Le fonds Cinven met la main sur les laboratoires d'analyses Labco

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Les transactions opérées dans le secteur de la santé depuis le début de l'année atteignent le montant record de 240 milliards de dollars (219 milliards d'euros), en hausse de 68% par rapport à la période comparable de l'an passé, selon des données de Thomson Reuters.
Les transactions opérées dans le secteur de la santé depuis le début de l'année atteignent le montant record de 240 milliards de dollars (219 milliards d'euros), en hausse de 68% par rapport à la période comparable de l'an passé, selon des données de Thomson Reuters. (Crédits : Reuters)
Le fonds anglo-saxon a acquis la société biomédicale paneuropéenne pour 1,2 milliard d'euros. Cinven y voit un investissement solide, en raison de "l'importance croissante du diagnostic médical".

Labco avait annoncé il y a deux semaines le report de son projet d'introduction en Bourse sur Euronext Paris en raison de conditions de marché défavorables. Finalement, la société biomédicale paneuropéenne a été rachetée par le fonds de capital investissement anglo-saxon Cinven pour un montant de 1,2 milliard d'euros, confirmant ainsi une information donnée la veille par Reuters et le Financial Times.

Pour rappel, créée en 2003 et basée notamment en France mais aussi au Royaume-Uni, en Espagne ou encore en Belgique, la société Labco exploite un réseau de plus de 160 laboratoires généralistes et spécialisés et a réalisé un chiffre d'affaires pro forma d'environ 650 millions d'euros en 2014.

"Importance croissante du diagnostic médical"

Cinven considère Labco comme une solide opportunité d'investissement au regard notamment de "l'importance croissante du diagnostic médical", de la diversification de la société, de ses solides performances financières et de "son leadership médical dans des domaines spécialisés tels que la pathologie anatomique, les tests génétiques et la médecine nucléaire".

"L'investissement de Cinven dans Labco s'ajoute à des positions déjà solides à la fois dans le secteur de la santé, surtout dans les diagnostics in vitro à la suite d'investissement très fructueux, et à présent réalisés, dans Phadia et Sebia, et sur le marché français", explique Stuart McAlpine, associé de Cinven citée dans le communiqué.

Les transactions opérées dans le secteur de la santé depuis le début de l'année atteignent le montant record de 240 milliards de dollars (219 milliards d'euros), en hausse de 68% par rapport à la période comparable de l'an passé, selon des données de Thomson Reuters.

(Avec Reuters)

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a écrit le 28/05/2015 à 14:37 :
Un risque stratégique s'annonce pour la pharmacie européenne et donc française. Depuis le rapide regroupement en cours des grands acteurs américains à plus de 100 milliards de chiffre d'affaire, Mc Kesson 174 milliards, CVS, UnitedHealth, Express script, Wallgreens, ... on voit ces sociétés gérer des pharmacies, des drugstores, des cliniques, hôpitaux, distribution et répartition médicale, gestion des médecins, assurances santé, fabrication de produits santé divers et bientôt médicaments génériques. Elles ont acheté il y a peu le répartiteur allemand Celesio et des fonds font des emplettes significatives dans le secteur. A qui seront revendus les acquisition actuelles de Cinven ? On ne se pose plus la question. De toute évidence à ces grandes entreprises américaines. Elles ont des valorisations pour le moment faibles, comme prétexte à l'autorisation de toutes manoeuvres, mais pouvant assurément exploser une fois la concentration terminée. Or, ces groupes sont prescripteurs directs de médicaments et des produits et accessoires de soins comme les pansements avec une boulimie du spectre d'action sans limite. Ils fabriqueront ainsi leurs propres médicaments, en donneront la grille limitative de prescription puisqu'ils sont déjà en mesure d'en contrôler la mise en oeuvre. On sait que les pharmas, dont la première mondiale pointe au modeste rang de 150ème entreprise, disposent de moins de 5% de produits réellement nouveaux, que leurs chiffres baissent drastiquement pour cause de "génériquage" et que 95% de leur activité est composée d'anciens produits "améliorés". C'est la prescription de cette amélioration qui pourrait être fortement remise en cause ou du moins rendue beaucoup plus sélective. Dès mors, il s'agit de la mort rapide des pharmas et des cycles de recherche liés.... comme d'économies dans un premier temps pour la sécurité sociale. Il est clair que nous devrions poser des conditions de contreparties à la concentration des "health" américaines qui touchent aussi rappelons le l'assurance. Ce processus mène tout aussi directement en France à la nécessité de privatiser les caisses de retraite et de sécurité sociale. Une question posée sur la table qu'il ne faut pas ignorer.

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