Ces médicaments en vente libre seraient inefficaces... voire dangereux

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Le professeur Giroud, auteur de plusieurs ouvrages sur l'automédication, relève que certains de ces médicaments à proscrire présentent 10 à 15 contre-indications.
Le professeur Giroud, auteur de plusieurs ouvrages sur l'automédication, relève que certains de ces médicaments "à proscrire" présentent 10 à 15 contre-indications. (Crédits : reuters.com)
28 médicaments vendus en libre-service sont à proscrire d'après une liste établie par 60 millions de consommateurs. Ces derniers cumulent les additifs indésirables et les nombreuses contre-indications, selon des professionnels de santé, pour un bénéfice très limité voire inexistant.

Dans son dernier hors-série, le magazine 60 millions de consommateurs a recueilli les avis du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien reconnu et Hélène Berthelot, pharmacienne, au sujets de 61 médicaments parmi les plus connus en vente libre, utilisés contre le rhume, le mal de gorge, la grippe ou les troubles intestinaux.

Deux professionnels de la santé qui ne sont pas présents dans la base de données publique de transparence santé, où l'on peut voir les cadeaux ou avantages des industriels aux médecins et pharmaciens, et ainsi voir les potentiels conflits d'intérêt.

Sur ces médicaments vus "à la loupe", 28 sont à proscrire, selon le magazine, car il sont un mauvais "rapport bénéfices/risques" en automédication. Treize sont jugés efficaces et sans risque. Pour les autres, l'efficacité est faible ou non prouvée, mais il n'y a pas ou peu d'effets indésirables.

Additifs indésirables, contre-indications trop nombreuses

Parmi ces produits, 60 millions de consommateurs fustigent par exemple le Nurofen rhume et son "association beaucoup trop dangereuse pour traiter un simple rhume" à cause "de nombreuses contre-indications et effets indésirables, et une pléthore d'additifs indésirables". Ou encore l'Actifed Rhume Jour et Nuit dont "l'association paracétamol-pseudoéphédrine-diphénhydramine décuple les risques, déjà nombreux (accidents cardiovasculaires, neurologiques, psychiatriques...)", selon le journal.

Ou encore le Maxilase maux de gorge, "inefficace et dépassé" pouvant provoquer "provoquer des allergies plus ou moins graves (éruptions cutanées, urticaire, œdème de Quincke, bronchospasme)" et les dragées Fuca, un laxatif avec un " rapport bénéfice/risque défavorable".

Les pharmaciens, responsables ?

Le professeur Giroud, auteur de plusieurs ouvrages sur l'automédication, relève que certains de ces médicaments "à proscrire" présentent 10 à 15 contre-indications.

Hélène Berthelot va plus loin cite les cas d'hospitalisations pour hémorragies gastro-intestinales après l'absorption de pastilles pour la gorge. "Les patients en avaient consommé en dose normale (...) Et le pis est qu'il n'y a même pas de signe avant-coureur", a-t-elle déploré.

Cette dernière a reconnu en outre la responsabilité des pharmaciens, "pris entre deux feux", le médical et le commercial. "Ils se rattrapent (en termes de chiffre d'affaires) sur l'automédication. Mais ils peuvent aussi parfaitement sélectionner les bons produits", dit-elle.

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Commentaires
a écrit le 04/12/2015 à 10:09 :
Le problème est que l'on ne soigne plus les diverses infections ORL par de tous petits antibiotiques qui étaient très efficaces par le passé. Maintenant c'est l'auto-médication pour soigner divers rhumes .
a écrit le 03/12/2015 à 20:23 :
Il faut peut-être interroger le pharmacien avant de prendre quelque chose. On peut parfois masquer un problème qui fait retarder un diagnostique quand ça traine... du paracétamol, il y en a dans divers produits, le cumul est néfaste pour le foie (greffe car il se détruit), ...
Les médicaments, à part pour certains étant peu efficaces ne sont pas des bonbons,mais des substances actives donc à n'utiliser que quand besoin, pas en permanence.
Les effets secondaires, il ne faut pas trop les lire, ou alors aller voir un médecin, sinon ça a un effet nocébo (s'il y a ennuis digestifs dans la liste, ça provoquera des ennuis digestifs, c'est automatique). Pour ça que leur usage doit être uniquement en cas de besoin, pas par confort. Libre vente ne veut pas dire "inerte" ni inoffensif.
Réponse de le 04/12/2015 à 0:13 :
Interroger le pharmacien ne sert à rien : ils gagnent de l'argent. Point. Comme pour les médecins pour le paracétamol qui est, effectivement, survendu. Toujours se demander à qui profite le crime.
a écrit le 03/12/2015 à 19:50 :
Clair que, si encore c'était aussi inoffensif que l'homéopathie, ce ne serait pas trop grave. Du moment que ça passe à la télé, c'est que c'est bon. Mais là, si effets secondaires confirmés, cela signifie que nous sommes dans le même cas que cela : http://www.france24.com/fr/20130430-francais-une-population-particulierement-contaminee-pesticides-insecticides-environnement-sante-invs/ Et là, c'est CLAIREMENT que les organismes de contrôle sont bon à jeter. Mais bon : nous savons tous pourquoi...
a écrit le 03/12/2015 à 18:31 :
Lamentable !
a écrit le 03/12/2015 à 17:35 :
Heureusement que la France à des EXPERTS en tout;des SACHEUX, surtout sur les medicaments,c'est porteur et ça peut rapporter gros surtout si on écrit un livre pour angoissé,depressif,hypocondiaque,.Critiquer une formule n'a aucun intêret ce qui compte c'est de savoir si le produit marche lors de la pathologie pour lequel il est indiqué,ce que ces personnes n'ont jamais fait.Dire que le maxilase à une formule dépassée est stupide car ce produit donne de très bon résultat sur les pathologies inflamatoires de la gorge entre autre.
a écrit le 03/12/2015 à 16:11 :
L'industrie pharmaceutique produits un très fort pourcentage de médicaments inefficaces, inutiles et même dangereux,

ce qu'il faut savoir,

c'est que l'Anvar devenue Oseo puis déguisée en BPI déversent, depuis plus de 15 ans, des sommes astronomiques de fonds publics à l'industrie pharmaceutique partout en France, et en particulier à Lyon ;

Ce qu'il faut comprendre,

c'est que les contribuables, l'Etat, paye 2 fois,

1ère fois lors des déversements astronomiques de Anvar devenue Oseo puis déguisée en BPI

2ème fois lors des remboursements par la Sécurité Sociale les Assurances complémentaires, y comprit lors que ce sont les médicaments dangereux qui occasionnent des lésions, maladies, et même et les Assurances Vie pour les morts de patients.
a écrit le 03/12/2015 à 15:24 :
Pas bien grave tout ça, avec un bon cachet ça devrait s'arranger dans la nuit !!

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