... ctricité. Et, peut-être même, un nouveau pas vers la maîtrise de la fusion nucléaire.
Un matériau capable de stocker l'électricité sans aucune limite de temps, d'éliminer les pertes d'énergie sur le réseau, mais aussi de tracer la voie vers une production illimitée de courant par fusion nucléaire, quasiment sans émissions de gaz à effet de serre. La promesse semble trop belle pour être vraie, et pourtant, depuis plusieurs décennies, des chercheurs s'activent pour mettre la main sur ce saint Graal.
Son nom : la supraconductivité à température et pression ambiantes, qui révolutionnerait le système énergétique tout entier. Et pour cause, ce « game changer » permettrait d'atteindre nos objectifs climatiques sans devoir, a priori, bouleverser nos modes de vie et de production, grâce à une technologie difficilement imaginable à l'heure actuelle.
Or, depuis quelques jours, une partie de la sphère scientifique s'agite. Et pour cause, le 22 juillet dernier, une équipe de chercheurs sud-coréens a affirmé avoir développé le fameux matériau, à partir d'« apatite de plomb modifiée » chauffée à 124°C. De quoi ouvrir une « nouvelle ère pour l'humanité », assurent-ils dans leur étude, suscitant l'enthousiasme de nombreux observateurs. Mais aussi le scepticisme d'autres chercheurs, parmi lesquels le Français Julien Bobroff, physicien de l'université de Paris Saclay et spécialiste de la question de la supraconductivité depuis des années.