Crise de l’énergie : plus d'une ETI sur quatre risque de rester sur le carreau
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L'agence S&P Global a décidé de maintenir la note de la France à « AA », comme elle l'avait déjà fait en juin.
Reuters
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L'agence S&P Global a décidé de maintenir la note de la France à « AA », comme elle l'avait déjà fait en juin.
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Les boulangers et autres petits commerçants ne sont pas les seuls professionnels dont l'activité se voit menacée par la crise de l'énergie. Si l'on en croit le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), les sociétés qui comptent entre 250 et 4.999 salariés risquent, elles aussi, de passer très rapidement dans le rouge face à l'augmentation des tarifs. Et pour cause, certaines se trouvent dans l'« angle mort » de l'Etat, pour l'instant incapable de leur fournir les « réponses adaptées », affirme son délégué général, Alexandre Montay.
Pourtant, ce ne sont pas les signaux d'alarme qui manquent. De fait, presque la moitié d'entre elles verront leurs factures de gaz et d'électricité plus que doubler en 2023 par rapport à 2021, selon les chiffres du METI. Ce qui « bouleverse leur modèle économique », et rend « certaines d'entre elles énergo-intensives en termes de coûts », souligne Alexandre Montay. Un phénomène « destructeur », dont le gouvernement ne prendrait pas toute la mesure. Car après l'annonce la semaine dernière d'un encadrement des tarifs de l'électricité pour les TPE (moins de 10 salariés), auquel s'ajoutera une ristourne dont pourront également bénéficier les PME (moins de 250 salariés), les ETI s'estime défavorisées. Chiffres à l'appui, Alexandre Montay l'assure : selon les sondages réalisés auprès des membres du METI, plus d'un quart de ces entreprises resteraient sur le carreau.
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Concrètement, il n'existe aujourd'hui qu'un seul dispositif pour accompagner les quelque 5.500 ETI françaises : le guichet d'aide au paiement des factures de gaz et d'électricité. Pour en bénéficier, une entreprise doit prouver deux choses. Premièrement, que le tarif de l'énergie qu'elle consomme pendant la période de demande d'aide a doublé par rapport au prix moyen payé en 2021. Deuxièmement, que ses dépenses d'énergie pendant cette même période représentent plus de 3% de son chiffre d'affaires de 2021. Si elle répond à ces critères, elle pourra alors toucher un montant plafonné à 4 millions d'euros.