• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceChimie & Pharmacie

Carmat : combien de morts pour un coeur parfait?

Photo de Jean-Yves Paillé

Jean-Yves Paillé

Publié le 03 mars 2017 à 06:27

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 2

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 3

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 4

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 5

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 6

    Canadair : la France engagée dans un contre-la-montre pour remplacer ses bombardiers d’eau vieillissants

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Créée en 2008, la société Carmat promettait pour 2013 la fin des essais cliniques de son coeur artificiel. Après cinq greffes, cinq décès et des résultats mitigés, la sortie de son produit prévue désormais en 2019 semble un horizon très optimiste. La société fait valoir que le risque zéro n'existe pas. Les autorités de santé, elles, assurent se focaliser sur la sécurité des patients. Combien d'essais faudra-t-il pour parvenir, enfin, à un lancement sur le marché du coeur artificiel Carmat ?

Lors de la création de Carmat en 2008, le professeur Alain Carpentier espérait que son coeur artificiel, le plus abouti au monde, permettrait aux patients atteints d'insuffisance cardiaque avancée de vivre au moins cinq années supplémentaires. Aujourd'hui, entre l'objectif rêvé et la réalité, l'écart est conséquent. Carmat ne semble pas encore avoir trouvé le patient idéal ou la prothèse parfaite.

Si les deuxième et troisième personnes implantées du coeur artificiel ont survécu 270 et 254 jours, les trois autres sont décédées au bout de 20, 47 et 74 jours. Pour les premier et deuxième patients, un défaut de prothèse était responsable de leur décès. Une insuffisance rénale a mis fin aux jours du troisième patient implanté, et des complications médicales étaient responsables de la mort du quatrième. Enfin, un « accident bête » a sonné le glas du cinquième patient. Ce dernier a voulu lui-même changer ses batteries, assure la société, ce qui a poussé celle-ci a améliorer le suivi post-opération.

De la part des autorités de santé, des "blocages" jugés "décourageants"

L'expérience Carmat est donc mitigée. Seuls deux patients sur cinq ont vécu plus que les six mois minimum réclamés par les autorités françaises. Les trois autres patients étaient loin de tenir ces objectifs. Pour se défendre, Carmat a un argument massue : "Certains retiendront que tous les malades sont morts, et diront que c'est scandaleux. Mais dans l'innovation de rupture, le risque zéro n'existe pas et n'existera jamais", lance le professeur Daniel Duveau, chirurgien cardiaque consultant Carmat, qui faisait partie des médecins ayant opéré le premier patient, notamment.

Et le professeur de rappeler la caractéristique particulière des patients opérés par Carmat : leur état de santé fortement dégradé. Ces derniers, atteints d'insuffisance cardiaque, ne sont pas éligibles à une transplantation :

"Nous sommes en présence de patients dont la durée de vie est de quelques semaines, parfois quelques jours", explique le chirurgien.

Pour améliorer les performances de sa prothèse, Carmat doit mieux connaître les patients et réaliser un maximum d'essais cliniques le plus rapidement possible, et donc multiplier les risques. Une nécessité pour réussir à lancer son produit le plus tôt possible sur le marché. La société fait pour le moment face à un coup d'arrêt. À la suite du décès du cinquième patient en octobre, et ne pouvant apporter les éléments supplémentaires demandés par l'Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), Carmat a annoncé ne pas reprendre l'étude pivot, début février.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Stéphane Piat, directeur général de Carmat, a profité de cette annonce pour faire une sortie incisive, symbole des frustrations de Carmat. Il a évoqué « des blocages » des autorités de santé et assuré ne « pas être sur la même longueur d'onde », menaçant de privilégier les États-Unis pour les essais cliniques. Une frustration due au faible nombre d'essais que la société a pu effectuer en France : un à deux par an. S'il est revenu sur cette sortie, louant les efforts de l'ANSM, quelques jours plus tard, Stéphane Piat a de nouveau vanté le modèle américain de l'Agence américaine des médicaments (FDA), puis évoqué des discussions en cours. « Aller aux États-Unis a toujours fait partie de notre business plan. »

Essais cliniques : aux Etats-Unis, il est possible d'aller plus vite

Tout est-il plus facile au pays de l'Oncle Sam ? Contactée par La Tribune, la FDA est très prudente sur les prothèses cardiaques. Les coeurs artificiels, sont, comme en France, des « classe III » et nécessitent « les plus rigoureux des examens pour la sûreté en prévention de troubles pour la santé humaine », nous explique une porte-parole.

Quid de la fréquence des essais cliniques possibles dans le pays ? La FDA nous renvoie à un exemple concret, celui de SynCardia : la société a pu lancer une dizaine d'essais en deux ans pour un coeur artificiel total temporaire (le TAH-t). Mais elle n'a pas encore obtenu de feu vert pour lancer ce nouvel appareil sur le marché.

Combien d'essais nécessaires pour la prothèse Carmat ? La FDA ne se prononce pas : « Cela dépend des conditions d'utilisation, des avertissements potentiels, des restrictions, et de ce que la prothèse apporte aux patients. » Si un problème survient lors des essais cliniques, peu de différences avec l'ANSM sur la forme.

La FDA est toutefois connue pour des délais moins longs dans le traitement des dossiers, une caractéristique que veut encourager Donald Trump. Comme l'ANSM, la FDA collabore avec la société et détermine si des modifications doivent être apportées à l'étude, afin de protéger les sujets humains. La FDA et la société travaillent ensemble pour s'assurer que les patients inscrits sont protégés autant que possible et qu'aucun nouveau patient n'est implanté tant que la prothèse n'est pas jugée sûre. Et dans certains cas, « une nouvelle inscription à l'étude est arrêtée, afin de protéger les sujets humains ». Bref, le principal apport aux États-Unis pour Carmat devrait être la possibilité de multiplier les essais cliniques en peu de temps.

Atteindre un effectif de 10 à 25 patients greffés

Néanmoins, Carmat vise l'Europe en premier. Pour accélérer, il a annoncé qu'il ne devrait pas se cantonner à la France pour les essais cliniques, ce qui devrait lui permettre d'en réaliser plusieurs par an. Une fois l'étude pivot reprise (dans quelques semaines, espère Stéphane Piat), Carmat devra greffer 10 à 25 patients au total et obtenir 180 jours de survie par patient. Stéphane Piat semble miser sur une vingtaine d'essais, la moyenne habituelle pour ce type de dispositif, avance-t-il.

En 2010, Carmat espérait lancer les essais cliniques en 2011 et les achever à la mi-2013. Désormais, il vise un lancement sur le marché en 2019 en Europe. Au vu des précédents essais, l'objectif semble difficile à atteindre. Pour y parvenir, il faudrait que tous les essais cliniques soient effectués en 2017 et 2018, et que les patients atteignent tous les 180 jours de survie, sans accroc...

À lire également

  • Carmat promet de perfectionner son coeur artificiel
  • Coeur artificiel: Carmat vise un lancement sur le marché en 2019, malgré les difficultés
  • Le ministère de la Santé tient au coeur artificiel de Carmat
  • Coeur artificiel : Carmat tacle la politique d'innovation en France et menace de partir aux Etats-Unis
  • L’enthousiasme autour du cœur Carmat s'érode

Point positif : Carmat est encore à l'aise financièrement, grâce à des investisseurs fidèles. Il a obtenu 50 millions d'euros, levés en 2016 auprès de partenaires historiques (Air liquide, BPI). Avec à la clé, un marché géant : 5,7 millions de personnes rien qu'aux États-Unis ont une insuffisance cardiaque avancée, ce qui coûte 30,7 milliards de dollars par an au pays. Pour chaque prothèse, Carmat espère tirer un prix allant de 140.000 à 180.000 euros. De quoi faire oublier les atermoiements de la société ces dernières années.

Jean-Yves Paillé

Sur le même sujet

Une chargeuse sur pneus transporte du minerai vers un concasseur à la mine de terres rares de MP Materials, à Mountain Pass, en Californie.

Transition énergétique : pourquoi la flambée des métaux n’est pas une fatalité

La peur d’un épuisement des ressources minérales nécessaires à la transition écologique est infondée. Selon les données historiques analysées sur un siècle par le Cepii, les variations des cours de production dépendent à 57 % des emballements de la demande industrielle, tandis que les chocs d'offre ne pèsent plus que pour 15 %.

Politique industrielle
Les onze parcs français concernés par ce mécanisme pourraient représenter jusqu'à 11,1 gigawatts (GW) de capacités installées.

Bruxelles donne son feu vert au méga-plan français de 63 milliards pour l'éolien offshore

Bruxelles a validé un dispositif de soutien public pouvant atteindre 63 milliards d'euros sur 25 ans pour accompagner le déploiement de onze parcs éoliens en mer.

Energie
SGM Industry fabrique en Gironde d'imposantes machines industrielles de découpe et transformation du bois.

Filière bois : pourquoi SGM Industry est passée à l'électrique

SGM Industry a mené une transformation technologique complète des énormes machines de transformation du bois qu’elle fabrique. Une électrification optimisée qui permet à la PME Girondine de gagner en compétitivité, en sécurité et en économies d’énergie.

Premium
Energie et Industrie
Nicolas de Coignac, président de John Cockerill Hydrogen entouré des élus locaux, devant le premier stack d'électrolyse assemblé sur le site de Belfort avec des outils de production innovants

John Cockerill lance son aventure dans l'hydrogène à Belfort, un an après la reprise de McPhy

REPORTAGE - Réputé pour ses activités dans la défense, le groupe belge s'active en parallèle dans l'hydrogène. Il vient de produire dans son usine de Belfort son premier électrolyseur à partir d'éléments fabriqués en France. John Cockerill attend désormais un soutien public clair de la part de l'Europe pour lancer pleinement un marché fragile.

Premium
Energie et Industrie
Selon EDF, les réacteurs n° 2 de Golfech (Tarn-et-Garonne), n° 3 de Bugey (Ain) et n° 2 de Chooz (Ardennes) sont actuellement à l'arrêt.

Canicule : plusieurs réacteurs nucléaires ralentis ou à l'arrêt, Bugey bénéficie d'une dérogation

La vague de chaleur qui touche la France continue de peser sur la production d'électricité. Trois réacteurs nucléaires étaient à l'arrêt dimanche et sept autres fonctionnaient à puissance réduite afin de respecter les limites de température des rejets d'eau fixées pour protéger les écosystèmes.

Energie et Industrie
Les débits enregistrés en juin 2026 sur le Rhône seraient "parmi les plus bas enregistrés sur un mois de juin depuis 1920", indique CNR.

Hydroélectricté : face aux canicules à répétition, la Compagnie Nationale du Rhône planche sur l'adaptation

Quatre ans après la sécheresse historique de 2022, qui avait déjà impacté les débits des cours d'eau (dont celui du Rhône), les canicules à répétition ont également un impact sur la Compagnie nationale du Rhône (CNR), qui exploite plusieurs barrages sur le fleuve.

Premium
Energie
Les trois éoliennes de la ferme-pilote EFGL, le 8 juillet 2026.

Éolien flottant : les géants des mers à l’épreuve des premiers électrons

REPORTAGE - Les trois éoliennes flottantes du golfe du Lion vont être mises officiellement en service dans les prochains jours. Cette ferme-pilote produit déjà des électrons et subit les derniers tests. La Tribune s’est rendue au pied de ces géants des mer.

Premium
Energie
Sous la pression de la crise énergétique et des industriels, Bruxelles s'apprête à réformer en juillet le marché du carbone européen, au cœur d'une bataille sur l'avenir des quotas gratuits et le coût du CO2.

Réforme du marché carbone européen : Bruxelles temporise, Paris cherche sa ligne, industriels et ONG s’affrontent

Face à la concurrence industrielle internationale, Bruxelles promet de réformer son marché carbone européen (ETS) et d’en présenter une première monture dans les jours à venir. Le dossier est qualifié de « sensible », au point que Paris cherche encore la position à tenir dans ce dossier. Les industriels menacent de fermeture d’usines en Europe s’ils n’obtiennent pas gain de cause, tandis que les ONG mettent la pression pour ne pas reculer.

Premium
Politique industrielle