À Bordeaux, des habitations « capables » de s’adapter aux changements de vie

Maxime Giraudeau
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Visite d'un appartement « capable » dans le quartier Brazza à Bordeaux.
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Visite d'un appartement « capable » dans le quartier Brazza à Bordeaux.
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Tout reste à faire. Ou presque. Pour apprécier un logement « capable », il faut savoir se projeter. La plaque de plâtre est encore apparente, le béton granuleux sous la chaussure et l'odeur transporte aussitôt au rayon enduit d'un magasin de bricolage. Seul l'effet de volume immédiatement ressenti est gage de promesses. « L'argument principal était de répondre à l'évolutivité du mode de vie. Nous avons imaginé un T1 qui peut devenir un T3 voire un T4. La position de la salle de bains, du velux et des fenêtres n'est pas anodine », explique Olivier Vanel, architecte de l'agence Moon Safari, animé par l'originalité du bien situé à Bordeaux.
Sur la rive droite de la Garonne, l'opération d'aménagement du quartier Brazza, imaginée au début des années 2010, porte 222 logements de ce genre. Des appartements inspirés de l'échoppe bordelaise, modulables à souhait et, surtout, réservés à des primo-accédants aux revenus modestes. Avec un prix de vente imposé par la métropole à 2 800 euros du mètre carré, soit 44 % moins cher que le marché local. « Le principe était de livrer un logement au prix le plus bas possible. J'arrive dans un T1 loft et je peux l'aménager à ma guise », illustre Florian Barbe, directeur commercial de Vinci Immobilier en Nouvelle-Aquitaine.
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Mais pour le promoteur, qui a développé 18 appartements capables sur un projet à 96 logements, le compte n'y est pas du tout. « Sur Brazza, nous arrivons à peine à l'équilibre. Une opération uniquement en volumes capables ne serait pas viable car nous les vendons à perte », tranche-t-il.
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