DOSSIER IMMOBILIER - 9 SOLUTIONS POUR SORTIR DE LA CRISE- À l’issue de la compétition sportive, le village des athlètes sera transformé en logements et bureaux.
Dès que la flamme olympique s'éteindra, les promoteurs immobiliers s'attelleront à la dernière épreuve de ces Jeux de Paris 2024 : l'héritage. Construire un village pour accueillir les délégations avant de le transformer en logements et bureaux était l'une des grandes promesses dans la candidature de la capitale. Mais cette réversibilité, comment s'opère-t-elle ?
Avant même la pose de la première pierre, chaque bâtiment a été conçu pour être facilement transformé une fois la compétition sportive terminée. « La meilleure réversibilité, c'est celle que l'on ne fait pas car le logement est conçu dès l'origine en multi-usage », assure le directeur opérationnel d'Eiffage immobilier, Laurent Blanc. Afin de simplifier la procédure de transformation, la loi olympique du 26 mars 2018 a établi un nouveau régime de permis de construire : le permis à double état. Il permet aux constructeurs d'entamer immédiatement les travaux de réaménagement sans avoir à reformuler une demande de permis de construire.
Autrement dit, dès le début, les professionnels ont reçu le feu vert pour la livraison initiale ainsi que pour la transformation. Actuellement, les chambres des athlètes sont séparées par des cloisons amovibles, collées au sol et vissées entre elles, une solution signée Saint-Gobain. Le fabricant de matériaux présente ces parois comme étant modulables et simples à retirer.
75 % des éléments provisoires réemployés
« Au-delà des Jeux, nous constatons un intérêt de plus en plus fort pour des aménagements montables, démontables et réutilisables », affirme la directrice de l'économie circulaire de Saint-Gobain, Maïté Ketterer. Pas moins de 75 % des éléments provisoires installés pour les besoins des Jeux seront d'ailleurs réemployés. « Toute la conception du village des athlètes repose sur ces engagements forts pour le climat », appuie la présidente du directoire de CDC Habitat, Anne-Sophie Grave.
Dès novembre 2024, les promoteurs démarreront donc la transformation. Au-delà des cloisons à enlever, des cuisines doivent être installées, car pendant la phase des JOP, la restauration se fera dans la nef de la Cité du cinéma qui deviendra ensuite des bureaux. Certains logements bénéficieront aussi de travaux dans leur salle de bains.
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