EDF et Veolia grimpent, spéculation sur la nomination d'Henri Proglio

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'actuel PDG de Veolia pourrait prendre les rênes du géant français de l'électricité, tout en conservant des fonctions non exécutives au sein du groupe de services aux collectivités. De quoi alimenter des hypothèses sur un rapprochement entre certaines activités d'EDF et Veolia.

Les titres EDF et Veolia ont été très entourés ce jeudi à la Bourse de Paris. A la clôture, l'action EDF bondit de 4,05% à 37,90 et celle de Veolia de 2,85% à 26,60 euros, pour figurer parmi les plus fortes hausses du CAC 40. Les deux valeurs sont portées par la spéculation sur la possible arrivée du patron de Veolia, Henri Proglio, chez EDF pour succèder au PDG Pierre Gadonneix dont le mandat arrive bientôt à terme.

De tous les prétendants au fauteuil de patron d'EDF, Henri Proglio serait le préféré de l'Elysée, selon des informations du Point.fr mercredi. L'actuel PDG de Veolia aurait accepté le poste, à condition toutefois de ne pas abandonner complètement son entreprise actuelle, qu'il dirige depuis dix ans et dans laquelle il est entré comme stagiaire, à l'âge de 24 ans.

Une solution serait que cet HEC de 60 ans conserve une fonction non exécutive au sein de Veolia, selon le site de l'hebdomadaire. Pour le remplacer, le nom d'Antoine Frérot, patron de la division eau, serait le plus souvent évoqué.

Chez EDF, Henri Proglio n'est pas tout à fait un inconnu. Il est administrateur du groupe depuis plusieurs années et l'électricien possède avec Veolia la filiale Dalkia, spécialiste des services énergétiques. Du coup, le marché évoque une hypothèse de rapprochement entre certaines activités d'EDF et Veolia. De quoi permettre la création d'un nouveau champion français de l'énergie en contrepoids à GDF Suez.

En 2004 déjà, Jacques Chirac, alors président de la république, avait déjà proposé le poste à Henri Proglio. Mais celui-ci avait décliné. C'est finalement Pierre Gadonneix qui avait été choisi par le Premier ministre d'alors, Jean-Pierre Raffarin.

Aujourd'hui, Pierre Gadonneix n'a plus la côte. Il s'est attiré les foudres de l'Elysée en réclamant une hausse de 20% des tarifs d'électricité cet été, en pleine crise. Un "timing" jugé inopportun. Depuis, ses jours à la tête d'EDF sont comptés, il ne pourra prolonger son mandat, comme il l'espérait, d'après Le Point.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Comment un homme aussi prudent que Pierre Gadonneix a-t-il pu décider de lui même de faire la déclaration en apparence suicidaire de cet été (20% de hausse) ?
Il me semble clair qu'il était en service commandé et qu'il y a eu le deal suivant avec le gouvernement/président :
"De toute façon, nous voulons donner ta place à un de nos amis. Nous avons également besoin d'augmenter le prix de l'électricité. Alors tu réclames bien fort 20%, ce qui nous laisse le beau rôle de défenseur du consommateur quand nous accorderons finalement 3%. En échange nous t'offrons ... ? ..."
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