Éjectée d'Engie, Isabelle Kocher part avec une coquette somme

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Mme Kocher a accepté de quitter ses fonctions dès lundi, avant la fin de son mandat prévue en mai.
Mme Kocher a accepté de quitter ses fonctions dès lundi, avant la fin de son mandat prévue en mai. (Crédits : GONZALO FUENTES)
L'ancienne directrice générale du groupe énergétique va percevoir 3,3 millions d'euros d'indemnités, après avoir été poussée vers la sortie par le conseil d'administration qui a invoqué la "nécessité d'un nouveau leadership" pour approfondir la stratégie du groupe.

Isabelle Kocher, dont le mandat de directrice générale d'Engie n'a pas été renouvelé, quitte le groupe avec 3,3 millions d'euros d'indemnités, selon des documents financiers publiés mardi.

Au terme d'un "protocole d'accord transactionnel", approuvé lundi par le conseil d'administration, les deux parties se sont accordées sur un premier montant de 1,9 million d'euros incluant une indemnité transactionnelle et une indemnité de non-concurrence courant sur 18 mois.

Engie prévoit aussi de mettre à la disposition de son ancienne dirigeante des moyens matériels au maximum pendant ces 18 mois: la disposition prendra fin "dès qu'Isabelle Kocher aura retrouvé une occupation professionnelle à temps plein", ajoute le protocole - que l'assemblée générale des actionnaires devra approuver mi-mai.

Tourner la page pour trouver "un nouveau leadership"

Outre ces 1,9 million d'euros, Mme Kocher, qui avait rejoint le groupe en 2002, percevra également 1,399 millions d'euros bruts au titre de ses indemnités de rupture de contrat de travail.

Selon Engie, "le montant total des indemnités respecte le plafond prévu en la matière par le Code Afep-Medef", qui fixe normes et recommandations en matière de gouvernance des entreprises et notamment de rémunération des hauts dirigeants.

Le conseil d'administration d'Engie avait décidé début février de ne pas renouveler le mandat d'Isabelle Kocher, seule femme à la tête d'une entreprise du CAC 40, invoquant la "nécessité d'un nouveau leadership" pour approfondir la stratégie du groupe.

Mme Kocher a accepté de quitter ses fonctions dès lundi, avant la fin de son mandat prévue en mai, démissionnant par la même occasion de son mandat d'administratrice.

Lire aussi : "Ce ne sont pas quelques opposants à Macron qui décident du sort d'Engie": dans les coulisses de la chute précipitée d'Isabelle Kocher

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Commentaires
a écrit le 27/02/2020 à 22:52 :
Ouste, et le prochain sera payé le double!
a écrit le 27/02/2020 à 10:29 :
Les résultats 2019 d'Engie sont très flatteurs et encourageants malgré les reconversions forcément coûteuses et les priorités affichées sur les ENR et le gaz pour respecter les engagements des accords de Paris sur le climat voulus par cette CEO.
Cette manager dt le style ne plaisait pas et qui faisait de l'ombre à son mentor par une ambition justifiée, faute impardonnable, a initié avec succès une transformation capitale de ce groupe qui peut servir d'exemple à tt le secteur.
Son seul tord: être une femme à ce niveau de fonction ds un univers managérial qui reste très machiste.
a écrit le 26/02/2020 à 18:01 :
La pauvre,moi j'espère partir de engie a 60 ans après43 ans de service avec une super prime de 8000€ moins les prélèvements bien sur.
Réponse de le 28/02/2020 à 9:40 :
Vous avez fait ses études ?
Avez son intelligence ?
fait ses sacrifices ?
ça sent la jalousie..
Ce n'est pas bon pour votre ulcère , prenez du champ
a écrit le 26/02/2020 à 11:54 :
Bardée de diplômes, navigue de boites en boites, généraliste sur tout spécialiste en rien ainsi va la France..
a écrit le 26/02/2020 à 11:18 :
payer pour détruire une entreprise et une prime de départ en récompense
du service rendue voila la vision économique du gouvernement Français
pour produire d'avantage a l'étrangère et taxer encore plus les Français
une mauvaise gestion est une faute grave
quand les entreprise d'un même secteur fond des profits
Réponse de le 28/02/2020 à 17:32 :
What????? CERTAINEMENT PAS DANS CE CAS LÀ.
a écrit le 26/02/2020 à 6:34 :
Ils font ça à qui? Pourquoi? Surprenant. Soit on fait partie de la secte et on est nommé tranquillement pour faire n’importe quoi, soit on fait ce qui est convenu pour la transition énergétique sans faire partie de la secte et on est remercié sans raison.
Le nom est alors traîné dans la boue, en essayant de choquer. Dur de faire partie de cette secte face à des gens dignes.
a écrit le 26/02/2020 à 3:40 :
Rien de choquant avec 20 ans d'ancienneté et un "licenciement" sans faute avérée mais pour des raisons politiques.
Réponse de le 28/02/2020 à 17:33 :
en effet.
100% de votre avis
a écrit le 25/02/2020 à 20:38 :
Il lui faut absolument lui mettre a disposition des moyens materiels pour sa recherche d'emploi. Je ne vois pas comment elle pourrait faire autrement avec la somme de 1.9 millions d'euros.
a écrit le 25/02/2020 à 17:35 :
Cela me rappel cet article de 2013 :

Le Salaire des grands patrons: Laurence Parisot veut saisir le comité d'éthique du Medef,La patronne des patrons réagit à une étude selon laquelle leur rémunération a bondi de 40% en un an...

Le comité des tiques,plutôt car ce sont de véritable parasite dans les entreprises.
a écrit le 25/02/2020 à 16:42 :
Les dirigeants d'entreprises n'ont pas droit au chomage et peuvent être licenciés sans préavis ils négocient donc dans leur contrat de travail une prime pour palier à ce risque .
Vous rajoutez la prime de non concurrence qui les empêchent de faire profiter de leurs compétences à des concurrents !!!
Réponse de le 25/02/2020 à 17:15 :
ca c est la theorie. Dans la pratique, c est rare ceux qui se font ejecter (elle et l ex de renault sont les 2 ex qui me viennent a l esprit). Quant a la clause de non concurrence, c est assez bidon : elle ne dure que 18 mois. Je doute qu en 18 mois le dirigeant soit devenu telleement neuneu qu il ait tout oublie. s ils veulent vraiment etre sur, il suffit de lui faire un preavis de 18 mois. Ca couterai nettement moins cher ...
Réponse de le 25/02/2020 à 19:12 :
ça c 'était à l origine avec des rémunérations bien moins flamboyantes.... mais à ce niveau la....... on reste un peu sans voix.... s ils avaient droit au chômage.....ils toucheraient 6 700 euros mois maximum.......
la, si on fait un calcul sur deux ans, on est à 137 000 euros.....sans parler des actions gratuites.... sur 4 ans.....et éventuellement des stock option sous condition
Réponse de le 25/02/2020 à 19:26 :
Haute dirigeante de la méritocratie, ne vous inquiétez pas, elle sera comme Anne Lauvergeon replacé ailleurs dans un bon fromage en plus de son indemnité, la caste des élites c'est très bien se protéger et rebondir grâce au renvoi d'ascenseur entre eux, après tout ces entreprises d'état ou ils sont nommés par le politique sont financés par nos impôts et nos factures et la cooptation ds les conseils d'administrations est bien rodé.
a écrit le 25/02/2020 à 15:48 :
C'est honteux ces rentes de situation !!
Mes actions Engie ont perdu 60 % depuis que je les ai acheté !
On lui file 3 millions d'euros
Et après on veut détourner les Français de l'assurance vie pour qu'ils investissent en bourse. Surement plus
a écrit le 25/02/2020 à 15:18 :
Il y a dans ce pays une fracture sociale...
Réponse de le 25/02/2020 à 18:07 :
@ tagadztdointsoin
Non, une "facture" sociale que nous payons tous...sauf si nous avons l'honneur et l'avantage d'être le destinataire des fonds.

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