Un Uber sans chauffeur ? Ce sera en 2021, promet Ford

 |   |  306  mots
Le marché de la voiture autonome pourrait représenter plus de 500 milliards d'euros à l'horizon 2035, selon une étude du cabinet AT Kearney.
Le marché de la voiture autonome pourrait représenter plus de 500 milliards d'euros à l'horizon 2035, selon une étude du cabinet AT Kearney. (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
Le constructeur a annoncé mardi qu'il se donnait cinq ans pour commercialiser un véhicule totalement autonome et le proposer à des entreprises de VTC ou des taxis.

Ford a annoncé mardi un plan ambitieux de développement pour ses voitures autonomes. Dans un billet de blog, Mark Fields, le patron de la marque, fixe un objectif très clair : "Ford produira en série des véhicules capables de circuler de manière totalement autonome d'ici cinq ans. Pas de volant. Pas de pédale d'accélération. Pas de pédale de frein. Un conducteur ne sera pas requis".

L'idée sera de proposer ce véhicule aux compagnies de VTC comme Uber, aux taxis, mais aussi aux entreprises spécialisées dans les voitures partagées. Pour y arriver, le groupe a noué des partenariats avec plusieurs startups dont Velodyne, qui fabrique des capteurs laser permettant de cartographier l'environnement, et qui peuvent être utilisés pour orienter un véhicule sans pilote. D'autres accords ont aussi été conclus avec SAIPS et Nirenberg Neuroscience, deux sociétés spécialisées dans l'intelligence artificielle.

Lobby des voitures autonomes

Par ailleurs, Ford s'est associé en avril dernier avec plusieurs autres entreprises (Google, Uber, Lyft, Volvo) pour créer la "coalition de conduite autonome pour des rues plus sûres" (Self-Driving Coalition for Safer Street). Ce lobby veut peser sur les futures règles de circulation qui verront le jour avec les évolutions technologiques : par exemple,  la Californie impose pour l'instant la présence d'un conducteur dans une voiture autonome pour reprendre le volant à tout moment, une règle que les partisans des véhicules sans pilote espèrent faire changer.

Le constructeur cherche ainsi à se placer sur un secteur devenu très concurrentiel: Google (et sa Google Car), Tesla, Mercedes, et plus récemment BMW promettent tous des voitures autonomes pour les prochaines années. Côté français, PSA vise l'année 2020; et Renault-Nissan promet une voiture semi-autonome dès 2018.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/08/2016 à 21:38 :
Ce sont des millions d'emplois qui disparaîtront.
Taxis, Uber, Auto-écoles, Assureurs, Urgentistes, Camionneurs, Livreurs etc...
a écrit le 17/08/2016 à 11:36 :
Des voitures sans chauffeur pour des clients sans argent
a écrit le 17/08/2016 à 10:24 :
Il n'aura pas fallu longtemps avant que les "salariés" d'Uber soient jetés comme des malpropres, c'est bien beau d'accepter n'importe quelle condition de travail mais en général ça fini mal.

Enfin espérons que les voitures autonomes possèderont leurs propres comptes en banques pour pallier à la chute de la consommation...
Réponse de le 19/08/2016 à 13:06 :
Il n'y a aucun salarié chez Uber, seulement des personnes victimes de ce cancer, et pour cause j'ai travaillé comme partenaire avant de me rendre compte de cette maladie!!!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :