Pourquoi Volkswagen lorgne Europcar
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Europcar annonce un chiffre d'affaires en baisse de 50%, renonce a ses objectifs
Charles Platiau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Europcar annonce un chiffre d'affaires en baisse de 50%, renonce a ses objectifs
Charles Platiau
On en apprend encore sur l'ampleur de la mue de Volkswagen. Le groupe automobile allemand a officiellement reconnu avoir déposé une offre de reprise d'Europcar pour 2,2 milliards d'euros. Un montant jugé insuffisant par le loueur français pourtant en grande difficulté depuis la crise du coronavirus.
Cette annonce survient un an après de très fortes rumeurs sur les intentions d'acquisition du géant allemand alors qu'Europcar était frappé au plus fort par la crise et tentait de se refinancer avec un prêt garanti par l'Etat mais aussi en comptant sur le soutien d'Eurazeo, son actionnaire d'alors. Depuis, le fonds d'investissement a fini par céder le loueur à ses créanciers, l'allégeant au passage d'une part de sa dette (1,1 sur 2 milliards).
À lire également
Pour Volkswagen, récupérer Europcar (il l'avait vendu à Eurazeo en 2006) révèle un autre axe de sa stratégie de transformation. En début d'année, le groupe allemand a engagé une très ambitieuse feuille de route autour de l'électrification, le faisant basculer dans un nouveau modèle industriel vertical. Avec Europcar, Volkswagen semble également vouloir être plus offensif dans la mobilité partagée. Le loueur français dispose d'un réseau et d'une flotte de voitures partagées, ainsi que des participations dans des start-up liées à la mobilité alternative comme Snappcar dont elle détient 20%. En outre, Europcar est propriétaire d'Ubeeqo, un loueur de très courte durée de voitures urbaines.