Santé animale : Ceva creuse l'écart sur son concurrent français Virbac

 |   |  271  mots
Ceva, qui ambitionne de figurer dans le top 5 mondial de son secteur d'ici 2020 (il est actuellement 8e), a multiplié les transactions pour grossir.
Ceva, qui ambitionne de figurer dans le top 5 mondial de son secteur d'ici 2020 (il est actuellement 8e), a multiplié les transactions pour grossir. (Crédits : Reuters)
Avec l'acquisition de deux sociétés brésiliennes, le laboratoire girondin confirme son statut de numéro 1 français dans la santé animale. Il ambitionne de rentrer dans le top 5 mondial d'ici à 2020.

Ceva accélère dans les pays émergents. Le groupe français a annoncé jeudi 24 novembre le rachat de deux sociétés biopharmaceutiques vétérinaires brésiliennes, Hertape Saude Animale et Inova Biotecnologia Saude Animale, et en comptant ses propres activités existantes au Brésil, le chiffre d'affaires de Ceva dans ce pays représentait environ 100 millions d'euros en 2015.

"La conjugaison de nos positions locales sur les segments des ruminants et des animaux de compagnie nous confère la masse critique nécessaire pour entrer dans le top 5 brésilien", assure le PDG de Ceva, Marc Prikazsky, cité dans le communiqué.

Par ces acquisitions, le groupe s'ouvre ainsi au marché mondial des vaccins contre la fièvre aphteuse.

Ceva, qui ambitionne de figurer dans le top 5 mondial de son secteur d'ici 2020 (il est actuellement 8e), a multiplié les transactions pour grossir. Le 14 novembre, il a annoncé acter l'acquisition d'actifs de Merial (Sanofi) dans les vaccins porcins notamment. En juin, il a mis la main sur le laboratoire Biovac, fabricant de vaccins vétérinaires sur mesure. Fin 2015, il a reçu une commande émanant des Etats-Unis de 100 millions de doses de vaccins contre la grippe.

Virbac ralenti par des problèmes de production aux Etats-Unis

Au premier semestre le groupe girondin a enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 7% à 455 millions d'euros, quand celui du français Virbac (numéro 9 mondial en santé animale), qui se remet peu à peu de ses déboires aux Etats-Unis dus à des problèmes de production de son usine américaine de Saint Louis, a seulement augmenté de 0,5% à 430 millions d'euros.

(J-Y.P avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :