Volkswagen s'implante en Algérie dans un contexte protectionniste très restrictif

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Volkswagen a signé avec les autorités algériennes un projet d'implantation d'une usine d'assemblage d'une capacité de 100.000 voitures par an, soit quatre fois plus que les capacités du site Renault installé dans le pays. De gauche à droite, Josef Baumert, directeur de la production et logistique de Volkswagen, Abdessellam Bouchouareb, ministre algérien de l'industrie, et Mourad Oulmi, PDG de Sovac.
Volkswagen a signé avec les autorités algériennes un projet d'implantation d'une usine d'assemblage d'une capacité de 100.000 voitures par an, soit quatre fois plus que les capacités du site Renault installé dans le pays. De gauche à droite, Josef Baumert, directeur de la production et logistique de Volkswagen, Abdessellam Bouchouareb, ministre algérien de l'industrie, et Mourad Oulmi, PDG de Sovac. (Crédits : Volkswagen)
La firme allemande se contentera d'assembler des voitures en Algérie en espérant ainsi contourner les lois extrêmement restrictives du gouvernement en matière d'importations. Celui-ci veut vaincre un déficit commercial important, tout en constituant une filière industrielle sur son territoire. Ses mesures extrêmement brutales pourraient néanmoins pénaliser son économie sans pour autant la doter d'une filière automobile solide...

Et une de plus ! L'Algérie va accueillir une nouvelle usine automobile sur son territoire. Volkswagen vient d'annoncer la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement algérien pour bâtir un site de 100.000 unités sur son territoire, soit quatre fois plus que la capacité de Renault qui est pour l'heure, le seul constructeur automobile installé dans le pays.

"Pour nous, c'est un pas logique vers une hausse de nos ventes en Algérie", a déclaré Josef Baumert, directeur de la logistique et de la production de la marque allemande, qui a signé un protocole d'accord aux côtés d'Abdessellam Bouchouareb, ministre algérien de l'industrie.

Opérationnel dès 2017 ?

Un premier bâtiment devrait être opérationnel dès 2017 sur ce site de 150 hectares à Relizane, à 220 kilomètres à l'ouest d'Alger. Plusieurs modèles sont prévus pour desservir le marché algérien : la Volkswagen Golf, la Seat Ibiza et la Skoda Octavia. Il y aura également le Volkswagen Caddy, stratégique pour attaquer le marché des petites entreprises. Toutes ces voitures seront assemblées, et non pas fabriquées sur place. La marque allemande s'est associée, via une prise de participation, avec la société Sovac, son importateur historique en Algérie pour monter ce projet.

Pour Volkswagen, cette usine doit permettre de percer sur le marché algérien, alors que le gouvernement algérien a décidé de serrer les boulons en matière d'importations automobiles. Lors d'un déplacement public en juin dernier, Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien, a menacé de retirer la licence de distribution à tous les concessionnaires qui vendraient des voitures non produites sur le territoire national, et ce... dès 2017 ! Autrement dit, seul Renault aurait droit de cité puisque pour l'heure, il est le seul constructeur de voitures en Algérie. "C'est cela la feuille de route tracée par le gouvernement afin de renforcer la capacité de production nationale", avait-il lancé, espérant ainsi reconstruire une industrie "hors-hydrocarbures".

Un ultimatum intenable

Pour Sefiane Hasnaoui, cité par le site Le Monde Afrique, président de l'Association des concessionnaires automobiles algériens, l'ultimatum du gouvernement est intenable : "Compte tenu des délais de programmation industrielle incompressibles, nous ne pourrons pas reprendre nos importations avant plusieurs mois. Avec l'épuisement des stocks, les délais d'attente vont continuer de fragiliser nos entreprises avec à la clé, des compressions de personnels, voire des fermetures partielles ou définitives", avait-il réagi après les déclarations du Premier ministre.

En réalité, l'Algérie s'est depuis longtemps lancée dans une stratégie protectionniste en matière automobile. A travers des droits de douanes, puis par des quotas d'importations restrictifs. Certaines concessions se sont ainsi vues attribuer des quotas qui correspondent à 20 fois moins leur volume de vente habituel.

Il s'agit de limiter les importations automobiles qui coûtent très cher en termes de déficit commercial. Plusieurs milliards de dollars chaque année... En 2012, lors d'un pic à 600.000 voitures, le marché algérien avait accusé un déficit commercial de 7 milliards de dollars. A l'époque, alors que les cours des hydrocarbures dont dépend beaucoup l'économie algérienne étaient au plus haut, ce déficit était facilement absorbé. Mais la chute des cours a contraint le gouvernement algérien à réagir pour réduire ce foyer de pertes qui s'est élevé à près de 14 milliards de dollars en 2015.

Renault avait alors été le premier à répondre présent à Alger, inaugurant une usine dès 2014. Mais le site n'a qu'une capacité d'assemblage de 25.000 unités par an, pouvant être porté à 75.000 à terme. On est loin des 400.000 unités produites à Tanger.

Paradoxe algéro-marocain

Car l'ennui de cette stratégie protectionniste c'est que la production nationale n'est pas destinée à l'export. Ainsi, on retrouve ce paradoxe où le Maroc détient de plus grandes capacités de production malgré un marché automobile beaucoup plus petit (130.000 immatriculations en 2015, année record). C'est d'ailleurs le point d'achoppement des négociations entre le gouvernement algérien et PSA. Le premier souhaitant que le second envisage un site de la même envergure que celui qu'il compte inaugurer au Maroc à horizon 2019 qui sera de 200.000 unités à terme. "Mais nous n'aurons pas besoin d'autant de capacités en Algérie", indique un haut cadre du constructeur automobile français.

De plus, il n'est pas certain que les projets d'implantation des marques soient concluants pour les ambitions industrielles du gouvernement algérien. Pour le moment, les constructeurs se contentent surtout d'installer des capacités d'assemblage, et non pas de construction, qui ne permettent pas de constituer une profondeur industrielle à travers un tissu de fournisseurs et d'équipementiers.

Pour le site d'information Tout sur l'Algérie, l'industrie automobile algérienne n'est pas encore en capacité d'offrir les conditions d'une filière intégrée. "Avec des taux d'intégration faibles et n'atteignant que 40% au bout de plusieurs années, le pari semble risqué. Dans tous les cas, la mise en place d'une industrie automobile sera longue et difficile", écrit le média qui craint que le marché automobile algérien s'effondre en 2017.

Ford et Suzuki sur le départ ?

La presse algérienne s'interroge sur cette stratégie du gouvernement algérien qui risque également de priver le pays d'une concurrence automobile vertueuse. Plusieurs marques seraient sur le point de plier bagage comme Ford ou Suzuki. Hyundaï et Fiat se seraient, en revanche, associés pour tenter de trouver un accord avec un acteur local (Tahkout) pour s'implanter industriellement dans le pays et ainsi maintenir leur présence. Nissan serait également en discussion avec les autorités du pays.

Renault et Volkswagen eux-mêmes risquent d'être pénalisés puisqu'ils subiront également des quotas sur les modèles qu'ils n'assemblent pas sur place. Ils le seront d'autant plus si le marché automobile algérien se casse les dents à force de restrictions...

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a écrit le 01/12/2016 à 11:12 :
Bonjour, pour l'auteur de cet article et pour information Volkswagen est le 3 eme marque a s'implanter en Algérie et non pas la seconde puisque Hyundai a déjà inaugurer son usine en fin du mois d'octobre .
a écrit le 30/11/2016 à 18:36 :
Ce journaliste commence déja avec un titre à la hauteur de sa téte et tombe directement dans la subjectivité en comparant avec le maroc et j'aimerai bien savoir son origine ce con . En plus de ça c'est SOVAC qui a investit et ce n'est pas VW, car VW est minoritaire,sans oublié que il y a plus 10 usines de différentes remarques qui vont ouvrir et qui attendent juste l'aval du ministre et il y a que peugeot qui est bloqué depuis 3 ans car elle a été accusé de transferts de devise illégalement et falsification de ses comptes pour payer moins d’impôts, sachant qu'elle était la deuxième marque la plus vendu avant qu'elle tombe de 1 milliards de chiffre d'affaire en 2014 à 50 millions en 2015 et il leurs reste à ce jour que la 301 à vendre même avec des remises importantes, elle se vend pas, sans oublié l'usine de HYUNDAI qui vient d'ouvrir, avec 3 chaines de production, et une autre usine pour produire des moteurs à EL BEYED, sans oublié IVECO,Mercedes produit deja des vehicules pour l'armée et les hopitaux sur place avec des moteur de la SNVI......etc etc donc il faut pas trop dénigrer car la sous traitance vient avec le temps et il y a un premier pas à tout, L'algérie a ele temps et elle n'a pas 2000 milliards de dettes sur le dos.....
a écrit le 29/11/2016 à 22:13 :
Vw n' avait pas besoin de ça d' une implantation discutable pour se limer les crocs car le dieselgate s' en est chargé, l' argent ne rentre guère malgré un pricing serré et une renta qui s' effrite jour après jour.

Dommage mais ça sent l' enterrement de première classe.
a écrit le 29/11/2016 à 12:13 :
La demande de l'Algérie est LEGITIME mais la méthode est complètement maladroite et contre-productive. Il va falloir que le gouvernement algérien se pose la question pourquoi aucun investisseur ne souhaite investir dans ce pays contrairement à ses voisins ?
La corruption endémique, la bureaucratie immobiliste et l'impossibilité de rapatrier l'argent investie y est pour beaucoup...
De plus, il va falloir faire comprendre au gouvernement algérien que l'on ne construit pas une industrie automobile de base en quelques années mais plutôt en quelques ... décennies ! Certes, ils veulent un peu forcer la main aux constructeurs mais comment Renault, VW, Peugeot va -t-elle pour aller chercher les innombrables sous traitants nécéssaires pour fournir les pièces à leur véhicules ? Bref, excepté de l'assemblage, ils ne pourront pas faire autre chose sans importer en masse les pieces à assembler et que ils veulent un tissu économique dédié à l'automobile, cela va prendre au moins une bonne quinzaine d'année...
Quand à avoir un equivalent à l'usine de Tanger, il va falloir que l'Algérie fournisse des conditions équivalentes mais qui seront jugés inacceptables pour le pouvoir algérien...
a écrit le 29/11/2016 à 10:13 :
Ca me fait penser au Brésil avec les produits électroniques.

Cela n'a que deux résultats, dans certains domaines le marché est simplement tué (produits tellement taxés qu'ils en sont invendable, cf les Playstation 4 à 1400$) ou alors des petites usines d'assemblage sont sur place mais le pays au final ne profite aucunement de quelque transfert de technologie.
a écrit le 29/11/2016 à 10:06 :
Vous écrivez : "En réalité, l'Algérie s'est depuis longtemps lancée dans une stratégie protectionniste en matière automobile. A travers des droits de douanes, puis par des quotas d'importations restrictifs." Or en matière de droit de douane, c'est le chemin inverse que l'Algérie a adopté. De 30 on est descendu à 12 % de droit de douane.
Pour la profondeur industriel, ça sera surement lors de la prochaine étape, on ne peux sérieusement pas construire une industrie automobile en une décennie !
a écrit le 28/11/2016 à 22:15 :
Le pouvoir algérien a commencé comprendre que la France n'investira jamais en Algérie, gouvernement droite ou gauche ajoute MEDEF ont eu toujours la nostalgique algerie française, ils veux que Algérie reste toujours un pays importateurs des voitures, blé, lais ......Francais, et faire tourner les fermes et usines françaises. Transférer des milliards de $ a la France et detruire Algerie économiquement,
Je dit bravo à Mr Oulmi pdg de Sovac de faire implanter le deuxième constructeur automobile dans le monde, j'espère bientôt le premier qui est Toyota,
Cet article prédit déjà la fermeture de cet usine, ça m'étonné pas un journal français nostalgie Algérie française.on dit à Peugeot Bienvenue pour un grand usine, sinon bon vent.
Réponse de le 29/11/2016 à 8:21 :
Pourquoi tant de haine ? Franchement , les entreprises et plus généralement les français ont bien d'autres préoccupations que l'algérie. Si les algériens veulent se gaver de produits allemands ou locaux , ce n'est pas un problème.
Réponse de le 29/11/2016 à 8:43 :
Je comprend votre logique, mais non, car en quoi la france est responsable des importations algérienne, et donc de son déficit ?

Beaucoup d'entreprise ont essayée d'investir en algérie (il serait fou celui qui ne voudrait pas) tel que carrefour (départ en 2009 retour en 2015 mais qu'à alger) ou autre, malgré la loi restrictif des 49/51.
La bureaucratie, et surtout la corruption endémique (http://www.algerie-focus.com/2015/11/elevage-des-vaches-laitieresla-corruption-menace-un-ambitieux-projet-dinvestissement-etranger/ presente à toute les strates du pays, n'arrange en rien son déficit commercial.

L'économie est basé sur l'importation, des fortunes en algérie sont montée grâce à celle çi, ce qui verouille toute initiative de production locale car directement prise pour de la concurrence.

Quand on regarde le classement annuel du world economic forum, l'algérie n'est pas très bien placé pour faire des affaires, et perd même chaque année en compétitivité http://reports.weforum.org/global-competitiveness-report-2015-2016/economies/#indexId=GCI&economy=DZA

Marché informelle, instabilité politique, corruption, protectionnisme à outrance, économie perfusée à la rente pétrolière, n'arrange en rien la non volonté d'investir en algérie.

Je connait des franco-algériens qui ont entrepris d'investir en algérie, non dans le commerce ou l'import-export, mais dans l'industrie ou les services, eh bien ils se sont cassés les dents. Comme ils me disent “si tu ne connais personne de haut placé, tu finis dans le fossé”.
Réponse de le 29/11/2016 à 10:14 :
Larbi vous êtes hélas complètement à côté de la plaque ! Votre haine anti france vous fait dire des inepties digne du bistrot du coin. Posez vous plutôt la question pourquoi AUCUN pays étrangers n'investit en Algérie contrairement au Maroc ou la Tunisie ! D'une part à cause de la bureaucratie qui paralyse tout entre prenariat et surtout à cause d'un système bancaire obsolète qui fait que aucun investisseur n'arrive à faire sortir les bénéfices qu'il peut générer dans en Algérie ! Il suffit juste de voir et Air France et Aigle Azur qui ont toute les peines du monde à récupérer leur argent qui est bloqué en Algérie. Tant que l'Algérie ne se reformera pas, elle restera toujours le parent pauvre des investissements étrangers vis à vis de ses voisins. De plus, le temps tourne et les reserves de pétrole ne seront pas éternel. Sinon, inutile de me considérer comme un colonialiste : je suis franco-algerien.
Réponse de le 29/11/2016 à 10:26 :
Je ne vois pas de haine historique dans la position de PSA. La plupart des cadres et administrateurs de l'entreprise n'étaient surement pas né à l'époque de la guerre et ont surement d'autres choses à l'esprit.

Sur la demande même il ne faut pas perdre de vue que l'entreprise est là pour vendre des voitures, on ne met pas en place une usine disproportionnée par rapport au marché. C'est plutôt la demande du gouvernement Algérien qui est surprenante, une usine de taille comparable à celle au Maroc? Ca pose un problème au gouvernement que le voisin et rival historique en ait une plus grosse? Il ne faut pas perdre de vue qu'une entreprise n'est pas là pour faire du social, or cela semble être la demande du gouvernement Algérien.
Réponse de le 29/11/2016 à 20:32 :
Larbi, je viens investir , prendre des risques , transférer mon savoir faire, former la main d'oeuvres locale, créer des emplois et je ne suis pas le patron ? c'est quoi cette histoire de 51/49? je ne peux pas rapatrier mes bénéfices? et pourquoi? parlons de l'administration algérienne qui vit toujours à l'aire soviétique , faut graisser la patte à tout les échelons...et je parle en connaissance de cause.
Pour les importateurs de Blé, de voitures et de lait tout le monde les connait et ils ne sont pas français...il y'a le général du sucre, un général du blé , un autre du café ...
a écrit le 28/11/2016 à 22:09 :
Il faut aussi signaler qu'il y a 2 ans, il n'y avait rien en Algerie... donc voir Renault ou Volkswagen s'installait même dans le cadre d'investissement pour le marché algerien, c'est un bon point... c'est la stratégie du signal! Une véritable dynamique s'installe en Algérie et elle est en partie faites par la nouvelle génération qui émerge et ceux dans tous les secteurs... depuis la chute des cours, on sent même les politiciens tentaient d'accompagner cette nouvelle génération alors qu'avant elle l'a bridé... une nouvelle génération en partie formé par les universités françaises mais choses nouveau aussi anglo saxonne... on vous donne RDV dans 5 ans, vous serez agréablement surpris!
Réponse de le 29/11/2016 à 13:11 :
Le protectionnisme algérien est prolifique à condition que le pays assume lui même la création de Valeur ajoutée, d'emplois, et d'industries.

Or, avec toutes ses richesses issues de la rente pétrolière, ce dernier pourrait tout à fait créer un constructeur national mais malheureusement, le partage de cette rente na parait guère visible.

La diversification économique du pays ne se fait toujours pas bien qu'elle est soit souhaitée. La bureaucratie algérienne ne facilité pas non plus le climat des affaires. C'est simple, l'Algérie ne s'ouvre pas aux IDE et ne facilite pas leurs entrées tant les mesures incitatives sont faibles.

La seule solution pour améliorer cela n'est autre qu'un renouvellement politique total pour une économie de marché véritablement volontaire.

Autre problème, l'Algérie doit arrêter de regarder ce que fait le Maroc, et vice-versa. Chaque pays a ses forces et faiblesses donc l'Algérie ne doit pas se plaindre quand Renault ouvre une usine de 400 000 au Maroc et qu'elle en veuille une aussi.

Si Renault n'a pas voulu le faire en Algérie c'est pour plusieurs critères auxquels l'Algérie ne répond pas: Ouverture économique, incitations fiscales et douanières, politique industrielle, écosystème industriel, logistique ferroviaire et portuaire...
Réponse de le 29/11/2016 à 13:14 :
Le protectionnisme algérien est prolifique à condition que le pays assume lui même la création de valeur ajoutée, d'emplois, et d'industries.</b>

Or, avec toutes ses richesses issues de la rente pétrolière, ce dernier pourrait tout à fait créer un constructeur national mais malheureusement, le partage de cette rente ne parait guère visible.

La diversification économique du pays ne se fait toujours pas bien qu'elle est soit souhaitée. La bureaucratie algérienne ne facilite pas non plus le climat des affaires. C'est simple, l'Algérie ne s'ouvre pas aux IDE et ne facilite pas leurs entrées tant les mesures incitatives sont faibles.

La seule solution pour améliorer cela n'est autre qu'un renouvellement politique total pour une économie de marché véritablement réelle.

Autre problème, l'Algérie doit arrêter de regarder ce que fait le Maroc, et vice-versa. Chaque pays a ses forces et faiblesses donc l'Algérie ne doit pas se plaindre quand Renault ouvre une usine de 400 000 au Maroc et qu'elle en veuille une aussi.

Si Renault n'a pas voulu le faire en Algérie c'est pour plusieurs critères auxquels l'Algérie ne répond pas: Ouverture économique, incitations fiscales et douanières, politique industrielle, écosystème industriel, logistique ferroviaire et portuaire...

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