Patrimoine: Stéphane Bern défend la création d'un secrétariat d'Etat dédié
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GONZALO FUENTES
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Près de quatre ans après l'incendie de Notre-Dame-de-Paris, le président de la mission "patrimoine en péril" Stéphane Bern s'élève contre sa « déréliction ».
Si le "loto du patrimoine" a permis de récolter 230 millions d'euros et de sélectionner 762 sites à restaurer, dont 60% aujourd'hui sont sauvés ou en cours de reconstruction, « laisser tomber le patrimoine religieux, c'est un aveu d'échec pour notre République », tonne encore Stéphane Bern.
Avec la Fondation du patrimoine, il plaide donc pour la création d'un fonds de sauvegarde du patrimoine religieux, auquel ils travaillent avec des mécènes, et l'instauration d'un secrétariat d'Etat au Patrimoine qui dépendrait du ministère du Tourisme.
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Le spécialiste des têtes couronnées semble regretter que collectivement, nous ayons tout misé sur Versailles, Chambord, le « grand patrimoine », « rentable », et laissé « à la charge des petites communes » le patrimoine de proximité.
Et ce alors que nos voisins européens ont trouvé des systèmes de financement: un impôt en Allemagne, des entrées payantes dans les cathédrales italiennes et autrichiennes...
Stéphane Bern défend encore la création d'une police du patrimoine pour « qu'on arrête de faire n'importe quoi en matière de restauration ».
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