A Dubaï, le gratte-ciel le plus haut du monde fait 828 mètres

A chaque crise correspond la construction d'un des plus grands buildings du monde, un symbole de la folie des grandeurs punie. C'est le cas avec Burj ('"la tour") Dubai, inaugurée ce lundi et dont la hauteur précise a enfin été dévoilée.

C'est devenu une tarte à la crème. A chaque crise correspond la construction d'un des plus grands buildings du monde, un symbole de la folie des grandeurs punie.

Crise de 1929 ? L'Empire State Building et le Chrysler Building son achevés à New York Manhattan. Ils resteront partiellement inoccupés pendant des années.

Crise des années 70 ? C'est le tour des Twin Towers, le World Trade Center, qui se terminent en pleine récession... et connaitront trente ans plus tard la fin tragique que tout le monde connait.

Crise asiatique de 1997 ? Kuala Lumpur voit l'achèvement des tours Petronas, du nom du grand pétrolier malaisien, pays ravagé par cette tempête financière et économique.

Crise de 2009 ? Dubaï, symbole des folies, de l'endettement massif, des constructions sur le sable - c'est le cas de le dire - a vécu ce lundi l'inauguration du Burj ('"la tour" en arabe) Dubai, le plus haut gratte-ciel du monde - sa hauteur exacte vient d'être dévoilée lors de l'inauguration -, avec ses 828 mètres (605 mètres de béton surplombés d'une architecture métallique), très au-dessus de son dauphin, le taïwanais Taipei 101, avec ses 508 mètres... Cette tour Khalifa doit pouvoir être vue de près de cent kilomètres de distance.

Avec plus de 160 étages et une plateforme d'observation située à une hauteur inégalée, au 124ème étage (deux étages au dessus d'un restaurant), elle a été conçue par la société de Chicago, Skidmore, Owings & Merrill et son architecte vedette, Adrian Smith, pour Emaar Properties, le propriétaire semi-public, pourtant frappé par la crise qu'a connu le petit Emirat membre des Emirats Arabes Unies sous la tutelle de son puissant voisin pétrolier Abou Dhabi. Emaar a déboursé pour ce projet pas mois de 1,5 milliard de dollars.

C'est l'émir de Dubaï, Mohammad ben Rachid Al-Maktoum, connu en France pour sa célèbre écurie de chevaux de course et ses achats de pur-sang, qui l'a inauguré ce lundi avec à la clé un feu d'artifice géant, marquant la fin de ses six ans de construction, débutée en 2004 et qui a englouti 330.000 mètres cubes de béton et 31.400 tonnes de barres de fer.

La tour doit accueillir des appartements (1044) et bureaux de luxe et un hôtel haut de gamme dessiné par le couturier Giorgio Armani qui ouvrira en mars prochain. Elle s'inscrira dans un projet plus vaste, le quartier "Downtown Burj Dubai" de 30.000 appartements et d'un centre commercial géant, le Dubai Mall, d'un coût total de 20 milliards de dollars.

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Commentaires 4
à écrit le 01/03/2022 à 19:44
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"marquant la fin de ses six ans de construction, débutée en 2004"...j'ai un doute...

à écrit le 08/02/2010 à 15:00
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l'Emirat devrait penser aux haitiens qui n'ont rien apres le tremblement de terre. un geste pour les haitiens. mais quand meme bravo de faire rever le monde.

à écrit le 13/01/2010 à 6:11
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terrible, vraiment terrible aussi que l'argent est bien et permet bien de choses et surtout d'oser.

à écrit le 08/01/2010 à 13:14
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Dubaï, Je préfère que l'Emir fasse travailler cocepteur et constructeur de pays étranger plutôt que d'acheter leurs entreprises.

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