Climat : les cinq sujets brûlants de la COP27
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SAYED SHEASHA
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C'est peu dire que la vingt-septième conférence internationale sur le climat, qui s'ouvrira ce dimanche à Charm-El-Cheikh, en Egypte, se tiendra dans un contexte particulier. Car depuis l'édition précédente à Glasgow, de l'eau a coulé sous les ponts. Alors que les effets de la guerre en Ukraine, couplés à ceux de la crise énergétique qu'elle aggrave par ailleurs, ont relégué l'urgence environnementale au second plan, les gouvernements n'auront d'autre choix que de négocier de nouvelles avancées en dépit des circonstances.
Et pour cause, la crise climatique reste « existentielle, primordiale et omniprésente », a rappelé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui présidera la COP27. Ainsi, plus de 100 chefs d'Etat seront présents lundi et mardi pour le « sommet des leaders », malgré des tensions géopolitiques prégnantes. Afin de mieux comprendre quoi attendre de ces deux semaines d'échanges, La Tribune fait le point sur les cinq sujets brûlants qui devront être réglés d'urgence.
Il s'agira d'abord, évidemment, de maintenir l'objectif de maintien des températures en-dessous de +1,5°C d'ici à la fin du siècle par rapport à l'ère pré-industrielle. Tel était le sens de l'accord de Paris arraché par la présidence française en 2015. Ainsi, même si les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter depuis, la présidence égyptienne a d'ores et déjà été claire sur son intention de ne pas reculer sur le sujet. A l'instar de l'ancien Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui martelait à la COP26 de Glasgow son souhait de « garder les 1,5°C vivants » (« Keep the 1°5°C alive »).
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Il faut dire que les engagements ne sont toujours pas à la hauteur, et que la COP26 de Glasgow avait, en effet, laissé derrière elle un goût d'inachevé (les images de son président Alok Sharma, en larmes lors de la clôture des négociations, trahissaient la portée très limitée du pacte). Ainsi, même si tous les pays tenaient leurs promesses actuelles, ce qui n'est encore jamais arrivé, le monde serait sur une trajectoire de réchauffement de 2,4°C d'ici la fin du siècle. Avec les politiques actuelles c'est un catastrophique +2,8°C qui se profile. « Pitoyablement pas à la hauteur », a récemment fustigé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.