ferait frémir le plus pâle des "verts"; et se poserait rapidement la question: comment fait on payer les "clients" ? Quid de l'usager qui, bien que détenteur d'un véhicule électrique et passant sur une voie équipée, DECIDE de ne pas utiliser le service ??? Autant pour des transports en commun, sur un nombre réduit de voies, cela peut avoir de l'intérêt (il suffit de se rappeler les trolleys (la même chose, mais en filaire)), autant pour une diffusion universelle c'est "in-sensé".
Réponse de le 17/08/2015 à 15:39 :
Impossible n'est pas britannique...
Avec les bonnes fréquences (kHz ?), en système résonnant, y a moyen de passer de l'énergie d'un émetteur à un récepteur, à savoir combien et quand il roule, c'est fugace. On pourrait imaginer des bobines dans le sens de circulation pour "accompagner" les véhicules, avant de franchir la bobine suivante. Comme l'induction qui s'éteint si on ne met rien dessus (ou de l'alu, du verre), on doit pouvoir avoir de la puissance disponible sur la bobine s'il y a une demande (véhicule présent) puis la réduire faute de consommation, mais ça fait une infrastructure phénoménale. Et si les bobines font 1km de long, pas sûr que ce soit efficace (??).
Réponse de le 17/08/2015 à 16:07 :
@Photo73 Qui a dit impossible ? La fin de l'histoire, c'est que "ça ne se fera pas", simplement pour une rentabilité nulle (voire négative). Les britanniques (violés par les français à l'époque) ne feront pas 2 fois les erreurs du SSC Concorde. L'avion a existé, mais c'était une telle aberration économique, qu'il a démontré que ce type de moyen de transport n'avait AUCUN intérêt. Idem pour ce système. Autant, en lieu et place des double rails du tram parisien, il parait "jouable", autant le souhaiter universellement relève de l'inconscience. Quant à "passer de l'énergie" d'un émetteur à un récepteur par voie hertzienne... il y a plusieurs années (décennies ?) un "inventeur" devait mettre sur le marché des ampoules "sans fil"; on attend toujours... Il semble que même avec des laser, la chose ne soit pas si aisée...
a écrit le 17/08/2015 à 13:39 :
Le terme de moyen de transport "propre" est à nouveau employé. Pouvez-vous définir "propre" ?
Le chargement de la batterie, quelle que soit la technique, se fait à partir d'une source d'énergie qui produit l'électricité : nucléaire ? Gaz ? Pétrole ? Charbon ? solaire ? Vent ?
Combien de MW supplémentaires pour passer la parc automobile en hybride ou tout électrique ? Avec quels rendements énergétiques ?
L'énergie la plus propre, c'est celle qu'on n'utilise pas : le Négawatt.
Réponse de le 17/08/2015 à 14:23 :
Le "négawatt" est à l'écologie ce que l'abstinence est à la lutte contre le sida : une "solution" proposée par des gens qui sont totalement coupés de la réalité, qui ne comprennent pas grand chose mais qui pense qu'on a quand même envie d'entendre leur avis.

Donc merci de nous avoir fait part de vos mièvreries.
a écrit le 17/08/2015 à 13:28 :
C'est pas du tout du Wifi, a priori mais des fréquences relativement basses. Wifi 2GHz et qq, les transfos sous la chaussée, je suis curieux de voir leur structure (longueur d'onde de 15cm). Et que dire aux gens qui n'aiment pas être noyés sous les ondes radio à la maison, on conseille d'éviter le Wifi si pas besoin. Ajouté à la puissance à fournir, ça va devenir un four micro-ondes (2GHz et quelques, voisin du Wifi).
Ça sera plutôt le système comme les brosses à dents électriques, ou autres appareils (téléphones ?) avec une bobine d'un côté et une autre de l'autre, le couplage magnétique est optimal quand l'un est au dessus de l'autre (face à face).
Certains parlaient d'en mettre aux feux rouges.
Si c'est tout au long de la route, ça va coûter cher (mais si prévu lors de sa fabrication, peut-être plus "facile" à gérer ?) et l'électronique de commande. Permanent ça évite les complications, et ça peut faire comme les plaques à induction, en mesurant le courant consommé, on sait s'il y a un objet au dessus.
Réponse de le 17/08/2015 à 14:18 :
Vu les puissances engagées, ça risque en effet de soulever de vraies questions sanitaires.
Et d'ailleurs, quel rendement énergétique peut-on attendre de tels dispositifs?
ça ne pourra être viable que si le rendement est extrêmement élevé.

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