Volkswagen se réunit en conseil extraordinaire vendredi

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Les syndicats, qui détiennent la moitié environ des sièges du conseil de surveillance des sièges du conseil de surveillance, ont déclaré qu'ils ne soutiendraient pas le projet de réorganisation sans engagement de la direction sur des objectifs chiffrés de production et d'investissements.
Les syndicats, qui détiennent la moitié environ des sièges du conseil de surveillance des sièges du conseil de surveillance, ont déclaré qu'ils ne soutiendraient pas le projet de réorganisation sans engagement de la direction sur des objectifs chiffrés de production et d'investissements. (Crédits : Reuters)
Demain, direction et syndicats discuteront de la réorganisation du groupe afin d'enclencher un plan massif d'économies pour éponger le coût pharaonique du "dieselgate" et permettre un plan d'investissement de plus de 10 milliards d'euros.

Demain vendredi 4 novembre, le conseil de surveillance de Volkswagen se réunira en réunion extraordinaire pour débattre d'une importante restructuration du groupe, a-t-on appris mercredi grâce à deux sources proches du conseil contactées par l'agence Reuters, et au quotidien économique allemand Handelsblatt, premier à évoquer cette information.

Un peu plus d'un an après l'éclatement aux Etats-Unis du scandale des moteurs truqués et de ses répercussions mondiales, direction et représentants des salariés du constructeur allemand, qui siègent ensemble à ce conseil de surveillance, vont chercher à trouver un accord sur un plan d'économies et d'investissements qui puisse s'inscrire dans la nouvelle stratégie du groupe centrée sur sa relance.

Au départ, il était prévu que le 20 membres du conseil de surveillance se retrouvent le 18 novembre en réunion ordinaire pour ratifier les prévisions de dépenses à l'horizon 2021. Mais l'ampleur des sujets à l'ordre du jour a rendu nécessaire une réunion extraordinaire préalable, celle qui se tiendra demain donc, ont expliqué les sources. Lesquelles ont précisé qu'aucune décision ne devrait être adoptée demain 4 novembre.

Economies contre investissements : direction et syndicats sous tension

D'un côté, Herbert Diess, le directeur de la marque Volkswagen, la plus importante du groupe allemand, veut réduire les coûts annuels de celle-ci de 3,7 milliards d'euros d'ici à 2021 dans le cadre d'un accord avec les salariés. En juin, lorsqu'il avait présenté le plan de transformation du groupe, le président du directoire, Matthias Müller, avait quant à lui déclaré que la nouvelle stratégie impliquait plus de 10 milliards d'euros d'investissements, qui seraient financés par des économies d'environ 8 milliards par an.

De l'autre, les syndicats, qui détiennent donc la moitié environ des sièges du conseil de surveillance, veulent éviter des licenciements secs et privilégient les départs volontaires en pré-retraite.

Pour mémoire, le constructeur automobile allemand pourrait supprimer jusqu'à 2.500 emplois par an sur une période de 10 ans par le biais de pré-retraites, d'après des déclarations de Bernd Osterloh, le président du comité d'entreprise, rapportées le 12 octobre par le Handelsblatt. Plus récemment, le 28 octobre, selon Le Monde citant le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le directeur du personnel du groupe Volkswagen, Karlheinz Blessing, a annoncé que le virage vers l'électrique signifiait la suppression de plus de 10.000 emplois dans le monde sur plusieurs années.

Dans ce contexte inquiétant et incertain, l'accord entre direction et syndicat sera difficile à obtenir.

10 milliards d'euros d'investissements, contre 8 d'économies par an

De fait, le puissant conseil d'entreprise, dont les membres -salariés du groupe- détiennent près de la moitié des sièges du conseil de surveillance, ont déclaré qu'ils ne soutiendraient pas un tel projet sans avoir obtenu au préalable des engagements de la direction sur des objectifs chiffrés de production et d'investissements.

Selon le quotidien allemand Handelsblatt, les marques haut de gamme Porsche et Audi, très rentables, devraient être particulièrement mises à contribution pour réduire leurs coûts.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 03/11/2016 à 11:11 :
Ben oui encore une fois ce sont les salariés qui vont payer les erreurs et malversations des décideurs économiques.

Socialisation des pertes et individualisation des gains.

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