Logement : l’État et Nexity s'associent pour la performance énergétique

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Le Plan bâtiment durable et Nexity s'engagent à travailler ensemble.
Le Plan bâtiment durable et Nexity s'engagent à travailler ensemble. (Crédits : Pixabay)
Un mois et demi après la présentation de la feuille de route du gouvernement sur la rénovation des bâtiments privés et publics, le Plan bâtiment durable et le promoteur Nexity signent un « green deal » visant notamment à réhabiliter 30 copropriétés d'ici à 2020.

Des aides « nombreuses, mal articulées et souvent complexes ». Lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement le 26 avril dernier à Angers, Nicolas Hulot avait reconnu de lui-même la difficulté à articuler la volonté de rénover les bâtiments privés et publics, et la mise en œuvre concrète de ces opérations.

Mercredi 13 juin, le Plan bâtiment durable, émanation du ministère de la Transition écologique et solidaire, et le promoteur Nexity, ont signé un « green deal » visant d'ici à 2020 à rénover 30 copropriétés, à former ses 350 gestionnaires de copropriétés et à mettre en place un guide d'identification des travaux à destination des clients, bailleurs, locataires et propriétaires.

Un manuel de dix fiches pratiques

Concrètement, ce manuel publié d'ici à la fin 2018 se composera de dix fiches répertoriant les différentes situations en fonction de certains critères. « Par exemple, celle sur la maison individuelle, précise Éric Barbarit, directeur métiers copropriété de Nexity, contiendra le niveau d'étiquette, des travaux à mener et des fourchettes de coûts. »

« Il y a trois volets dans ce green deal, abonde Frédéric Verdavaine, directeur général délégué de Nexity. Technique : trouver tous les acteurs. Financier : énormément de possibilités de financements individuels, collectivités, État, région... Et social : chaque copropriété a une histoire différente de son voisin. »

« Ce n'est pas un gadget », promet le président du Plan bâtiment durable Philippe Pelletier mais « une obligation volontaire, un engagement contractuel vis-à-vis de la société ». « Ce n'est pas un slogan », renchérit Frédéric Verdavaine.

Des avis partagés chez les professionnels du secteur

Le DG délégué de Nexity assure également que le green deal est « un engagement fort vis-à-vis de l'État, facilitant les choses ». Le guide des bonnes pratiques sera ainsi distribué dans leurs réseaux d'agences immobilières Century 21 et Guy Hoquet car, selon lui, « on a un vrai rôle d'utilité sociale de meilleure maîtrise de l'énergie ».
Chez Teksial, société spécialisée dans les économies d'énergie, le directeur général Matthieu Paillot approuve un tel accord, mais appelle à davantage d'articulation entre l'État, les territoires et les entreprises.

« Chacun a ses compétences, mais si l'on veut passer aux actes, il faut qu'on arrive à combiner les atouts des deux secteurs. Le public est impartial et neutre dans sa connaissance du territoire pour pouvoir cibler les actions des entreprises. Quant au privé, rompu au marketing, il est capable de déclencher des travaux. »

Du côté de la Smart building alliance, son président Emmanuel François rappelle « qu'il ne faut pas déployer des solutions d'efficacité énergétique sans avoir au préalable le cadre numérique du bâtiment », considérant que les bâtiments existants et/ou neufs doivent intégrer des systèmes ouverts et interopérables pour traiter ce sujet. En même temps, il dit faire confiance aux promoteurs et foncières qui, d'après lui, ont déjà « saisi l'importance du smart et de ces critères pour la valorisation des biens ».

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