Les secrets pour réussir dans la santé du futur
Florence Pinaud et Émilie Guédé
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Photo d'illustration
Pixabay (CC0 Creative Commons)
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Alors que les contaminations Covid repartent à la hausse en France et qu'un premier médicament facile à prendre pourrait réduire les risques d'hospitalisation par deux, le marché de technologies de santé reste très animé. De premiers milliardaires 100% biotech sont apparus parmi les grandes fortunes et les investisseurs scrutent les technologies biomédicales plus que jamais. Qui sont les nouveaux riches dopés par le vaccin Covid, comment fonctionne le marché des biotechnologies et la plateforme ARNm est-elle un nouvel eldorado ? Notre série en trois volets sur les nouveaux milliardaires de la santé post-Covid.
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Si les premières fortunes biotech ont été remarquées, c'est bien parce qu'elles ont profité du contexte de la crise sanitaire. Mais le phénomène est nouveau pour une autre raison : il reste difficile de gagner beaucoup d'argent avec ce jeune secteur. Les investissements biotech sont des placements particulièrement risqués, car les innovations développées sont complexes à évaluer sans un minimum de culture bio et médicale. Il est aussi très large avec l'ensemble des applications et des technologies liées au vivant : traitements pharmaceutiques, génétiques, oncologie, médecine régénératrice, prothèses bioniques...
Né autour de l'an 2000, le marché est très dynamique avec de nombreuses innovations médicales. Un marché suivi de près par les big pharmas qui ont désinvesti leurs propres recherches et renouvellent leurs pipelines en nouant des partenariats ou en rachetant des biotechs. En France, les jeunes pousses sont bien soutenues avec des fonds d'amorçage, le crédit impôt recherche et les investissements de Bpifrance. Au moins pendant la phase de création.
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Même dans ce contexte favorable, les règles du jeu biotech sont complexes. D'une part, les start-up sont presque systématiquement déficitaires et ont besoin d'une forte trésorerie pour financer leurs recherches ou développer leurs produits. Alors même qu'elles ont encore très peu de traitements sur le marché, donc peu de revenus. Miser sur une biotech revient à miser sur un médicament ou une technologie qui va peut-être aboutir et soigner des patients. Au fil du développement, les actions décollent et plongent tour à tour en fonction des annonces autour des essais cliniques. La probabilité d'échec reste élevée puisqu'elle est estimée à 40% en début de phase 3 ! Bref, miser sur les biotechs implique d'accepter une grande prise de risque en échange de la possibilité d'une création de valeur élevée.
Florence Pinaud et Émilie Guédé
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