C'est devenu l'acronyme préféré des responsables politiques locaux et nationaux pour résoudre la crise du logement : le BRS pour bail réel solidaire. Derrière cette formule qui échappe au commun des mortels, il s'agit de dissocier le foncier et le bâti pour proposer aux ménages d'acquérir des logements jusqu'à deux fois moins chers que les prix classiques du marché immobilier. En effet, au lieu d'acheter un habitat en pleine propriété, une famille n'acquiert que les murs via un bail de très longue durée. Le terrain reste, lui, à la main d'un organisme foncier solidaire - un OFS dans le jargon. En contrepartie, et sous condition de ressources définies par l'Etat, l'occupant s'engage à y vivre au titre de sa résidence principale.
Après sa création en 2015 sous le quinquennat Hollande, l'exécutif actuel affirme avoir « dynamisé » le BRS par la loi sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (loi Elan de 2018). Le gouvernement Borne l'a même renforcé en décembre dernier, en augmentant les plafonds de ressources des foyers éligibles.
Un contexte plus que favorable sur lequel surfe la ville de Paris, depuis la réélection de la socialiste Anne Hidalgo, en juin 2020. Selon nos informations, confirmées par le nouvel adjoint (PCF) chargé du Logement, Jacques Baudrier, la mairie entend ainsi accélérer sur la deuxième parti du mandat en cours 2020-2026.