Electricité : pourquoi le bouclier tarifaire coûtera plus cher en 2023
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NEIL HALL
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... bouclier.
Depuis quelques mois, l'embellie tant attendue semble enfin se produire sur les marchés de l'électricité. Et pour cause, les cours du gaz, qui déterminent en partie le prix auquel se vendent les électrons en Europe, suivent une tendance à la baisse, entraînant dans leur sillage ceux de l'électricité. Surtout, après avoir enchaîné les difficultés en 2022, EDF se montre plus rassurant sur le niveau de production de son parc nucléaire cette année. De quoi, à première vue, permettre d'enclencher une baisse des factures payées par les consommateurs.
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Et pourtant, c'est l'inverse qui se produit : mardi, le gouvernement a annoncé une hausse de 10% du tarif réglementé de vente d'électricité (TRVe), l'offre d'EDF encadrée par les pouvoirs publics à laquelle s'adossent de nombreux fournisseurs. A cela s'ajoute l'augmentation de 15% décidée en février dernier par l'exécutif, malgré l'impact sur le porte-monnaie des clients résidentiels.
Et la raison peut sembler contre-intuitive : malgré l'accalmie constatée depuis le début d'année, l'effort budgétaire pour protéger les consommateurs de la flambée des prix coûtera beaucoup plus cher à l'Etat qu'en 2022. D'où sa volonté d'amoindrir progressivement le bouclier, afin de soulager les finances publiques.
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Pour le comprendre, il faut se plonger dans la manière dont est déterminé le fameux TRVe, payé directement par 21 millions de foyers (mais aussi indirectement par de nombreux autres, à travers des offres indexées), et sur lequel se base le gouvernement pour geler les prix. Concrètement, celui-ci est suggéré par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui propose chaque année, en février, un montant à appliquer sur les douze prochains mois. Une fois ce tarif calculé, celui-ci n'est donc pas réévalué avant le mois de février suivant, en-dehors des légères modifications en août, liées à aux coûts d'acheminement du courant.
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