En attendant son procès, Servier rassure ses employés
latribune.fr, avec agences
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Le procès au pénal de Jacques Servier ainsi que des laboratoires, qu'il a fondés, devrait débuter le 14 mai 2012 à Nanterre. Le tribunal correctionnel de Nanterre l'a annoncé ce lundi en même temps qu'un report de l'examen des poursuites pour "tromperie". La Cour de cassation a en effet été saisie par l'avocat des laboratoires Servier. Me Hervé Temime a demandé le regroupement des deux procédures actuellement en cours, l'une à Nanterre et l'autre à Paris.
Le tribunal des Hauts-de-Seine a aussi annoncé une audience de procédure, le 6 février, qui servira à apprécier la durée des audiences. Les 200 plaignants de cette juridiction devront d'ici là préciser les témoins qu'ils citeront et les pièces qu'ils produiront.
Cinq sociétés du groupe Servier ainsi que leur fondateur sont accusés de "tromperie aggravée" et "escroquerie" pour avoir commercialisé le Mediator, un antidiabétique utilisé comme coupe-faim de 1976 à 2009. Entre 500 et 2.000 personnes seraient mortes après avoir pris ce médicament selon plusieurs études.
Projet de délocalisation ?
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De son côté, Jacques Servier a assuré à ses employés, ce lundi, qu'il n'avait pas l'intention de délocaliser ses activités au Pays-Bas. "L'essentiel de notre production est et restera en France en raison de la qualité de notre personnel, alors que nos produits sont consommés à 90% à l'étranger", a-t-il écrit dans un courrier interne envoyés aux salariés du groupe. Il contre ainsi les affirmations du Journal du Dimanche (JDD), ce week-end. Le JDD, sur la base d'écoutes téléphoniques, indiquait que le transfert du laboratoire était envisagé par la direction du groupe pharmaceutique.
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