Pour ses besoins en électricité, la SNCF fait le pari de l'éolien avec CNR
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Les deux parcs totaliseront 12 éoliennes pour une puissance installée de 36 mégawatts.
REGIS DUVIGNAU
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Les deux parcs totaliseront 12 éoliennes pour une puissance installée de 36 mégawatts.
REGIS DUVIGNAU
Une partie des besoins électriques de la SNCF, le plus gros consommateur d'électricité en France, sera couvert par de l'éolien. SNCF Energie, filiale de SNCF Voyageurs va en effet acheter pendant 25 ans l'électricité produite par CNR (Compagnie Nationale du Rhône), comme annoncé ce lundi dans un communiqué commun.
Situés dans les départements de la Haute-Vienne et d'Eure-et-Loir, les deux parcs totaliseront 12 éoliennes pour une puissance installée de 36 mégawatts. Leur construction débutera « cet automne ».
Pour Laurence Borie-Bancel, présidente de CNR, « en s'engageant au côté de CNR sur 25 ans, SNCF Voyageurs fait le pari du temps long pour sécuriser le prix et la provenance de son électricité », affirme-t-elle dans le communiqué. De son côté, Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, s'est réjoui de « renforcer la stabilité de notre approvisionnement et notre part d'électricité d'origine renouvelable ».
À terme, il est censé permettre à SNCF Voyageurs d'éviter l'émission de « 4.000 tonnes » de CO2 et équivalent CO2 chaque année, selon la même source.
Cette annonce intervient quelques jours après une autre dans la même veine. La SNCF a indiqué le 6 juillet dernier vouloir installer 1.000 hectares de panneaux sur des terrains qu'elle possède, sur le toit de ses bâtiments, ou sur ses parkings. Objectif : couvrir d'ici 2030 de l'ordre de 15 à 20% de ses besoins électriques actuels et futurs avec ses propres panneaux photovoltaïques.
Actuellement, plus de 80% des trains de la SNCF circulent à l'électricité, d'après la société. Elle achète en moyenne 9TWh d'électricité chaque année afin d'assurer la circulation quotidienne de ses 15.000 trains et d'alimenter ses 3.000 gares ainsi que ses bâtiments industriels et tertiaires.
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La SNCF met d'ailleurs déjà en location des terrains à des producteurs d'énergie solaire à Nîmes-Pont du Gard, Valence ou Avignon. Mais son président Jean-Pierre Farandou veut « changer de braquet ».
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Le « cadastre solaire » de la société prévoit de couvrir toutes les régions françaises, avec le Grand Est identifié comme « un grand pourvoyeur de parcelles ». Les opérations doivent démarrer dès 2023 sur une trentaine de sites de tailles diverses.
(Avec AFP)
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