Antidiabétiques suspendus en France : l'évasive réponse des laboratoires Takeda
Audrey Tonnelier
Audrey Tonnelier
Takeda sort du bois. Le laboratoire japonais, dont les antidiabétiques Actos et Competact ont été suspendu le 9 juin dernier en raison de risques accrus de cancer de la vessie, a pris acte ce lundi dans un communiqué de la décision favorable de Bruxelles à son encontre.
"Les Laboratoires Takeda annoncent qu'à la demande de la Commission européenne, le Comité des médicaments à usage humain [groupe d'experts à valeur consultative, ndlr] de l'Agence européenne du médicament (EMA) a clarifié les modifications à apporter [à la notice] des médicaments contenant de la pioglitazone".
En effet, interpellée par la France sur le dossier, l'EMA a demandé à Takeda modifier la notice de ses médicaments. Elle a en revanche confirmé leur autorisation de commercialisation, allant ainsi à rebours des propos très véhéments du Ministre de la Santé Xavier Bertrand à leur endroit, en pleine affaire Mediator.
Sur cette question française, le fabricant japonais reste d'une prudence très... politique.
« Les Laboratoires Takeda continueront à travailler en étroite collaboration avec les autorités de santé françaises. Les patients ont toujours été et demeurent notre priorité absolue » se borne à indiquer le communiqué, dont aucun des porte-paroles du groupe ne se risque à dévier.
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Selon nos informations cependant, le groupe a choisi de faire profil bas (lire notre article du 19 octobre).
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Audrey Tonnelier
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