Stellantis : PSA et FCA affichent une rentabilité robuste malgré la crise

 |  | 494 mots
Lecture 3 min.
(Crédits : MASSIMO PINCA)
Les deux jambes de Stellantis, les groupes automobiles PSA et FCA qui ont fusionné, ont enregistré des profits en 2020, malgré une forte baisse de leur chiffre d'affaires. FCA affiche une marge de près de 4% tandis que celle de PSA atteint les 7%. Ces bons résultats confortent la robustesse financière de Stellantis qui doit désormais mettre en oeuvre sa fusion et dégager les synergies promises.

Stellantis ressort renforcé de la crise sanitaire. C'est à peu près la conclusion des résultats financiers publiés ce mercredi et qui portent encore sur les anciens périmètres des deux groupes automobiles désormais fusionnés : PSA et Fiat Chrysler Automobiles (FCA).

FCA dans le vert

Le groupe italo-américain avait inquiété les investisseurs au premier semestre au point de le contraindre à contracter un prêt garanti par l'Etat italien d'environ 7 milliards d'euros. Pourtant, FCA est parvenu à rester profitable sur l'année avec une marge opérationnelle de 4,1% en baisse de 2 points. Ce qui constitue une belle performance compte tenu de la baisse du chiffre d'affaires (-20%). Le groupe annonce également avoir dégagé 600 millions d'euros de flux de trésorerie, un indicateur très observé dans le secteur automobile.

Le communiqué du groupe a mis le focus sur les excellentes performances du quatrième trimestre puisque la rentabilité opérationnelle est montée à plus de 8% du chiffre d'affaires, et même à 11,6% pour les activités en Amérique du Nord, qui reste historiquement la vache à lait de FCA grâce à Jeep et RAM.

PSA, la résilience d'un modèle

Mais le véritable intérêt des investisseurs s'est porté sur PSA pour jauger de la solidité et la pertinence du modèle économique et industriel construit par Carlos Tavares depuis 2014. C'est précisément ce modèle qui s'imposera à toute la structure Stellantis. Les chiffres sont éloquents : 7,1% de marge opérationnelle, 9,4% sur le seul second semestre, 2,7 milliards d'euros de free cash-flow, et un résultat net de 2,2 milliards d'euros. Avec un chiffre d'affaires en baisse de 18,7%, PSA a démontré la résilience de son modèle.

Dans le contexte de crise sanitaire qui a fait plonger le marché automobile mondial de plus de 20%, ces performances financières offrent un horizon raisonnablement optimiste pour la nouvelle structure qui espère dégager près de 5 milliards d'euros de synergies à horizon 2023.

Avec près de 14 marques et 8 millions de voitures vendues en 2019 (6 millions en 2020), Stellantis est le quatrième groupe automobile mondial. Carlos Tavares espère amortir les investissements dans les nombreuses technologies (connectivité, électromobilité, autonomie...) sur une plus grande échelle de volumes. Il espère également relancer plusieurs marques comme Fiat, Alfa Romeo, Chrysler ou Dodge dans une stratégie de valeurs plutôt que de volumes, à l'image de ce qui a été accompli chez Peugeot, Citroën, et plus récemment chez Opel.

Côté industriel, Carlos Tavares veut rationaliser l'appareil industriel côté FCA pour les ramener aux standards de productivité engagés chez PSA. Dans une interview aux Echos, Carlos Tavares a jugé que "ces problèmes étaient très semblables à ceux trouvés chez PSA il y a 7 ans, et chez Opel il y a 4 ans". Il espère tirer les résultats d'un "certain nombre d'accords (...) d'ici deux trois ans".

Lire aussi : Stellantis : Maserati, le trésor caché qui peut rapporter gros...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/03/2021 à 8:37 :
Faire plus de bénéfices avec moins de CA est en effet une preuve de bonne santé économique, rare en néolibéralisme soit dit en passant.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :