• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceChimie & Pharmacie

Les attaques judiciaires entre laboratoires s'emballent avec l'arrivée des biosimilaires

Photo de Jean-Yves Paillé

Jean-Yves Paillé

Publié le 23 mai 2017 à 07:36 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:04

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 4

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Les grands laboratoires pharmaceutiques multiplient les actions en justice pour retarder la commercialisation de ses reproductions de biomédicaments, et protéger les revenus de leurs blockbusters.

Une énième bataille a été lancée dans la guerre des brevets entre laboratoires pharmaceutiques. La semaine dernière, Johnson & Johnson a attaqué Samsung Bioepis en justice. Il l'accuse de violer le brevet du Remicade (traitement contre des maladies inflammatoires) avec le Renflexis, un biosimilaire (médicament reproduisant les effets de traitements issus du vivant). Fin avril, ce traitement a été approuvé par la FDA, l'Agence américaine des médicaments et des produits de santé et s'apprête à être commercialisé.

Johnson & Johnson n'a pas réussi à garder le brevet du Remicade, qui génère près de 7 milliards de dollars de revenus par an. Mais il compte bien bloquer la commercialisation du biosimilaire de Samsung. Il estime que le Sud-coréen n'a pas respecté la procédure demandée pour pouvoir lancer un biosimilaire sur le marché, qui réclame notamment le respect d'un délai entre le feu vert de l'Agence des médicaments et le lancement sur le marché.

Le marché américain, terrain des actions en justice

Cette nouvelle bataille judiciaire autour des biosimilaires rappelle celle menée par Amgen contre Sandoz (filiale de Novartis dédiée aux génériques et biosimilaires) depuis 2014 pour un biosimilaire du Neupogen, un traitement pour augmenter le nombre de globules blancs. Le laboratoire américain considère que la société suisse n'a pas respecté la régulation américaine, en proposant son produit sur le marché sans le notifier au laboratoire fabriquant le produit original, et n'a pas attendu 180 jours avant la commercialisation de son traitement, un délai fixé par la FDA.

Il y a quelque mois, récemment Abbvie a lancé une action judiciaire pour défendre l'Humira (un médicament contre l'arthrite et ou la maladie de Crohn), le traitement le plus vendu au monde avec ses 16 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2016, contre l'Amjevita, une copie conçue par Amgen. Et ce, avec des arguments similaires aux deux affaires citées précédemment. Abbvie a réussi à fixer un procès pour fin 2019, repoussant la vente de la copie développée par Amgen. Parmi les autres batailles dans les reproductions de biomédicaments, Sanofi a lancé l'année dernière une action en justice pour protéger les revenus du Lantus et bloquer le biosimilairefabriqué par Merck & Co. Ou encore, Roche s'en est pris à Amgen et à son biosimilaire de l'Avastin, un anticancéreux qui génère près de 7 milliards de dollars de chiffre d'affaires par an.

Pour le moment, ces attaques en justice se concentrent outre-Atlantique. Alors que les biosimilaires ont déjà commencé à se diffuser largement en Europe, on en compte seulement cinq sur le marché américain. Par ailleurs, les traitements reproduits par les biosimilaires génèrent la majorité de leurs revenus outre-Atlantique. Le Remicade, par exemple, enregistre environ 70% de ses ventes Etats-Unis (5 milliards sur 7 milliards de dollars). Si les attaques judiciaires se multiplient, c'est également parce que les médicaments aux plus gros chiffres d'affaires sont en première ligne. En 2017, sept des dix médicaments les plus vendus font face ou sont sur le point de faire face à la menace des biosimilaires. Des laboratoires comme Roche sont particulièrement touchés.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Gagner du temps

En recourant à ces actions judiciaires, les laboratoires espèrent gagner du temps et se retrouver en concurrence face à ces copies de médicaments le plus tard possible. De l'autre côté, l'intérêt des fabricants de biosimilaires, à l'instar des génériqueurs, est de s'emparer en premier des parts de marchés des biomédicaments orignaux, en fixant des rabais pour être adoptés rapidement par les organismes payeurs. D'autant que ces copies s'attaquent à des traitements plus complexes que les génériques, et réclament des investissements conséquents qui atteindraient jusqu'à plus de 100 millions de dollars.

Les fabricants de biosimilaires attendent un retour sur investissement rapide, d'autant que plusieurs laboratoires conçoivent des biosimilaires pour un même médicament et lorgnent le même marché. Pour l'Humira, il existe une douzaine de biosimilaires développés ou en cours de développement, par exemple.Autre exemple : l'Agence américaine des médicaments a approuvé deux biosimilaires pour le Remicade, l'un produit par Pfizer, l'autre par Samsung.

L'arrivée de ces biosimilaires commence à produire ses premiers effets. Par exemple, le Neupogen d'Amgen a perdu son statut de blockbuster en un an, passant de 1,05 milliards de dollars de ventes en 2015 à 765 millions de dollars en 2016, en raison notamment des parts de marché grignotées par le biosimilaire Zarxio de Sandoz, en Europe et aux Etats-Unis.

Des économies massives pour les organismes payeurs ?

Avec la faible implantation actuelle, le marché américain est la clé du développement des biosimilaires. Et l'élection de Donald Trump, qui a mis en avant la concurrence pour faire baisser les prix des traitements onéreux aux Etats-Unis, pourrait bien le favoriser.

À lire également

  • Biosimilaires: la stratégie à haut risque de Biogaran (Servier)
  • Quand le pactole du médicament le plus vendu du monde est menacé par des copies

Selon Ims Health, les biosimilaires pourraient permettre de réaliser jusqu'à 110 milliards de dollars d'économies pour les organismes payeurs en Europe et aux Etats-Unis d'ici à 2020, si le taux de pénétration et l'acceptation de ces médicaments suit son cours, mais également si les rabais concédés sont importants. Joseph Jimenez, patron de Novartis, assurait que les biosimilaires pourraient coûter 75% de moins que les produits imités. En réalité, on a du mal à retrouver de tels rabais, en raison d'un taux de pénétration insuffisant en matière de volumes. Certains avancent des rabais de 50%. Mais Pfizer, par exemple, a fixé un rabais de 15% pour son Inflectra, une copie du Remicade, aux Etats-Unis.

Jean-Yves Paillé

Sur le même sujet

  • 1

    Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France

  • 2

    Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars

  • 3

    Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité

  • 4

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer