« Cette crise se révèle comme un accélérateur de tendances » (Barthélémy Doat, Klépierre)
Eric Benhamou et César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Barthélémy Doat, directeur général France du groupe Klépierre
DR
Eric Benhamou et César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Barthélémy Doat, directeur général France du groupe Klépierre
DR
LA TRIBUNE - Quel est l'impact du deuxième confinement sur l'activité des centres commerciaux de Klépierre ?
BARTHÉLÉMY DOAT - Il y aura bien évidemment un impact à la fois sur la situation de nos clients commerçants et le taux de recouvrement de nos loyers. Sur le troisième trimestre, ce taux de recouvrement était de 90,3 % mais il est encore trop tôt pour mesurer l'incidence de cette nouvelle période de confinement.
La situation est cependant très différente entre les deux périodes de fermeture administrative. Au printemps, les relations entre les bailleurs et les commerçants ont été conflictuelles et une médiation a été mise en place par le gouvernement pour aboutir à la signature d'une charte, à laquelle les principales associations de commerçants n'ont pas souhaité y souscrire. Nous avons de notre côté engagé des discussions avec chacun de nos partenaires commerçants et consenti des efforts à leur égard, en particulier les plus fragiles.
La deuxième période de fermeture, décidée fin octobre s'est cependant déroulée sur une tonalité plus consensuelle avec les commerçants. Les principales fédérations professionnelles se sont mises rapidement d'accord sur un cadrage général, approuvé par Bercy, avec une prise en charge partielle des loyers sous la forme de crédit d'impôts.
Tous les commerces sont désormais réouverts depuis le 28 novembre, à l'exception des restaurants, des salles de sport et des cinémas. Enfin, je rappelle que nos centres commerciaux n'ont jamais été fermés pendant la pandémie, ne serait-ce parce qu'ils hébergent des activités essentielles, comme l'alimentation ou la pharmacie. Et lors du deuxième confinement, le nombre de commerce ouverts a été plus important, notamment pour assurer une activité de click & collect et call & collect.
La pandémie a-t-elle fragilisé le groupe et remis en cause ses choix stratégiques ?
À lire également
Le groupe a subi, sur le plan boursier, une année très compliquée. Les loyers sont notre chiffre d'affaires et tous n'auront pas été collectés. Mais nous sommes un groupe aux reins très solides qui reste à la fois confiant dans l'avenir et dans le modèle que nous avons mis en place ces dernières années. D'ailleurs, la fin de la première période de confinement s'est traduite par un fort redémarrage de l'activité de nos locataires, sur des niveaux proches de ceux d'avant-crise en termes de fréquentation de nos centres commerciaux et de chiffre d'affaires. Cela démontre la pertinence de notre stratégie centrée sur des centres commerciaux leader dans leur zone d'implantation, situés dans les principales métropoles européennes.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Eric Benhamou et César Armand
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer