Cet été, la biotech française a lancé les deux premiers essais cliniques de son produit phare, basé sur l'édition du génome, pour traiter, voire guérir, deux types de leucémies. Le chemin est encore long avant une éventuelle une commercialisation.
Un été crucial pour Cellectis. La biotech française, spécialiste de l'ingénierie du génome, a démarré un second essai clinique de phase I. Elle a annoncé avoir soigné son premier patient (sur 72 prévus) atteint de leucémie à cellules dendritiques plasmacytoïdes, un cancer du sang, vendredi 18 août. Cette maladie peut être traitée par chimiothérapie mais présente des taux de rechute très importants. Cellectis espère ainsi atteindre des rémissions complètes avec son traitement UCART123. La biotech utilise la méthode CAR-T. Elle consiste à modifier les lymphocytes T (des défenses immunitaires) d'un patient in vitro pour ensuite les réinjecter dans le corps du même ou d'un autre patient, afin de les aider à reconnaître l'antigène CD123 d'une tumeur pour l'attaquer.
L'annonce du second essai clinique lancé par la biotech française a satisfait les investisseurs (l'action prenait près de 3% vers 15 heures à la Bourse de Paris à plus de 19 euros). Le titre subit toutefois des secousses depuis quelques semaines. Il dépassait les 24 euros un mois plus tôt.