L'attractivité des villes moyennes observée à la suite des confinements de 2020 et début 2021 se confirme auprès des futurs propriétaires, selon un baromètre de la FNAIM fin juin. Cet engouement et cette envie d'espace se font aux dépens d'autres villes, dont la perte d'attractivité est plus inattendue.Déjà amorcée en début d'année avec les confinements successifs, l'attractivité des villes moyennes s'est à nouveau faite ressentir à la veille de l'été 2021 chez les nouveaux propriétaires. Malgré l'inflation, à +1,4% fin mai, les métropoles françaises ont toujours le vent en poupe. A l'instar de la hausse du prix au mètre carré des biens qui reste marquée : à +5,1% au deuxième trimestre cette année, alors qu'elle n'était que de +2,3% sur la même période en 2019, relève le baromètre publié fin juin par la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier). Sur un an, cette hausse des prix est encore plus visible, si l'on ne regarde que les cinquante plus grandes villes de France, en croissance de 7,2%, contre +2,4% en zones rurales.
Ainsi, à Lyon, Nantes, Lille, Strasbourg, Toulouse, Marseille, Bordeaux et Nice, le prix au mètre carré suit cette tendance, pouvant atteindre, pour un appartement - hors Paris - de 4.750 euros le mètre carré dans la cité girondine, à 2.530 euros dans la cité phocéenne. Au moment de la reprise économique, si elle est accélérée par le Covid-19, l'envie d'ailleurs n'est donc pas seulement passagère mais elle s'inscrit dans la durée. Avec toutefois de fortes disparités entre les villes.
Dans l'Hexagone, la hausse des prix est ainsi moins marquée à Montpellier (2.777 euros le mètre carré), selon la FNAIM. Sur un an, elle est aussi plus limitée à Toulouse (+1%), à Bordeaux (+2,2%) et à Lille (+2,6%) quand les autres villes affichent des croissances annuelles supérieures à 3%.
Au niveau départemental, l'engouement pour les alentours de ces villes est encore plus marqué au regard du solde migratoire (entrées/sorties) des populations qui arrivent, contre celles qui partent. Entre 2018 et 2021, le Var, la Corse du Sud et du Nord, l'Ariège, l'Hérault, les Landes, le Puy-de-Dôme, la Charente-Maritime, la Lozère, l'Aveyron et la Loire-Atlantique sont les départements de métropole qui obtiennent un taux de variation supérieur à +0,5%, selon les données de la FNAIM.