Mediator : Xavier Bertrand met en garde les laboratoires Servier

Les laboratoires Servier doivent changer d'attitude dans le dossier du Mediator car leur "totale collaboration" se fait attendre, a déclaré le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Jacques Servier, fondateur et président du groupe pharmaceutique, doit être entendu ce mercredi par la mission d'information de l'Assemblée nationale.
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Xavier Bertrant réagit à la demande des défenseurs des victimes du Mediator. Ces derniers avaient réclamé lundi l'intervention du gouvernement contre Servier, qu'ils accusent de retarder les procédures judiciaires et les indemnisations. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand a déclaré ce mercredi sur i-Télé :  "je l'avais dit le premier jour (...) il faut une totale collaboration du groupe Servier". "Cette totale collaboration, pour moi, elle se fait attendre. A tous les niveaux."

Ces déclarations interviennent alors que Jacques Servier, fondateur et président du groupe pharmaceutique mis en cause dans ce dossier, doit être entendu ce mercredi en fin de journée par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le Mediator et la pharmacovigilance. L'audition se déroulera à huis clos.

Eviter maintenant pour les victimes "l'épreuve de l'expertise judiciaire" selon Bertrand

Le groupe Servier s'est déclaré prêt à créer un fonds d'indemnisation doté dans un premier temps de 20 millions d'euros, mais les indemnisations sont soumises à des expertises judiciaires. Or, une patiente traitée au Mediator a subi une attaque cardiaque il y a quelques jours, juste après une expertise, ce qui a nécessité son placement en coma artificiel. "Je ne veux pas qu'il y ait de double épreuve pour les patients", a déclaré Xavier Bertrand.

"Je ne veux pas qu'après l'épreuve de la prise du Mediator et de ses conséquences pour nombre d'entre eux, il y ait ensuite ce qui pourrait être apparenté à l'épreuve de l'expertise judiciaire." "L'expertise est nécessaire mais les conditions de l'expertise doivent être précisées", a-t-il ajouté.

"Sur tous ces sujets, je le dis au groupe Servier: il faut aujourd'hui changer d'attitude. Il faut prendre en compte la situation du Mediator, le nombre de personnes concernées, le drame que cela a constitué pour nombre d'entre elles", a dit le ministre de la Santé.

Le Mediator, un coupe-faim longtemps prescrit comme anti-diabétique, est soupçonné d'avoir provoqué 500 à 2.000 décès entre 1976 et 2009, année de son retrait du marché. Plusieurs centaines de plaintes ont déjà été déposées dans ce dossier et deux informations judiciaires ont été ouvertes le mois dernier pour "tromperie" et "homicides involontaires".

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Commentaire 1
à écrit le 02/03/2011 à 17:27
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Mr Xavier Bertrand ferait bien d'avoir un peu plus de recul concernant cette affaire au lieu de mépriser cette entreprise qui jusqu'à présent ne s'est jamais fait entendre et jamais exprimer car tout ce linchage médiatique devient vraiment abbrutissa...

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