(5/5) Avec la télémédecine, le suivi des patients devient toujours plus connecté
Emilie Guédé
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... umérique et développement des technologies de pointe ont transformé les pratiques en matière de suivi des patients. Un mouvement qui s'est poursuivi pendant la crise et accéléré par les nouveaux dispositifs médicaux connectés.
Avec des millions de patients confinés, la crise sanitaire a rappelé tout l'intérêt d'un suivi en dehors de l'hôpital. Elle a ainsi ouvert la voie au développement de nouveaux dispositifs connectés dans ce domaine. Parmi ces derniers, NaoX technologies (Paris) a miniaturisé le système de l'électroencéphalogramme (EEG) pour l'implanter dans des écouteurs, les « N » buds. Lorsqu'ils sont portés, les capteurs intégrés enregistrent l'activité électrique du cerveau en continu. Fondée en 2018 par Hugo Dinh, polytechnicien, et Michel Le Van Quyen, directeur de recherche à l'Inserm, la start-up se concentre pour l'instant sur l'épilepsie.
Habituellement, l'EEG se pratique à l'hôpital et nécessite de fixer des électrodes sur la tête du patient, pendant au moins une heure. Hugo Dinh explique :
Si les indications sont moins riches qu'avec un EEG classique, la solution permet d'accéder à des données sur une longue durée et augmente les chances de repérer une crise.
Une application récolte ainsi les informations sur un téléphone et les transmet au médecin via une plateforme sécurisée.
Après avoir détecté sa première crise en 2021 et levé 4,3 millions d'euros, la jeune pousse espère obtenir la certification CE courant 2023. Aux Etats-Unis, le feu vert de la FDA pourrait intervenir dès la fin 2022.
La prothèse de genou FollowKnew pourrait, quant à elle, révolutionner le suivi post-opératoire. Présentée au CES de Las Vegas, elle est portée par un consortium académique et industriel réunissant notamment le CHUR de Brest, l'Inserm et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Le dispositif, fabriqué en impression 3D et personnalisable, est équipé de capteurs, dont un accéléromètre. Ce système identifie certaines informations essentielles comme l'usure, l'infection, la répartition du poids, ou le descellement. Ces données sont ensuite transférées à tous les maillons de la chaîne : patient, médecins, kinésithérapeute, chercheurs, etc. Grâce à cette prothèse du futur, une nouvelle opération pourra être évitée, et elle permettra une rééducation sur mesure. La première implantation est prévue début 2024.
Emilie Guédé
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