Pourquoi Bouygues et Eiffage misent sur le logement et le grand Paris

En Seine-Saint-Denis, seules les communes limitrophes du périphérique bénéficient d'un déploiement correct du très haut débit.
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En Seine-Saint-Denis, seules les communes limitrophes du périphérique bénéficient d'un déploiement correct du très haut débit.
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« Performances commerciales très bonnes », « croissance soutenue », « niveau record des activités de commande »... ce 30 août 2018, le Pdg Martin Bouygues, se félicite de « confirmer [ses] perspectives », et ce, malgré la grève à la SNCF qui a réduit le fret et décalé des travaux sur les rails, et en dépit des mauvaises conditions météo du premier semestre.
Le BTPiste lancera prochainement un incubateur intitulé « SmartX5G » afin, selon les mots de son directeur général délégué, Olivier Roussat, de « faire émerger des nouveaux services qui utilisent les fonctionnalités de la 5G » dans l'ensemble des filiales, télécom, immobilier et construction.
En termes de communication externe, le groupe Bouygues publiera prochainement son « premier rapport intégré » qui centralisera l'ensemble de ses données publiques.
Dans le détail, les résultats du premier semestre 2018 de Bouygues Immobilier sont supérieurs de 2% par rapport à la même période l'an dernier, à hauteur de 1.140 milliard d'euros contre 1.123 milliard fin juin 2017. Mais, avec le durcissement des conditions d'accès au prêt à taux zéro, les acheteurs risquent d'être moins nombreux cette année.
Deux opérations doivent se déboucler d'ici à la fin de l'année, évoque également l'intéressé, dont une grande opération à Issy-les-Moulineaux de 40.000 m². Il doit également livrer avant début 2019 23.000 m² de bureaux en bois au-dessus de la voie ferrée de la gare des Batignolles au profit d'Axa.
Le patron de Bouygues Immobilier anticipe par ailleurs le contexte des élections municipales de mars 2020 : « Les maires sont un peu moins enclins à lancer des constructions. Quand il y a de l'aménagement ou une ZAC prévue, ils freinent un peu. Les intercommunalités ne veulent pas, non plus, se lancer dans des modifications de leur plan local d'urbanisme. Plus on va se rapprocher de cette échéance électorale, plus ça va se compliquer. »
Chez Eiffage, qui crée actuellement un nouveau quartier à Clamart, l'immobilier occupe une place encore marginale dans le groupe (600 millions d'euros de CA) et dans l'écosystème (3 % du marché), mais le président de la branche construction assure que « c'est un axe de développement ».
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Le chiffre d'affaires de Bouygues Construction, lui, reste stable, passant de 5,714 milliards d'euros au premier semestre 2017 à 5,726 milliards d'euros fin juin 2018. Son Pdg Philippe Bonnave observe ainsi avec intérêt les lignes du Grand Paris Express. Il se dit en effet « dans l'attente » des résultats portant sur le lot 2 de la ligne 16 tout en soulignant le rythme « un peu ralenti » de l'ensemble des appels d'offres de la Société du Grand Paris.
Le Pdg d'Eiffage Benoît de Ruffray axe, lui aussi, une partie de sa communication sur les contrats du super-métro francilien. Et cite le chantier du tunnel de la ligne 14 entre Saint-Lazare et Clichy-Saint-Ouen « avançant conformément à [sa] volonté », le prolongement du RER E (Eole) vers le nord dont l'avancement général est à 25%, le « projet en pleine puissance » de la ligne 15 sud dans le Val-de-Marne, ou encore « les 250 personnes mobilisées » sur le tunnel de la ligne 16 entre Saint-Ouen et Aulnay-sous-Bois.
Enfin, les numéros un et trois français du BTP ont tous deux candidaté à la deuxième édition de l'appel à projets du concours « Inventons la métropole ». En aparté, les représentants des deux groupes confient, néanmoins, que le process est « très long », élections municipales obligent, et leur coûte « cher ».