Chimie : Bruxelles autorise le belge Solvay à racheter Cytec, mais sous conditions

 |   |  316  mots
Un chercheur du groupe chimique belge dans un laboratoire d'Aubervilliers (France).
Un chercheur du groupe chimique belge dans un laboratoire d'Aubervilliers (France). (Crédits : © Jean-Michel Byl - Solvay photolibrary)
La Commission européenne a demandé au groupe belge de céder une partie de ses activités afin d'éviter une situation de quasi-monopole et une hausse des prix pour tous les clients du secteur du raffinage.

La Commission européenne a validé mercredi 2 décembre sous conditions l'acquisition par le chimiste belge Solvay de son concurrent américain Cytec Industries. Le 29 juillet dernier, Solvay avait fait savoir qu'il comptait mettre la main pour près de 5 milliards d'euros sur l'américain Cytec, afin de devenir le numéro deux du secteur des matériaux composites servant principalement le marché aéronautique.

Pour finaliser cette acquisition, qui se chiffre à 5,5 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros), la Commission européenne a exigé de Solvay qu'il cède ses activités dans l'extraction par solvant à base de phosphate, un procédé utilisé dans l'industrie pour séparer le cobalt du nickel.

"La Commission a estimé (après enquête ndlr) que l'opération de concentration entraînerait l'élimination d'un concurrent de poids sur le marché des agents d'extraction par solvant à base de phosphore", explique l'exécutif européen dans un communiqué.

Eviter une hausse des prix dans le secteur du raffinage

De fait, Solvay et son concurrent Cytec exercent des activités largement complémentaires mais n'opèrent pas, en général, au même niveau de la chaîne d'approvisionnement, selon la Commission européenne. Mais elles sont toutes deux présentes dans le secteur des produits chimiques de spécialité destinés à l'industrie minière et à l'industrie du raffinage.

"À l'échelle internationale, très peu de solutions de rechange s'offriraient aux clients présents dans le secteur du raffinage, car les concurrents existants sont de taille réduite et leurs produits ne sont pas aussi réputés que ceux de Solvay et de Cytec. Cette situation pourrait à terme entraîner des hausses de prix sur ce marché", écrit-elle.

Sovay a accepté de remplir la condition exigée par Bruxelles et de vendre son activité d'extraction par solvant afin d'acquérir le groupe américain. Reste à voir quand.

(Avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :