Fusion : Lafarge et Holcim parviennent à trouver un accord

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En outre, la parité des titres prévue dans l'accord initial est modifiée et l'échange se fera désormais sur la base de 9 actions Holcim pour 10 actions Lafarge.
En outre, la parité des titres prévue dans l'accord initial est modifiée et l'échange se fera désormais sur la base de 9 actions Holcim pour 10 actions Lafarge. (Crédits : © John Schults / Reuters)
Lafarge et Holcim se sont entendus pour que le PDG du cimentier français, Bruno Lafont, occupe le poste de coprésident du futur groupe, et non celui de directeur général initialement envisagé.

Des sources proches du dossier avaient indiqué mercredi à Reuters que Lafarge et Holcim discutaient de tous les sujets pour tenter de sauver leur projet de fusion. Les discussions ont abouti et le projet de fusion semble sauvé. Lafarge et Holcim se sont entendus pour que le PDG du cimentier français, Bruno Lafont, occupe le poste de coprésident non exécutif du futur groupe, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué commun, vendredi 20 mars.

Le futur directeur général de l'ensemble sera désigné ultérieurement, "au plus tard au dépôt de l'offre publique aux actionnaires de Lafarge", ont indiqué les deux groupes.

En outre, la parité des titres prévue dans l'accord initial est modifiée et l'échange se fera désormais sur la base de 9 actions Holcim pour 10 actions Lafarge.

La direction générale du futur groupe devait revenir au PDG de Lafarge

Selon le projet de fusion annoncé en avril 2014, la présidence du futur groupe devait revenir au président d'Holcim, Wolfgang Reitzle, et la direction générale au PDG de Lafarge. Le choix de Bruno Lafont a cependant été jugé inacceptable côté suisse, selon les sources proches du dossier, en raison de ses performances passées à la tête de Lafarge et de son style de management.

Holcim avait demandé dimanche dernier à Lafarge la renégociation de l'accord de fusion, sur des questions de parité et de gouvernance. Lafarge s'était dit prêt lundi à revoir les termes financiers de l'opération, mais pas davantage.

Lafarge grimpe en Bourse

A 12h26, l'action Lafarge prenait 2,99% à la Bourse de Paris, à 64,15 euros. A 09h26 (08h26 GMT), la valeur prenait 3,47% à 64,46 euros tandis que le CAC était en hausse de 0,26%.

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a écrit le 20/03/2015 à 16:13 :
Il y a quelques années les employés d'un fabriquant de magnétoscopes en France faisaient scandale face à la fermeture de leur entreprise. L'engin produit, dit "français" mais d'origine japonaise mesurait 20 cm d'épaisseur. Un peu plus tard, Thomson a sorti son lecteur DVD ultra mince, comme son prix, sur la base de brevets Philips qui tombaient dans le domaine public. Les employés du magnétoscope ont alors compris. Il n'était pas possible de le le leur expliquer avant. Comment dire qu'un produit est tellement dépassé qu'il ne va plus exister, que son maintient actuel n'est dû qu'a une stratégie marketing qui a été un temps sur son erre ? Comment évoquer et justifier un produit que leurs esprits ne peuvent encore concevoir ? La découverte technologique du consommateur est un processus lent, collectif et de masse pour laquelle une petite usine isolée n'est pas préparée. Il en est de même pour le ciment. Des produits chimiques nouveaux, moins lourds, sans temps de séchage, pré-câblés et préformatés vont apparaître. Lafarge le sait. La société s'est dégagée de tous ses actifs innovants pour préparer cette vente à la voiture balai qu'est Holcim. La problématique est donc la défense de cette stratégie dans les meilleures conditions possibles. Il semble que qu'elles n'aient pas été correctement défendues.
a écrit le 20/03/2015 à 13:12 :
C'est le problème d avoir une boîte détenue par des actionnaires étrangers. Frère et Sawiris ont bien compris l'intérêt qu'ils avaient à être actionnaires d'une boîte Suisse plutôt que française... Quant à B Lafont, bon courage. Il pensait devenir calife, mais ses nouveaux patrons viennent juste de lui dire qu'il est nul et qu'ils ne lui faisaient pas confiance. Dans 6 mois, il reprendra la RATP...
a écrit le 20/03/2015 à 9:59 :
Dont acte. Conclusion : terminé les marchés publics français pour le suisse Lafarge. Réservons les marchés publics aux entreprises françaises (ou U.E.) qui payent leurs impôts en France.
Réponse de le 20/03/2015 à 10:40 :
tissu d'anner*.
le marche francais du ciment est deja largement "contrôlé par des filiales de groupes étrangères (cemex,italcementi,...).
"Lafarge Ciment France" (principal source de benef de lafarge ne france) continura a payer ces impôts en France comme avant , rien de changé
Réponse de le 20/03/2015 à 11:39 :
@fg.ah ah ah... Tout le monde sait qu'on part en Suisse pour continuer à payer ses impôts en France !! Lafarge Ciment "France" dont le siège social du groupe sera installé en Suisse utilisera bien entendu tous les procédés habituels (prix de transfert, sous-capitalisation, etc.) pour ne plus payer ses impôts en France. C'est évident.
Réponse de le 20/03/2015 à 12:22 :
Vous êtes totalement incompétent ou vous le faite exprès..?
Cemex France SA, cimentier mexicain,paye ses impots en France
Italcemeni France cimentier Italien paye ses impôts en France
Cela s'appel le principe de la territorialité de l’impôt
Lafarge ciment SA (avec son outil de production) reste physiquement et fiscalement domicilie en France -elle appartient désormais a un groupe dont la holding de texte (Holcim) sera en Suisse mais cela ne change rien (sauf peut etre des managements fees) pour la filiale opérationnelle (activité france --> IS paye en france) . Parler de prix de transfert dans le ciment montre votre méconnaissance du secteur et des bases de la fiscalité.
Réponse de le 20/03/2015 à 13:06 :
@ rattrapage Donc d'après vous toutes les entreprises (et particuliers) domiciliés en Suisse recourent à la délocalisation fiscale SAUF le vertueux secteur de la cimenterie qui ne pratique JAMAIS les prix de transfert, où que ce soit. Mais qui va vous croire ?? Bye bye profits, emplois et impôts de Lafarge en France. Mais vive le bétonnage -- D'ailleurs on bétonne d'autant plus là où on n'habite pas !!.
Réponse de le 20/03/2015 à 16:02 :
vous etes bouche ou quoi?: activité france --> IS paye en france. Lafarge va continuer a produire en France comme avant
vu que le ciment est PRODUIT LOCALEMENT il ne peut PAS y avoir de prix de transfert entre la france et suisse : PAS POSSIBLE.
et la production de ciment ne peut physiquement pas etre délocalise (cout de transport trop eleve). taux IS canton de zurich 27%

bon, je vous laisse a votre ideologie gaucho a 2 balles
a écrit le 20/03/2015 à 9:04 :
Cet episode est symptomatique du pb de l'entreprise francaise. Incapable de definer un modele, elle se fait devorer par les autres. Pour ce qui est de l'issue de Lafarge on la connait: delocalization des centres de decisions, marginalisation de l'encadrement francais et fermetures de sites.
Réponse de le 20/03/2015 à 9:45 :
Malheureusement je pense que vous allez avoir raison, on passe notre temps a crier au loup sur les politiques, même si c est derniers ont leurs parts de responsabilités, pour moi ce sont les "grands capitaines" d industrie Français qui sont les principaux responsables de ce déclin industriel.
Réponse de le 20/03/2015 à 9:46 :
L'orthographe est également un problème français
Réponse de le 20/03/2015 à 10:20 :
ouee c'est sur vous connaissez le dossier : on va fermer les cimenteries et les centrales a béton française et alimenter le marche francais a partir du canton de zurich.
Les centres de décision c'est quoi ? :300 cadres sup de lafarge dans lea holding sise dans 16 eme a Paris.
je vous demande quels enjeux économiques pour la France a part un problème d'ego mal placé
Lafarge s'est developpe en absorbant plein de grosses boites etrangeres maintenant c'est l'inverse. c'est tout
Réponse de le 20/03/2015 à 11:48 :
Désormais à nous le surbétonnage affreux et à la Suisse les profits et les emplois tirés de France !
Réponse de le 20/03/2015 à 12:25 :
pfff.....!!!
Réponse de le 20/03/2015 à 13:57 :
Le groupe Vicat, contrairement à Lafarge reste français et paye ses impôts en France. Avis aux pouvoirs publics, vive Vicat.
Réponse de le 20/03/2015 à 16:09 :
vive vicat, vous ne les avez jamais eu au téléphone ça se lit... essayer d'avoir une conversation dans le but de résoudre un problème de bon de commande, vous aurez plus de facilités à le résoudre avec le premier chat de gouttière que vous trouverez.

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