La Haute autorité de santé donne son feu vert au vaccin Pfizer/BioNTech
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Dado Ruvic
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La "stratégie de priorisation" déjà annoncée (commencer par les populations les plus à risque de forme grave et les plus exposées au risque d'infection) reste valable pour ce vaccin, baptisé Comirnaty, ajoute l'avis de l'autorité sanitaire, qui constitue la dernière étape réglementaire avant le début de la campagne de vaccination dimanche.
En effet, si le vaccin de Pfizer et BioNTech a démontré une efficacité "importante" pour empêcher de développer la maladie SARS-CoV-2, "pour l'instant nous n'avons pas d'information sur l'impact de ce vaccin sur la transmission du virus", a souligné Elisabeth Bouvet, présidente de la commission des techniques de vaccination de la HAS.
Aussi, la campagne vaccinale qui débutera dimanche a essentiellement pour objectif de "réduire la mortalité et les formes sévères" de la maladie et "préserver le système de santé en France", a-t-elle rappelé.
Un million d'Américains ont reçu une première dose de vaccin contre la Covid, a annoncé mercredi le directeur de la principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis, un palier "crucial" mais qui reflète des retards dans le programme de vaccination.
Mais le chef du Centres de prévention et de lutte contre les maladies a souligné qu'un "chemin difficile" attendait les Etats-Unis dans cette campagne historique vaccination.
Et le Dr Moncef Slaoui, le conseiller principal du programme gouvernemental de vaccination, a déclaré devant la presse que l'objectif d'immuniser 20 millions de personnes d'ici la fin de l'année ne serait "probablement pas atteint".
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Les Etats-Unis ont toujours pour objectif d'immuniser 100 millions de personnes avant la fin du premier trimestre 2021, et 100 autres millions avant la fin du deuxième trimestre, a toutefois soutenu le Dr Slaoui.
Robert Redfield a de son côté appelé à ce que les Américains continuent de pratiquer la distanciation sociale et le port du masque, jusqu'à ce que chaque personne aux Etats-Unis soit en mesure d'obtenir une injection de vaccin. Car dans le même temps, le virus continue sa propagation effrénée dans le pays: plus de 210.000 nouvelles infections ont été recensées mercredi dans la première puissance économique mondiale, la plus endeuillée par la pandémie avec 325.000 morts.
Deux vaccins, ceux des sociétés Pfizer/BioNTech et Moderna, ont jusqu'ici été approuvés à la distribution par les autorités sanitaires aux Etats-Unis, qui ont commencé leur campagne de vaccination le 14 décembre.
L'immunologue Anthony Fauci, figure très respectée aux Etats-Unis dans la lutte contre la Covid, a de son côté affirmé mercredi que si l'opération de vaccination de la population américaine se déroulait sans encombre, le pays pourrait arriver à un niveau d'immunité de 70 à 85% d'ici l'été prochain.
Selon l'expert, les populations prioritaires, comme les résidents de maisons de retraite, les soignants, les travailleurs essentiels, ou encore les personnes à risque devraient recevoir une injection du vaccin d'ici mars à début avril.
Le Dr Fauci a également laissé entendre que les mariages aux Etats-Unis pourraient potentiellement reprendre normalement d'ici juin ou juillet 2021.
Ces déclarations interviennent le jour de l'annonce par le Pentagone de l'achat de 100 millions de doses supplémentaires à Pfizer-BioNTech, qui seront livrées d'ici juillet. Cela porte les commandes américaines à 400 millions de doses --la moitié venant de Pfizer l'autre de Moderna-- ce qui permettra d'immuniser 200 millions de personnes, ces deux vaccins nécessitant deux injections à un mois d'intervalle.
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Cet accord donne également au gouvernement américain l'option d'acheter 400 millions de doses supplémentaires du vaccin de Pfizer, a ajouté le Pentagone. L'administration du président Donald Trump a été accusée de laisser passer l'occasion de sécuriser des quantités importantes de vaccin.
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